melhoun marocain

Publié le 14 Juillet 2015

Haj Ahmed Al Mikdam n'est plus, sa voix résonne encore dans nos cœurs.

Nous avons la grande tristesse d'apprendre le décès de cet artiste de malhoun Haj Ahmed Al Mikdam. Toute nos condoléance à sa famille et à ses amis qui l'ont côtoyés. Sa vie aura servi de rendre grâce à cet art poético-musical à la portée de ses contemporains ! Sa voix résonne encore dans nos coeurs. Paix à son âme.

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #décès, #melhoun marocain, #2015, #Maroc

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Publié le 12 Juillet 2015

Dakka Roudania à l'occasion du moussem de Tan Tan (Maroc) en 2014

Cette musique sacrée confirme être un art situé à cheval entre l’incantation religieuse et la transe africaine la plus frénétique. Certains le placent sous le signe d’une confrérie religieuse.

Le Malhoun est un art à la fois poétique, riche en symboles merveilleux et musical, se réalisant à travers le chant et la voix. Le Malhoun de Taroudant est connu sous l'appellation Dakka Roudania...C’est un Malhoun qui a son originalité, son propre rythme, un accent roudani, des thèmes très variés, bref un riche trésor culturel qu’il faut revisiter, redécouvrir et préserver.

Daqqa en arabe signifie frappe. La plupart de ses membres sont issus de familles d’artisans, la Daqqa est un art qui regroupe des gens modestes. Les tanneurs sont à l'origine du texte fondateur de la Daqqa, les rythmes et les mouvements utilisés rappellent certaines étapes du tannage des peaux. Le but de ces artisans était d’oublier la pénibilité de leurs taches, la rendre plus agréable en utilisant la musique. Le rythme commence lentement, puis accélère à l'image d’une cadence. Les chanteurs vêtus de Djellaba, de la taguiya (petit chapeau) et forment un cercle ou demi-cercle.

La Dakkaa Roudania est traditionnelle pratiquée par les corporations de tanneurs. Originaire de la région de Taroudant, la Dakka, qui signifie "frappe" repose essentiellement sur le rythme (percussions claquements de main). Elle laisse aussi sa part à la danse et au chant, dont les paroles sont un magnifique ensemble de vers réunis en un poème l'"Ayte" (le cri).

Cette musique résonne sur le rythme (2+2+3+2) et utilise dans son spectacle deux taras.

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Publié le 27 Mai 2015

« ...Les gens éclairés, qui ont du mérite,
Apprécieront, même si cela irrite!
Je n'ai fait qu' évoquer une vérité,
Réelle en ces temps, dans la société.
Seuls les sots, les rustres, les balourds
Ignorent et ne savourent ce discours.
Ils n'ont ni finesse ni bienveillance,
Ils sont des ânes et des hyènes, en substance!
Ils se fâchent à l’écoute de ces vers,
L'homme avisé louera le savoir-faire.
Si les minus sabens me critiquent,
Qu'ils sachent qu'ils ne sont qu'aveuglées bourriques,
Ignorant absolument tout de l'art!
Ne les contrediront que les tocards,
Leurs cervelles méritent d’être brûlées,
D’être enflammées comme des feux follets.
C'est comme s'ils offraient une pâtisserie
A un pauvre bourricot bien aigri!
Ou chantaient à un barbare en arabe
Il ne comprendrait la moindre syllabe!
Ils se donnent de la peine pour rien,
Ils ne pigent rien à ce qui leur convient.
J'adresse mon salut aux gens raffinés,
Aux sages, dixit Benali in fine. »

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #poésie, #melhoun marocain, #Maroc, #Prostitution, #Cinéma

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