mi querida senorita

Publié le 10 Avril 2022

María Jesús Lampreave Pérez, dite Chus Lampreave, est une actrice espagnole née à Madrid le  et morte à Almería le . Elle est internationalement connue pour ses rôles dans les films de Pedro Almodóvar.

Chus Lampreave naît à Madrid le .

Elle prévoyait d'être peintre et a étudié à la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando1, À la fin de ses études, elle travaille à Madrid pour la maison d'édition Aguilar, illustrant des livres de contes pour enfants2.

Bien qu'elle n'ait jamais eu de vocation d'actrice, elle était l'une des plus reconnues et appréciées du cinéma espagnol, spécialiste des rôles d'actrice secondaire. L’actrice tient ses premiers rôles au cinéma dès le début des années 1960, par exemple dans La Petite voiture de Marco Ferreri. Pendant les vingt ans suivants, elle joue seulement sporadiquement dans des films comme Mi querida señorita de Jaime de Armiñán, sorti en 1972, Le Bourreau et La Carabine nationale de Luis Garcia Berlanga3.

Elle commence sa carrière d'actrice en 1958, mais est surtout connue auprès du public international pour ses rôles dans de nombreux films de Pedro Almodóvar1, dans lesquels elle campe des vieilles dames (une concierge, une grand-mère) évoluant avec le plus parfait naturel dans un monde fou où se croisent drogués, homosexuels, dépressifs...

Elle gagne le prix d’interprétation féminine attribué au Festival de Cannes en 2006 à toutes les actrices de Volver3.

Elle épouse Eusebio Moreno de los Ríos décédé le 2 juillet 2015). Ils ont eu deux enfants : Diego et Laura (née en 1963 et décédés en novembre 1996 à l'âge de 33 ans des suites d'une grave maladie)45.

Elle meurt à Almería le 1.  Elle participe à plus de soixante-dix films et de nombreuses œuvres à la télévision, collaborant avec les réalisateurs les plus importants du pays. C’est que pour tous les admirateurs d’Almodovar, Chus Lampreave était plus qu’une actrice : une sorte de mascotte, de porte-bonheur, presque une égérie6.

Filmographie sélective

Récompenses et nominations

Récompenses
Nominations
  • 1987 : Nomination au Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle pour El Año de las luces
  • 1989 : Nomination au Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle pour Espérame en el cielo
  • 1990 : Nomination au Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle pour Bajarse al moro
  • 1996 : Nomination au Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Fleur de mon secret
  • 2013 : Nomination au Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle pour El artista y la modelo :) :]

Notes et références

  1.  Revenir plus haut en :a b et c « Chus Lampreave. Cinéma .Biographie et œuvres sur Spain is Culture. » [archive], sur www.spainisculture.com (consulté le )
  2.  « Biografía: María Jesús (Chus) LAMPREAVE PÉREZ » [archive], sur www.dipalme.org (consulté le )
  3.  Revenir plus haut en :a et b Tobias Dunschen, « Décès de l'actrice Chus Lampreave » [archive], sur Critique Film,  (consulté le )
  4.  « Biografía: María Jesús (Chus) LAMPREAVE PÉREZ » [archive], sur www.dipalme.org (consulté le )
  5.  (es) Jose Madrid, « Cinco años sin Chus Lampreave: la trágica pérdida tras la sonrisa de una gran cómica » [archive], sur vanitatis.elconfidencial.com,  (consulté le )
  6.  « Mort de Chus Lampreave, "égérie" almodovarienne » [archive], sur Les Inrocks (consulté le )
  7.  (es) « Relación de premiados del año 2000 » [archive], sur Ministère de la Culture,  (consulté le ) [PDF].

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Chus Lampreave, #Cinéma espagnol, #Pedro Almodovar, #Mi querida señorita

Repost0

Publié le 3 Avril 2022

El Bosque del Lobo est un film dramatique espagnol de 1970 réalisé par Pedro Olea, écrit par Olea et Juan Antonio Porto et basé sur le roman El Bosque de Ancines de Carlos Martínez-Barbeito, lui-même basé sur des événements réels concernant l'affaire. de Manuel Blanco Romasanta et le mythe selon lequel il était un loup- garouConsidéré comme un classique moderne du cinéma espagnol, cette histoire de terreur à la limite du fait-divers et de l’étude anthropologique plonge le spectateur dans l’analyse d’un esprit criminel

Le film développe l'histoire d'un meurtrier semblable à Romasanta, mais cette fois appelé Benito Freire, interprété par José Luis López Vázquez

Benito Freire est un vendeur ambulant qui vend dans différentes villes galiciennes et souffre de crises d'épilepsie. En raison de certains événements qui se produisent au fil du temps, la rumeur commence à se répandre dans toute la région selon laquelle Freire souffre de la malédiction de la lycanthropie.

 

Le film est actuellement considéré comme un classique de la cinématographie espagnole de son temps et la première performance pleinement reconnue de López Vázquez, qui jouait auparavant des rôles comiques.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 6 Mars 2022

Il aurait été intéressant de voir les visages des spectateurs qui, en 1972, alors que la dictature portait ses derniers coups, ont vu comment Antonio Ferrandis tenait amoureusement la main d'un José Luis López Vázquez qualifié de femme. La scène n'était pas drôle, elle faisait partie de l'histoire d'une personne à la recherche de son identité de genre, une histoire transgressive construite par le cinéaste Jaime de Armiñán avec une justesse, un respect et une netteté impensables à l'époque pour traiter cette question.

Mi querida señorita est un film espagnol réalisé par Jaime de Armiñán, sorti en 1972. Drame romantique sur le thème de l'intersexualité, c'est aussi le premier film espagnol qui traite de l'orientation sexuelle, qui était un sujet tabou en Espagne sous le régime de Franco. Ce film traite avec une certaine délicatesse d’un thème particulièrement compliqué pour l’époque et fait ressortir les barrières sociales auxquelles se heurtaient les femmes1. Le film ne précise pas s'il s'agit de transsexualité ou d'ambiguïté sexuelle, mais pose en tout cas une question sur les difficultés qu'une personne qui a été éduquée et a vécu en tant que femme pendant 40 ans pourrait avoir à s'adapter aux rôles masculins2.

Notes et références

  1.  « Mi querida señorita : film. Jaime de Armiñán. Cinéma sur Spain is Culture. » [archive], sur www.spainisculture.com (consulté le )
  2.  (en) « Mi querida señorita » [archive], sur www.uv.es (consulté le )

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Mi querida señorita, #transsexualité, #Culture gay, #Cinéma, #Espagne, #1972

Repost1