mouvement reformateur

Publié le 23 Septembre 2026

Tradiciones cautivas: cuando el odio envenena nuestras fiestas

​Por Mario Scolas | Last Night in Orient | 23 de septiembre de 2026

​Cuando el otoño se instala y empezamos a vislumbrar las primeras luces de las fiestas de fin de año, una sorda inquietud me invade. Lo que debería constituir un paréntesis de calidez, de intercambio y de serenidad se ha transformado, con los años, en una temporada de hostilidades. Entre polémicas artificiales sobre la mitra de San Nicolás, la forma de un abeto de Navidad y juicios de intenciones a los belenes tradicionales, la atmósfera se ha vuelto profundamente tóxica.

​Aquí en Bélgica, este clima no es fruto de la casualidad. Año tras año, constatamos que ciertas formaciones políticas —como el Mouvement Réformateur (MR), convertido desgraciadamente en especialista de la instrumentalización identitaria— surfean cínicamente sobre estos miedos. Apoyados por una prensa basura en busca permanente de escándalos, estos actores encuentran hoy un eco formidable: una avalancha de comentaristas de ultraderecha que se apropian de estos temas en las redes sociales.

​En Facebook en particular, estos círculos de corazones amargados se activan para propagar el odio a base de mentiras descaradas y bulos muy bien armados. Se indignan, por ejemplo, con el nombre del evento bruselense Plaisirs d'Hiver —fingiendo olvidar que es el nombre oficial de la manifestación global y que el mercado navideño está plenamente incluido en él—, mientras intentan hacer creer que se ha querido borrar nuestras tradiciones. También difunden la absurda idea de que Molenbeek carece de abeto, o pretenden que el mercado navideño organizado en el castillo de Karreveld ha sido «confiscado» en beneficio de otras culturas. Peor aún, se manipula la emoción escenificando el falso testimonio de un niño que se extrañaría por la ausencia de cruz en la mitra de unas figuritas de chocolate alrededor de la Grand-Place... para echar inmediatamente la culpa a los musulmanes.

​Todo se convierte en pretexto para transformar cualquier detalle anodino en una afrenta cultural, propagar un racismo desinhibido y alimentar el miedo al otro. Detrás de la supuesta defensa de nuestro patrimonio, hay una maquinaria de división que marcha a pleno rendimiento. Urge señalar estos mecanismos para negarnos a que nuestras fiestas sean así tomadas como rehenes.

​Una cultura belga por esencia viva y mestiza

​Lo más absurdo de estas cábalas reside en la mentira histórica en la que se sustentan. La cultura belga y europea nunca ha estado congelada en un bloque puro, eterno e inmutable; siempre se ha construido a lo largo de influencias, migraciones y mestizajes. Querer imponer una versión «reglamentaria» o exclusiva de San Nicolás, del abeto o del belén es traicionar la riqueza de nuestra historia. Una tradición solo tiene valor cuando une y se adapta al mundo tal como es, y no cuando sirve como arma de selección artificial entre ciudadanos.

​Rechazar la trampa de la división en el día a día

​Este clima de sospecha permanente y desinformación orquestado por espíritus mezquinos produce un impacto muy real: se instala en nuestras cabezas, nos estresa e inculca el miedo allí donde solo debería reinar la convivencia. Es precisamente el efecto que buscan estos traficantes de pánico en línea. Al ceder a esa ansiedad, les damos la victoria.

​Sin embargo, en la realidad de nuestras calles, de nuestras escuelas, de nuestros barrios y de nuestras familias —incluyendo Molenbeek o el cálido entorno de Plaisirs d'Hiver y Karreveld—, la inmensa mayoría de los belgas viven juntos, celebran juntos y comparten estos momentos sin preocuparse por las mentiras difundidas en las pantallas.

