mayas

Publié le 4 Mai 2021

Cinq cents ans après la conquête espagnole, le président mexicain a présenté, lundi, des excuses officielles pour les "terribles abus commis" contre le peuple indigène maya. Le gouvernement a également reconnu le racisme et la discrimination dont souffre toujours cette minorité ethnique. La population maya compte aujourd'hui 8 millions d'individus. Majoritaires au Guatemala, les Mayas représentent une partie de la population du Mexique et du Belize et, dans une moindre mesure, du Honduras et du Salvador.

À Felipe Carrillo Puerto, Quintana Roo, nous avons présenté les excuses les plus sincères au peuple maya pour les terribles exactions commises par des individus et des autorités nationales et étrangères lors de la conquête pendant les trois siècles de domination coloniale et en deux siècles de Mexique indépendant.

Cette loi est un impératif de l'éthique gouvernementale, mais aussi une partie de leur propre conviction. Nous n'oublierons jamais les habitants du Mexique profond. Pour le bien de tous, d'abord les pauvres; le bas vers le haut et les privilèges vers le bas.

Nous nous souvenons des femmes et des hommes qui se sont battus pour la justice et maintiennent leur foi tant dans les idéaux du monde maya que dans les universaux de liberté, d'égalité et de fraternité.

Actuellement au Mexique, les libertés et la justice prédominent. Bien qu'il y ait encore beaucoup de pauvreté, on ne peut pas dire que le présent est comme le passé porfirien car maintenant il y a des libertés, elles sont publiques, notoires, cela s'exprime sans censure et il y a surtout une nouvelle volonté de rendre justice aux bien du peuple, comme à l'époque de la Révolution mexicaine. À tel point que nous nous en excusons.

Ana Caren Dzib Poot, représentante du peuple maya, a accepté la demande de pardon au nom de l'État exprimée par la secrétaire à l'Intérieur, Olga Sánchez Cordero.

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Publié le 14 Avril 2021

Balamkú (signifiant le temple du jaguar) est un petit site maya qui n'a été découvert qu'en 1990. Néanmoins, c'est sa grande frise en stuc, dite frise de l'Univers, sans équivalent connu, qui en fait l'intérêt parmi les autres sites mayas de l'état mexicain du Campeche. La pièce archéologique la plus importante du site est une grande frise en stuc polychrome, exceptionnelle dans les sites mayas, appelée la frise de l'univers. Ce site a été décrété comme zone soumise à la conservation écologique le 14 août 2003.

Dans la municipalité de Calakmul, il y a une petite zone archéologique qui, traduite en espagnol signifie "TEMPLE DU JAGUAR", et conserve l'une des frises zoomorphes les plus impressionnantes du monde maya.

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Publié le 8 Mars 2021

Alberto Ruz Lhuillier est un archéologue franco mexicain né à Paris le 27 janvier 1906 et mort à Montréal le 25 août 1979.

Alberto Ruz Lhuillier est un archéologue franco mexicain né à Paris le 27 janvier 1906 et mort à Montréal le 25 août 1979.

Il s'est spécialisé dans l'archéologie mésoaméricaine, et est connu pour avoir dirigé les fouilles de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) sur le site maya de Palenque, où il découvre le tombeau du souverain maya K'inich Janaab' Pakal I. La découverte de son tombeau en 1952 est considérée comme une des plus importantes de l'archéologie maya.

 

Alberto Ruz Lhuillier naît à Paris d'un père cubain et d'une mère française. Ses grands-parents paternels, José Francesco Ruz et Marie Miracla Mas quittent Cuba pour Paris. Sa tante, María Adolfina Clemencia Isaura Ruz, épouse en 1883 le compositeur et musicien Gustave Dauvin (1844-1902)234.

Lorsque Ruz a déménagé à Cuba dans les années 1930 et apprend l’impact de l’ingérence américaine dans les affaires cubaines, il s’est profondément impliqué dans la révolution socialiste pour libérer son pays de l’impérialisme des Etats-Unis5, en outre, ces premières expériences de la vie étudiante l'ont exposé à d'autres étudiants qui ont épousé les théories et les idées de Karl Marx. Plus tard, Ruz utilisera certaines de ces théories pour expliquer le développement et la chute de l'ancienne civilisation maya678.

Il fait ses études au collège de La Havane, à Cuba9, puis au Mexique où il obtient le titre d'archéologue de l’Escuela Nacional de Antropología e Historia10.

En 1936, il a adopté la citoyenneté mexicaine. De retour en France , il a fait des études de troisième cycle à l'Institut d'Ethnologie, au Musée de l'Homme et à l'École des Langues Orientales à Paris.

Après plusieurs années en France, il est retourné au Mexique pour travailler à l'Université nationale autonome du Mexique notamment comme directeur du séminaire sur la culture maya11.

