jean-philippe rameau

Publié le 29 Août 2020

Œuvre‑phare du siècle des Lumières, Les Indes galantes s'apparente à un éblouissant divertissement.

Clément Cogitore adapte une courte partie de ballet des "Indes galantes" de Jean-Philippe Rameau, avec le concours d’un groupe de danseurs de Krump, et de trois chorégraphes : Bintou Dembele, Grichka et Brahim Rachiki.

Le Krump est une danse née dans les années 2000 au cœur des quartiers pauvres de Los Angeles. Cette danse, non-violente malgré son apparence agressive à cause des mouvements exécutés très rapidement, de la rage ou la colère qui peut se lire parfois sur les visages des danseurs de Krump que l'on appelle les « Krumpers », se veut être une danse représentant la « vie » et toute sa « jouissance ». En effet, il n'y a aucun conflit physique entre les danseurs. Chaque krumper a son propre style et sa propre identité. Il est inimaginable de trouver deux danseurs de krump qui dansent de la même façon notamment en chorégraphie

El Krump es un baile nacido en la década de 2000 en el corazón de los barrios pobres de Los Ángeles. Este baile, no violenta a pesar de su apariencia agresiva debido a los movimientos a cabo muy rápidamente, la rabia o la ira que a veces se puede leer en los rostros de los bailarines de Krump llamados los "Krumpers", quiere ser una danza que representa la "vida" y todo su "disfrute". De hecho, no existe ningún conflicto físico entre los bailarines.

En 2017, il réalise un court métrage de 6 minutes mettant en scène un passage de l'opéra baroque Les Indes Galantes, de Rameau.

Œuvre‑phare du siècle des Lumières, Les Indes galantes s’apparente à un éblouissant divertissement. Mais le premier opéra‑ballet de Rameau témoigne également du regard ambigu que l’Européen pose sur l’Autre – Turc, Inca, Persan, Sauvage… En 2017, le réalisateur Clément Cogitore signe un film explosif et très remarqué, adaptant un extrait des Indes galantes avec le concours de danseurs de Krump. Avec la chorégraphe Bintou Dembélé, il s’empare cette fois de cette machine à enchanter dans son intégralité pour le réinscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontières.

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Publié le 21 Décembre 2019

Le chef d’orchestre argentin Leonardo García Alarcón fait entrer le baroque pour la première fois à l’Opéra Bastille.

Les Indes galantes (1735) est le premier des six opéra-ballets de Jean-Philippe Rameau (1683-1764).

Œuvre‑phare du siècle des Lumières, Les Indes galantes s’apparente à un éblouissant divertissement. Mais le premier opéra‑ballet de Rameau témoigne également du regard ambigu que l’Européen pose sur l’Autre – Turc, Inca, Persan, Sauvage… En 2017, le réalisateur Clément Cogitore signe un film explosif et très remarqué, adaptant un extrait des Indes galantes avec le concours de danseurs de Krump. Avec la chorégraphe Bintou Dembélé, il s’empare cette fois de cette machine à enchanter dans son intégralité pour le réinscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontières.

Avec :

Sabine Devieilhe 
Julie Fuchs
Stanislas de Barbeyrac 
Florian Sempey
Edwin Crossley-Mercer
Alexandre Duhamel
Jodie Devos
Mathias Vidal


Orchestre Cappella Mediterranea
Chœur de chambre de Namur
Maîtrise des Hauts-de-Seine / Chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris
Les danseurs de la Compagnie Rualité


Mise en scène de Clément Cogitore
Chorégraphie de Bintou Dembélé
Direction musicale de Leonardo García Alarcón

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Jean-Philippe Rameau, #Les Indes galantes, #Danse, #2019

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Publié le 11 Mai 2016

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Le gouverneur espagnol Coronado remet la jeune Dulcehe (auparavant enlevée par un chef indien) à son frère, le cacique Corrohore.

Le gouverneur espagnol Coronado remet la jeune Dulcehe (auparavant enlevée par un chef indien) à son frère, le cacique Corrohore.

Dans un lieu en Amérique des colonies françaises et espagnoles, les guerriers américains vaincus, conduits par Adario, se préparent à célébrer la paix avec les conquérants européens.

Deux officiers, le français Damon et l'espagnol Don Alvar, disputent la main de l'indigène Zima, qui n'aime ni l'un ni l'autre, mais elle choisit la main d'Adario. Après que les conquérants se soient mutuellement calmés la colère de l'autre à la rebuffade, la fête attendue de la paix est célébrée.
 

Cette œuvre majeure du répertoire lyrique français a été oubliée pendant plus d’un siècle et demi. C’est en 1925 que la 3e entrée (Les Incas du Pérou) a été reprise à l’Opéra-Comique et en 1957 que son intégralité a été remise en scène à l’opéra royal du château de Versailles en présence de la reine d’Angleterre, en visite officielle en France. Danse des sauvages, de l'opera-ballet Les Indes Galantes by Jean-Philippe Rameau (1683-1764) William Lincoln Christie - né le 19 décembre 1944 à Buffalo (État de New York)- dirige ici avec force et énergie  Les Indes galantes qui suscite toujours le même enthousiasme de la part du public. Il en rajoute, au moment des applaudissements, lorsque les artistes reprennent en choeur la fameuse danse des sauvages, emmenés par un William Christie déchaîné qui n’hésite pas à jouer lui-même aux indiens et à se plier aux exigences de la mise en scène. Ce petit jeu déclenche le délire du public, et à juste titre. William Lincoln Christie est un claveciniste et chef d'orchestre d'origine américaine, naturalisé français en 1995. Il est considéré comme pionnier de la redécouverte de la musique baroque en France. La formation et l'insertion professionnelle des jeunes artistes sont également au cœur de ses préoccupations qui a révélé en vingt-cinq ans d'activités plusieurs générations de chanteurs et d'instrumentistes.

L’entrée se passe dans une forêt d’Amérique, après une bataille perdue par les Indiens face aux troupes franco-espagnoles, menées par le Français Damon (Jélyotte) et l’Espagnol Don Alvaro (Dun). L’entrée débute par un monologue d’Adario (Cuvillier), le chef des guerriers indiens, qui se réjouit de la paix retrouvée mais s’inquiète de ne parvenir à conquérir le cœur de Zima (Mlle Pélissier), la fille d’un chef indien, courtisée par les deux officiers européens. Adario se cache afin d’observer ses rivaux. Alvar et Damon font alors la cour à Zima ; l’Espagnol tente de la séduire en lui promettant la fidélité alors que le Français prône l’inconstance amoureuse5. Zima rejette cependant les avances des deux militaires et s’offre à Adario qui sort à ce moment de sa cache. La scène finale montre la danse du Grand Calumet de la Paix qui marque la paix retrouvée entre les Sauvages et les armées colonisatrices. La musique est reprise de la célèbre pièce de clavecin du livre de 1728, Les sauvages. Cette dernière scène est également l’occasion de sceller l’union entre Zima et Adario.

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