​Conclusión: devolvamos a diciembre su verdadera calidez

​No permitamos que nuestro espacio mental y nuestros momentos festivos se contaminen con el cinismo político, las mentiras digitales y la amargura de la ultraderecha. Respondamos a esta toxicidad con la verdad, la humanidad, el rechazo a la discriminación y la alegría compartida. Nuestras tradiciones merecen mucho más que ser convertidas en estandartes de división: pertenecen a todo el mundo, sin excepción.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Saint Nicolas, #Noël, #Sapin de Noël, #Plaisirs d'hiver, #Bruxelles, #Mouvement Réformateur

Repost0

Publié le 23 Septembre 2026

Saint-Nicolas, sapins, crèches : quand la droite, l'extrême droite et la presse poubelle empoisonnent nos traditions

​Par Mario Scolas | Last Night in Orient | 23 septembre 2026

​Alors que l'automne s'installe et que l'on devine les premières lueurs de fin d'année, une sourde inquiétude m'étreint. Ce qui devrait constituer une parenthèse de chaleur, de partage et de sérénité s'est transformé, au fil des ans, en une saison des hostilités. Entre polémiques artificielles sur la mitre de Saint-Nicolas, la forme d'un sapin de Noël et procès d'intention faits aux crèches traditionnelles, l'atmosphère est devenue profondément toxique.

​Ici en Belgique, ce climat ne doit rien au hasard. D'année en année, nous constatons que certaines formations politiques — à l'instar du Mouvement Réformateur (MR), devenu hélas spécialiste de la récupération identitaire — surfent cyniquement sur ces peurs. Appuyés par une presse poubelle en quête permanente de scandales, ces acteurs trouvent aujourd'hui un prolongement redoutable : une déferlante de commentateurs d'extrême droite qui s'emparent de ces sujets sur les réseaux sociaux.

​Sur Facebook en particulier, ces cercles aux cœurs aigris s'activent pour propager la haine à coup de mensonges éhontés et de fake news bien rodées. On s'offusque par exemple du nom de l'événement bruxellois Plaisirs d'Hiver — en feignant d'oublier que c'est le nom officiel de la manifestation globale et que le marché de Noël y est pourtant pleinement inclus —, tout en cherchant à faire croire qu'on aurait voulu effacer nos traditions. On colporte aussi l'absurdité selon laquelle Molenbeek serait dépourvue de sapin, ou l'on prétend que le marché de Noël organisé au Château du Karreveld aurait été « confisqué » au profit d'autres cultures. Pire encore, on manipule l'émotion en mettant en scène le prétendu témoignage d'un enfant qui s'étonnerait de l'absence de croix sur la mitre de figurines en chocolat autour de la Grand-Place... pour en rejeter immédiatement la faute sur les musulmans.

​Tout devient prétexte à transformer le moindre détail anodin en affront culturel, à propager un racisme décomplexé et à nourrir la peur de l'autre. Derrière la prétendue défense de notre patrimoine, c'est une machine à diviser qui tourne à pleine cadence. Il est urgent de nommer ces mécanismes pour refuser que nos fêtes soient ainsi prises en otage.

​Une culture belge par essence vivante et métissée

​Le plus absurde dans ces cabales réside dans le mensonge historique sur lequel elles reposent. La culture belge et européenne n'a jamais été figée dans un bloc pur, éternel et immuable ; elle s'est toujours construite au fil des influences, des migrations et des métissages. Vouloir imposer une version « aux normes » ou exclusive de Saint-Nicolas, du sapin ou de la crèche, c'est trahir la richesse de notre histoire. Une tradition n'a de valeur que lorsqu'elle rassemble et s'adapte au monde tel qu'il est, et non lorsqu'elle sert d'arme de tri sélectif entre citoyens.

​Refuser le piège de la division au quotidien

​Ce climat de suspicion permanente et de désinformation orchestré par des esprits chagrins produit un impact bien réel : il s'insinue dans nos têtes, nous stresse et instille la peur là où il ne devrait régner que convivialité. C'est précisément l'effet recherché par ces marchands de panique en ligne. En cédant à cette anxiété, nous leur offrons une victoire.

​Pourtant, dans la réalité de nos rues, de nos écoles, de nos quartiers et de nos familles — y compris à Molenbeek ou dans le cadre chaleureux des Plaisirs d'Hiver et du Karreveld —, l'immense majorité des Belges vivent ensemble, célèbrent ensemble et partagent ces moments sans se soucier des mensonges colportés sur les écrans.

