lili boniche

Publié le 5 Novembre 2019

Les chanteurs juifs marocains ont indéniablement beaucoup apporté à la chanson marocaine et enrichi son répertoire. Nombreux sont les chanteurs de confession juive qui ont consacré leur vie à la préservation de ce patrimoine et ont réussi à en sauver une grande partie. Lili Boniche né en 1921 à Alger et décédé le mars 2008 à Paris fut un célèbre chanteur juif d'Algérie de musique arabo-andalouse. Son répertoire comprend des styles variés comme le chaâbi, rumbas algéroises très populaires.

Maxime Karouchi est né à Casablanca mais ses origines sont à Essaouira.

Aujourd'hui, Maxime est considéré comme le dépositaire de la chanson juive marocaine. C'est une chance puisqu'il a connu les grands chanteurs. De ce fait, il est le porte-flambeau, celui sur lequel on compte pour sauver ce patrimoine qu'aucun juif marocain, qu'il soit immigré aux Etats-Unis, au Canada ou ailleurs, ne saurait oublier. 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Lili Boniche, #Jerusalem Orchestra E&W, #Il n'y a qu'un seul Dieu, #Maxime Karoutchi

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Publié le 9 Octobre 2013

Cette chanson pleine de sagesse de Lili Boniche, je la trouve terriblement belle et émouvante, dès les premières mélopées.

Voici les paroles de cette belle chanson qui me fait vibrer ! Elle est intitulée Elli Ghir qui parle de jalousie. Pourquoi la jalousie pourquoi...Tu ne pourras t'allonger ni dormir ; tu resteras éveillé à compter les biens des gens et ces gens ont déjà des choses à te reprocher. Sois satisfait de ce que le Dieu t'a donné ainsi tu guériras et tu te reposeras des soucis ...Celui qui envie les autres n'aura jamais confiance en lui même, il divulguera tes secrets sans même qu'il ne s'en rend compte...La personne jalouse est une personne de mauvaise foi.

Ne lui donne jamais ta confiance...Ne le fais jamais entrer dans ta maison et ne l'invite et ne l'invite jamais à ta table.

J'ai déjà expérimenté ce genre de gens au point d'en avoir eu les cheveux blancs de leurs mauvais agissements ...

La personne envieuse, si elle n'a plus faim, deviendra vaniteuse et vantarde de son argent et oubliera rapidement ceux qui lui ont un jour rendu service...Ne fais jamais confiance aux jaloux.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Lili Boniche, #Musiques algériennes, #Elli Ghir

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Publié le 5 Février 2013

Lili Boniche (né Élie Boniche en 1921 à Alger - décédé le 6 mars 2008 à Paris) fut un célèbre chanteur juif d'Algérie. Initié à la musique arabo-andalouse, son répertoire comprend des styles variés comme le chaâbirumbas algéroises très appréciées à l'époque. Tout comme Reinette l'Oranaise, qu’il fréquenta, Lili Boniche l'Algérois incarna avant l’indépendance l'archétype d'un art musical judéo-maghrébin qu'il ne trahira jamais.

Biographie

Les parents du jeune Elie étaient originaires d'Akbou en Kabylie. Son père, mélomane et musicien convaincu a encouragé les dispositions musicales de son fils en l'envoyant comme élève dès son plus jeune âge chez le maître Saoud l'Oranais, maître de la musique classique arabo-andalouse. Il fréquente ensuite des écoles de musique réputées comme Moutribia et al-Moussilia.

À 15 ans, le directeur de Radio-Alger, lui confie l'animation d'une émission consacrée au répertoire hawzi.

Dès les années 1940, il popularise le style francarabe, symbole d’une Algérie coloniale et cosmopolite. Au terme d’une pause de 30 ans, le « Crooner de la Casbah », redevient à la mode dans les années 1990, porté par un Tout-Paris branché et métissé.

Lili Boniche a été un artiste un innovateur dans le sens où il avait modernisé son style pour satisfaire un public en quête de nouveautés et d'exotisme. Il se produisait pour se faire dans les cabarets où le style oriental se mêlait aux rythmes occidentaux, au jazz et aux musiques afro-latines qui étaient alors en vogue.

Parmi ses titres les plus fameux,  nous retenons Alger AlgerPedro le toreadorAlleche tu ne m'aimes pas. La chanson "Ana el warka" (je suis la feuille) fut utilisée pendant près de huit ans pour le générique de l'émission culturelle de France 2, Des mots de minuit. Ce dernier titre est une oeuvre des algérois Mustapha Kechekoul (pour les paroles) et Mustapha Skandrani (pour la musique).

La chanson "on m'appelle l'Oriental" a été composée par le juif tunisien Joseph Hadjedj dit "José de Souza".

On retiendra sa chanson, intitulée "Il n'y a qu'un seul Dieu" : « Tu n'es pas mieux que moi / Je ne suis pas mieux que toi / La plus belle des choses, c'est de garder la foi / Que tu portes la croix, le chadaï ou le voile / Nous finirons tous en haut dans les étoiles. ».

Lili boniche s'était lancé dans les affaires à Alger et s'était spécialisé dans l'exploitation des salles de cinéma. Lorsque l'indépendance de l'Algérie est proclamée, il quitte définitivement son pays natal et revient à Paris.

Redécouvert en 1990, il donne alors à nouveau des concerts, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements en direct.

Il occupera à nouveau la cène après une longue période d'absence en 2003, avec un album intitulé, Oeuvres récentes produit par Jean Touiton, avec lequel il s'écarte de la chanson judéo arabo andalouse.

A ses côtés on retrouve dans cet opus des musiciens tels que Matthieu Chedid, Jean Pierre Smadja alias Smadj de DuOud, le batteur Manu Katché, l'ex bassiste d'Elliott Murphy et des Modern Lovers, Ernie Brooks ou encore du réalisateur de clips et un photographe français Jean-Baptiste Mondino qui signe les guitares d'une chanson et la pochette. A la même époque le spectacle les Orientales créé par le groupe marseillais Barrio Chino qui rend hommage à la chanson francarabe et reprend bien sûr quelques standards du "crooner de la casbah".

Lili boniche s'est éteint à l'âge de 86 ans en laissant le souvenir d'un artiste flamboyant et séducteur.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Lili Boniche, #Musiques algériennes

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