À la mort de Miguel Ángel Fernández en 1945, il est chargé des recherches de l'INAH sur le site maya de Palenque12. Pendant qu'il officie en tant que Directeur des Monuments Pré-Hispaniques dans la section sud de l'INAH, Ruz Lhuillier fouille une grande partie de la ville, et gère la restauration et la conservation certains édifices, comme le palais de Palenque. En 1948, il découvre l'entrée de la tombe du souverain maya K'inich Janaab' Pakal I, cachée sous le Temple des Inscriptions.

Après quatre saisons passées à déblayer l'escalier enfoui sous les décombres, il met au jour le sarcophage et le corps de Pakal. Il découvre également la Tablette du Palais, qui servit de dossier à un trône, et la Tablette des Esclaves qui représente un cahal au milieu des captifs enchaînés. Il continue à travailler sur le site jusqu'en 195813.

En 1964, il a reçu le titre de docteur en anthropologie de l'Université autonome du Mexique.

Il était membre de plusieurs institutions académiques dont la Société mexicaine d'anthropologie, la Société des Américanistes, la Société Suisse des Américanistes et la Society of American Archaeology.

Ruz Lhuillier meurt à Montréal, au Canada, le . Plusieurs de ses livres sur les Mayas, y compris son ouvrage majeur Los Antiguos Mayas, ont été publiés à titre posthume. Rendant un ultime hommage au travail de cet homme, le gouvernement mexicain a donné son autorisation pour enterrer ses restes en face de la nécropole découverte par lui à Palenque.

 

Œuvres majeures

  • Los Antiguos Mayas, Una Antologia (français : Les Anciens Mayas : Anthologie) - ()
  • El Pueblo Maya (français : Le peuple Maya) - ()
  • Al Frente Pasado De Los Mayas (français : Face au passé des Mayas) - ()
  • El Templo De Las Inscripciones, Palenque (français : Le Temple des Inscriptions) - ()
  • Palenque 1947-1958 - ()

Références

  1.  Archives en ligne de Paris, 8e arrondissement, année 1906, acte de naissanceno 197, cote 8N 141, vue 4/31 [archive]
  2.  frederic beziaud, « francegenweb.org - votre service benevole d'assistance genealogique » [archive], sur www.francegenweb.org (consulté le 8 mars 2021)
  3.  frederic beziaud, « francegenweb.org - votre service benevole d'assistance genealogique » [archive], sur www.francegenweb.org (consulté le 8 mars 2021)
  4.  « Gustave Dauvin (18..-1902) » [archive], sur data.bnf.fr (consulté le8 mars 2021)
  5.  (en) Elaine Schele, « Profile of Alberto Ruz Lhuillier as a Young Man », Bulletin of the History of Archaeology, vol. 22, no 2,‎ , p. 4–11 (ISSN 2047-6930, DOI 10.5334/bha.22202, lire en ligne [archive], consulté le8 mars 2021)
  6.  (en) Elaine Schele, « Profile of Alberto Ruz Lhuillier as a Young Man », Bulletin of the History of Archaeology, vol. 22, no 2,‎ , p. 4–11 (ISSN 2047-6930, DOI 10.5334/bha.22202, lire en ligne [archive], consulté le8 mars 2021)
  7.  (es) Carlos E. Bojórquez Urzaiz, « El modo de producción entre los mayas, una discusión inconclusa », dans El debate permanente : Modos de producción y revolución en América Latina, Ariadna Ediciones, coll. « Filosofía »,  (ISBN 979-10-365-6051-4, lire en ligne [archive]), p. 169–178
  8.  (es) Collectif, El debate permanente: Modos de producción y revolución en América Latina, Ariadna Ediciones,  (ISBN 979-10-365-6051-4, lire en ligne [archive])
  9.  (en) Elaine Schele, « Profile of Alberto Ruz Lhuillier as a Young Man », Bulletin of the History of Archaeology, vol. 22, no 2,‎ , p. 4–11 (ISSN 2047-6930, DOI 10.5334/bha.22202, lire en ligne [archive], consulté le8 mars 2021)
  10.  Pierre Becquelin, « Alberto Ruz Lhuillier 1906-1979 », Journal de la société des américanistes, vol. 68, no 1,‎ , p. 207–207 (lire en ligne [archive], consulté le 8 mars 2021)
  11.  « Alberto Ruz L'Huillier - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le8 mars 2021)
  12.  @NatGeoFrance, « Le mystère de la Reine Rouge de Palenque » [archive], sur National Geographic,  (consulté le 7 mars 2021)
  13.  (en) Elaine Schele, « Profile of Alberto Ruz Lhuillier as a Young Man », Bulletin of the History of Archaeology, vol. 22, no 2,‎ , p. 4–11 (ISSN 2047-6930, DOI 10.5334/bha.22202, lire en ligne [archive], consulté le8 mars 2021)

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