laicite

Publié le 23 Août 2026

Note : Ce qui suit est une mise en scène purement imaginaire et fictive.

Note : Ce qui suit est une mise en scène purement imaginaire et fictive.

Le Grand Débat : Les Visions Croisées de la Laïcité

​Dès le début de cette table ronde, le ton est fixé par les cinq intervenants autour de la table :

  • Nadia Geerts (essayiste, enseignante et proche du MR)
  • Georges-Louis Bouchez (président du Mouvement Réformateur)
  • Anne Morelli (historienne et figure progressiste)
  • Philippe Moureaux (ancien bourgmestre socialiste de Molenbeek)
  • Raoul Hedebouw (président du PTB)

​Chacun défend une conception radicalement différente de la laïcité et de son rôle dans la société belge.

​🏛️ Les 5 Visions de la Laïcité sur le Plateau

Le Modérateur (Thomas, journaliste) :

Entrons immédiatement dans le vif du sujet. Qu'est-ce que la laïcité pour chacun d'entre vous ? Nadia Geerts, commençons par votre définition.

Nadia Geerts :

Pour moi, la laïcité est avant tout un principe de liberté et d'émancipation. Elle garantit que l'espace public commun – et en premier lieu l'école et l'administration – demeure un sanctuaire neutre, affranchi de toute emprise religieuse. Une laïcité forte exige que l'État ne subventionne pas, ne favorise pas et n'affiche pas de convictions. Dans les services publics, la neutralité doit être visible et absolue pour protéger le citoyen contre les pressions communautaires et libérer les individus des assignations identitaires.

 

Le Modérateur :

Georges-Louis Bouchez, vous portez une ligne libérale très offensive. Quelle est votre limite ?

Georges-Louis Bouchez :

La limite est claire : la loi civile prime sur la loi religieuse. Point final. La laïcité ne doit pas devenir un accommodement permanent sous prétexte de tolérance mal placée. Être laïque, c'est refuser que l'espace public devienne un catalogue de revendications communautaires. La neutralité de l'État n'est pas négociable. Si on commence à transiger pour faire plaisir à des groupes rigoristes, on détruit le pacte républicain qui permet à tous de vivre ensemble.

 

Le Modérateur :

Anne Morelli, vous vous opposez à cette vision que vous jugez trop rigide. Que défendez-vous ?

Anne Morelli :

Votre vision est une dérive autoritaire. Historiquement, en Belgique, la laïcité s'est construite sur le pluralisme et la tolérance mutuelle, consacrée par notre histoire et nos compromis sociaux. Une vraie laïcité d'État ne consiste pas à traquer les signes religieux ou à interdire à des citoyens de travailler, mais à garantir la neutralité des institutions tout en respectant scrupuleusement la liberté de conscience des individus.

 

Le Modérateur :

Philippe Moureaux, votre ancrage de terrain à Molenbeek a forgé votre approche. Quelle est votre position ?

Philippe Moureaux :

Exactement, Anne. La laïcité prônée par la droite est une laïcité hors-sol qui ignore la réalité humaine. Sur le terrain, j'ai vu ce que cela donne : elle crée de la rancœur et de l'exclusion. La laïcité ne doit pas être une arme braquée contre les croyants, mais un cadre d'apaisement qui permet à chacun d'exister dans le respect des lois démocratiques, sans qu'on vienne lui dicter sa façon de vivre.

 

Le Modérateur :

Raoul Hedebouw, le mot de la fin revient au PTB sur cette définition.

Raoul Hedebouw :

Pour nous, la véritable laïcité est indissociable de l'émancipation sociale. Elle a été inventée pour libérer les citoyens de la tutelle des dogmes. Aujourd'hui, la droite l'a pervertie pour en faire une arme de division massive contre les minorités et les classes populaires. Une laïcité progressiste garantit la séparation stricte des églises et de l'État, mais surtout le respect total de la liberté de conscience de chacun, loin de toute inquisition.

 

Le Modérateur :

Cinq visions, cinq philosophies irréconciliables. Le débat sur l'ADN de la laïcité en Belgique reste plus ouvert et brûlant que jamais !

Bref, tout le monde est d'accord sur une chose : on n'est d'accord sur rien. Mais rassurez-vous, chers téléspectateurs, il vous reste exactement le même temps de débat qu'au début de l'émission pour vous faire votre propre avis... c'est-à-dire aucun, mais c'était passionnant.
​À la semaine prochaine pour un nouveau débat tout aussi apaisé !

Mario Scolas

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Laïcité, #Molenbeek-Saint-Jean

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Publié le 15 Août 2026

La question des prières islamiques au sein de l'Université libre de Bruxelles (ULB) a récemment suscité de vives polémiques, notamment suite à la découverte d'espaces de prière improvisés ou « clandestins » sur les campus du Solbosch et d'Erasme. Ce sujet touche à des notions fondamentales et régulièrement débattues dans l'enseignement supérieur belge.

