mouvement reformateur

Publié le 10 Février 2021

Le Raspoutine de la rue de la Loi est montré du doigt pour avoir perçu un pot-de-vin d'une valeur de pas moins de50.000 euros.

Par Louis Colart et Philippe Engels («Médor») Journaliste au service Société.

Jean-Claude Fontinoy est un administrateur belge . Il est président du conseil d'administration de la Compagnie nationale des chemins de fer belges (SNCB).

Il a travaillé comme ingénieur à la Société nationale des chemins de fer belges (NMBS) et dans les années 1980, il était président du syndicat socialiste des ingénieurs ferroviairesDans les années 1990, Fontinoy a été licencié de la SNCB pour «faits graves». Au cours de cette période, il rencontre Didier Reynders (MR), alors président du conseil d'administration de NMBS. Fontinoy a depuis été considéré comme le bras droit de Reynders et le plus fidèle employé. Il a également travaillé dans le cabinet de Reynders, lorsqu'il est devenu ministre des Finances en 1999 et vice-premier ministre en 2004 Reynders est devenu ministre des Affaires étrangères en 2011et Fontinoy s'installe avec lui dans ce ministère, où il participe à la réorganisation des ambassades belges à l'étranger.

Fontinoy a été présent à plusieurs reprises à des sommets politiques en tant que membre de la délégation MR. Par exemple, en juin 2010, il était présent à une réunion de Reynders avec le leader de la sp.a Johan Vande Lanotte dans le restaurant bruxellois L'Ecailler du Palais Royal et il a organisé une réunion de réconciliation entre Reynders et Joëlle Milquet ( cdH ). En août 2010, Fontinoy était présent à une réunion entre la N-VA et le MR au restaurant Bruneau à Ganshoren, avec Reynders, Bart De WeverSiegfried Bracke et Koen Blijweert[2] [3]

En janvier 2018, il était à nouveau présent à un sommet avec Reynders, De Wever et Jan Jambon , toujours au restaurant Bruneau. [4] [5]

Sources, notes et / ou références

 

 

«Président de la SNCB Holding» est indiqué sur sa carte de visite. Mais ce n'est qu'une des casquettes parmi tant d'autre que porte Jean-Claude Fontinoy. En fait, Fontinoy aurait dû démissionner de son poste de président, en raison de l'atteinte de la limite d'âge de 65 ans. Mais parce qu'il pouvait rester sur place, la loi a été modifiée. Il parle lui-même de «la loi Fontinoy», écrite à sa mesure.
L'homme qui opère principalement dans l'ombre, souvent dans la zone crépusculaire entre politique et affaires, est le plus fidèle employé de Didier Reynders depuis près de trente ans. Et pas n'importe quel porteur d'eau. "Jean-Claude Fontinoy externalise le pouvoir de Reynders en Wallonie", déclare un haut responsable politique flamand.
 

Fontinoy vit dans la ferme du château de la Tour de Royer à Mozet (commune de Gesvesdepuis 1996 et est collectionneur et marchand d'antiquités. Le village de Mozet a été nommé l'un des plus beaux villages de Wallonie par l'association à but non lucratif Les Plus Beaux Villages de Wallonie, association à but non lucratif dont Fontinoy est vice-président. 

En novembre 2019, le parquet de Namur a ouvert une enquête sur Fontinoy. Cette enquête se concentrerait sur cette organisation à but non lucratif et les éventuels pots-de-vin versés. Ceux-ci auraient été payés par trois sociétés, y compris deux filiales d'Ackermans & van Haaren de Luc Bertrand après la fille de ce dernier, Alexia Bertrand, est devenue la nouvelle secrétaire privée de Reynders en 2015.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #SNCB, #Jean-Claude Fontinoy, #Didier Reynders, #Belgique, #Politique, #Aldo Vastapane, #Mouvement Réformateur

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Publié le 3 Août 2020

Chaque fois qu’on prend les socialistes la main dans le pot de confiture, ils décident d’interdire la confiture

Serge Kubla

Quand le beau Serge faisait encore cocorico pour le compte du Mouvement Réformateur

Serge Kubla, né le 3 juillet 1947, à Bruxelles, était un ancien homme politique belge du Mouvement Réformateur. Il est soupçonné par la justice belge d'avoir corrompu Adolphe Muzito, un ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo en 2009, dans le cadre d'un marché concernant l'exploitation de gisements miniers convoité par le groupe sidérurgique italo-suisse Duferco.

Fils d'un ouvrier brassicole tchèque, arrivé en Belgique en 1929, Serge Kubla grandit à Dinant, dans la ville d'adoption de ses parents Il a fait  trois années d'études avortées à la Solvay Brussels School of Economics and Management (ingénieurs commerciaux de l'Université Libre de Bruxelles).

En 1977, Serge Kubla rejoint le cabinet de Jean Gol, alors secrétaire d'État à l'Économie régionale wallonne, après avoir milité un temps au sein du Rassemblement wallon. Il est élu échevin (1977), puis bourgmestre de Waterloo (1983).

Il est constamment réélu comme député, d'abord à la Chambre, puis au Parlement wallon à partir de 1999. Il devient cette année-là ministre de l'Économie du Gouvernement wallon et il le reste jusqu'en 2004, date à laquelle son parti, le MR, rejoint les rangs de l'opposition.

Avec Maurice Bayenet, José Daras et Albert Liénard, il dépose une proposition de décret visant à doter la Wallonie d’un jour de fête et d’emblèmes officiels. À titre personnel, Serge Kubla est partisan de fixer la date du 27 septembre pour commémorer la Fête de la Wallonie. Il votera les décrets fixant le drapeau jaune au coq hardi rouge, dessiné par Pierre Paulus, un hymne : le Chant des Wallons et le 3e dimanche de septembre comme jour officiel de la Fête de la Wallonie qui sont adoptés le 15 juillet 1998 par le Parlement wallon.

En 2001, Serge Kubla remanie la SOGEPA autour d'une nouvelle structure, la FWPMI, et place son frère à sa tête.

En septembre 2014, Serge Kubla est élevé au rang d’Officier du Mérite wallon.

Le 24 février 2015, le politicien est placé sous mandat d’arrêt et écroué à la prison de Saint-Gilles, pour une affaire de corruption au Congo.

L'homme aurait servi d'intermédiaire pour le groupe industriel. Il est notamment question d'une société écran créée à Malte par l'intéressé, via laquelle il aurait facturé des frais de consultance de plusieurs centaines de milliers d'euros à une entité de Duferco Participations Holding SA. Un compte suisse ouvert auprès de la banque privée du Groupe Pictet est aussi évoqué. Celui-ci aurait remis 20 000 euros à Chantal Ngalula, l'épouse de l'ancien Premier ministre congolais, en exercice entre 2008 et 2012, dans les enceintes du prestigieux The President Brussels Hotel à titre d'acompte sur une somme évaluée à 500 000 euros.

C'est à partir de ce compte bancaire que l'ancien bourgmestre de Waterloo aurait retiré cet argent en liquide, via une filiale au Luxembourg. 

En disgrâce, son parti politique réclamait sa démission. Le 26 février 2015, son mandat d'arrêt est levé et il recouvre sa liberté, tout en restant inculpé.

Le 28 février 2015, il démissionne de son mandat de bourgmestre, repris par Florence Reuter. Une dizaine d'inculpés sont concernés par cette affaire qui porte sur des faux et usages de faux, corruption et blanchiment d'argent.

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Serge Kubla, #Belgique, #Politique, #Mouvement Réformateur, #Congo

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