​Conclusion : Redonnons à décembre sa vraie chaleur

​Ne laissons pas notre espace mental et nos moments de fête être pollués par le cynisme politicien, les mensonges numériques et l'aigreur de l'extrême droite. Répondons à cette toxicité par la vérité, l'humanité, le refus des discriminations et la joie partagée. Nos traditions méritent bien mieux que d'être transformées en étendards de division : elles appartiennent à tout le monde, sans exception.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Noël, #Saint Nicolas, #Sapin de Noël, #extrême-droite, #Mouvement Réformateur, #2006

Repost0

Publié le 18 Septembre 2026

Saint-Josse-ten-Noode : La vraie vie d’un « village-monde » loin des caricatures

​Par Mario Scolas (pour Last Night in Orient) — 18 septembre 2026

​Bruxelles est une métropole vibrante, mais elle sert trop souvent de cible à un débat politique et médiatique ultra-polarisé. D'un côté, les sorties et écrits permanents de responsables du Mouvement Réformateur — à commencer par son président Georges-Louis Bouchez — ciblent sans répit les communes populaires. De l'autre, des plateaux télévisés au sensationnalisme stérile, dignes d'une « presse poubelle » à l'image de certains formats vus sur LN24, s'engouffrent dans cette brèche pour y déverser des polémiques futiles. En réduisant ces territoires à des clichés anxiogènes pour faire de l'audience ou de la petite politique, ce double venin empoisonne le débat public.

​Pour les Bruxellois qui y résident au quotidien, ce mépris extérieur est non seulement fatigant, mais profondément injuste. Il est grand temps de balayer ces stéréotypes de salon pour rappeler ce qui fait la véritable richesse de Saint-Josse-ten-Noode.

​1. Le piège du prêt-à-penser politique

​Voir des politiciens qui ne vivent pas à Bruxelles ériger les quartiers populaires en boucs émissaires est une source constante d'exaspération. À travers une rhétorique calculée, le MR tente de transformer Saint-Josse en symbole de tous les maux.

​Pourtant, la réalité de terrain est aux antipodes de ces caricatures. Loin des communiqués hors-sol, la plus petite commune du pays est un carrefour multiculturel dense où des milliers d'habitants construisent leur vie avec dignité, courage et solidarité.

​2. Un moteur institutionnel et de solidarité indispensable

​Loin d'être en marge, Saint-Josse est un véritable pôle névralgique pour l'ensemble de la Région bruxelloise :

  • ​Le cœur battant de l'emploi : C’est précisément sur l'avenue de l'Astronomie que se trouve le siège central d'Actiris, l'office bruxellois de l'emploi, faisant de la commune un point d'ancrage stratégique pour l'insertion socioprofessionnelle de tous les Bruxellois.
  • ​Un tissu associatif d'une vitalité hors pair : Face aux défis sociaux, la commune s'appuie sur des structures de terrain extrêmement actives. Des acteurs comme Apprenti-Sage et Avenir (soutien scolaire et encadrement des jeunes), La Barricade (éducation permanente et alphabétisation), Amazone (centre pour l'égalité des genres) ou encore le Centre Culturel Arabe tissent chaque jour un lien social irremplaçable.
​3. Une effervescence culturelle et humaine majeure

​Réduire Saint-Josse à ses défis socio-économiques relève de l'erreur grossière. La commune possède un rayonnement culturel et artistique exceptionnel :

  • ​Un carrefour de création : Du mythique Botanique — dont les serres et les salles de concert attirent des mélomanes de tout le pays — aux initiatives de proximité, la commune pulse au rythme d'une culture exigeante et accessible.
  • ​Une terre d'ancrage et d'inspiration : Saint-Josse nourrit l'imaginaire de nombreux créateurs. Qu'il s'agisse de talents nés sur ses pavés (comme le réalisateur Ismaël Saidi) ou d'artistes et de figures engagées qui y ont élu domicile (à l'instar du musicien Marc Grauwels, du chanteur Bénabar ou du journaliste Dan Alexe), tous partagent le même constat : ici, la mixité humaine insuffle une énergie créative unique en son genre.
​En résumé

​Les habitants de Saint-Josse n’ont que faire des jugements péremptoires, des écrits stigmatisants du Mouvement Réformateur ou des vains procès d'intention de la « presse poubelle ». La vraie vie de Saint-Josse, c'est celle de ses habitants, de ses artistes, de ses travailleurs sociaux et de ses associations qui font vivre ce « village-monde » avec une chaleur et un panache que les polémistes envient en secret.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Saint-Josse Ten Noode, #Bruxelles, #Mouvement Réformateur

Repost0