​Entre rigueur institutionnelle et défense du libre examen

​D'une part, ce débat ravive la question du principe du libre examen et de la laïcité. Fondée sur le rejet de tout dogme et sur l'indépendance de la pensée, l'ULB voit une partie de sa communauté académique — professeurs, direction et signataires de pétitions — estimer que l'installation de lieux de culte ou de recueillement permanents dans les espaces communs contrevient à la neutralité des lieux d'étude et de recherche.

​Les autorités universitaires, par la voix de la rectrice Annemie Schaus, rappellent que si la liberté de conscience et le port de signes convictionnels individuels sont garantis, les campus sont avant tout dédiés à l'enseignement. La direction s'oppose ainsi fermement aux prières collectives lorsqu'elles entravent le bon déroulement des cours ou encombrent des zones de sécurité telles que les sorties de secours. À l'inverse, plusieurs cercles étudiants ont critiqué la position de l'institution et la médiatisation de l'affaire, y voyant une stigmatisation excessive face à des pratiques qu'ils estiment marginales.

​Le point de vue des partisans d'une plus grande souplesse

​D'autre part, ceux qui défendent la possibilité pour les étudiants musulmans de prier sur les campus — ou qui considèrent la polémique disproportionnée — mettent en avant des arguments axés sur l'inclusion et la réalité de la diversité. Pour plusieurs associations et cercles étudiants progressistes, une université moderne doit être un espace ouvert qui s'adapte à la diversité culturelle et confessionnelle d'une métropole comme Bruxelles.

​Les partisans de cette approche soulignent également :

  • La critique de la stigmatisation : Ils dénongent une tendance à monter l'affaire en épingle pour alimenter les tensions, estimant que des rassemblements discrets ne nuisent pas aux missions de l'université.
  • La liberté de conscience : Pour eux, un rassemblement spontané dans un coin de couloir ou un local inutilisé répond à un besoin personnel légitime, d'autant plus que l'accès à des lieux externes est souvent difficile entre deux blocs de cours.
​Conclusion

​Le débat entourant les prières islamiques à l'ULB met en lumière une tension persistante entre l'attachement indéfectible au libre examen — qui pousse l'institution à refuser toute sanctuarisation d'espaces cultuels — et les aspirations à une plus grande inclusion des besoins spirituels étudiants. Entre application stricte des principes laïcs et recherche d'un équilibre pragmatique, l'université navigue sur une ligne de crête délicate entre liberté individuelle et règles collectives.

Sur le plan humoristique, la situation à l'ULB a de quoi faire grincer des dents autant qu'elle amuse les observateurs des traditions estudiantines belges.

Sur le plan humoristique, la situation à l'ULB a de quoi faire grincer des dents autant qu'elle amuse les observateurs des traditions estudiantines belges.

Entre les partisans du libre examen qui sortent leurs boussoles constitutionnelles pour vérifier si un carré de moquette dans le couloir ne viole pas la laïcité de Jules Ferry, et les étudiants qui tentent de trouver un endroit calme pour prier entre deux cours de sociologie sans trébucher sur un extincteur, le campus ressemble parfois à une comédie absurde.

​D'un côté, on a l'administration qui panique dès qu'un tapis de prière est déployé, craignant l'effondrement immédiat de l'université sur trois siècles de rationalisme scientifique. De l'autre, on s'imagine les étudiants transformés en agents secrets de la foi, se faufilant entre les amphis à la recherche de la dernière salle de travaux pratiques non verrouillée, avec la même adrénaline que dans un épisode de Mission Impossible.

​Bref, à l'ULB, on philosophe beaucoup sur le vivre-ensemble, mais apparemment, trouver un coin de paix où poser ses genoux sans déclencher une crise diplomatique inter-facultaire reste l'épreuve la plus difficile du semestre ! 

 

Bibliographie

  • Université libre de Bruxelles (ULB). Documents officiels, chartes de la laïcité et principes directeurs du Libre Examen.
  • Presse belge et francophone. Couverture médiatique des polémiques relatives aux espaces de recueillement et aux prières sur les campus du Solbosch et d'Erasme (articles de presse, reportages, communiqués de la direction et des cercles étudiants).
  • Cercles étudiants de l'ULB (Cercle du Libre-Examen, Cercle des Étudiants Arabo-Européens, et autres associations représentatives). Prises de position, tribunes et communiqués sur la liberté de conscience et l'inclusion sur le campus.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Laïcité, #Religion, #Bruxelles, #Université, #Libre examen, #Politique

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