musique bolivienne

Publié le 30 Mars 2017

Les Aymaras (parfois sans « s » ou parfois orthographié Aimara) désigne le peuple appelé également peuple Qolla, Kolla ou Colla, originaire de la région du lac Titicaca au croisement de la Bolivie, du Pérou, de l'Argentine et du Chili1.

Histoire

Comme pour la plupart des peuples originaires d’Amérique, il n'y a pas ou peu de documents relatant l'histoire du peuple aymara2. Quelques bribes nous sont parvenues au travers des chroniques qui relatent l'époque de la conquête ainsi que quelques récits précolombiens.

On sait cependant de façon certaine que le peuple aymara n'était pas le premier à peupler la région du Titicaca et l'altiplano. Sur la question de l'origine de ce peuple, il y a aujourd'hui plusieurs théories, notamment la théorie localiste qui voudrait que la répartition actuelle de la langue aymara s'explique par l'essor de quelques communautés des abords du lac en direction de l'altiplano.

Une autre théorie situe l'origine du peuple aymara dans les Andes centrales du Pérou, entre Huarochirí, Yauyos, Cañete et Nazca. Ces régions, actuellement de langue quechua, faisaient autrefois partie de l'aire aymaraphone. Une troisième théorie situe l'origine du côté de la côte du Pacifique au nord du Chili.

Le peuple aymara arrive sur les pourtours du lac Titicaca deux siècles avant notre ère, il concurrence alors les peuplades Uros qu'il repousse vers les rives moins fertiles du lac et les remplace peu à peu dans la région. Développant une culture originale et basant son économie sur le développement de l'agriculture et de l'élevage ainsi que le commerce avec les peuples alentour, le peuple prospère sur les rives bien abritées du lac. S'ensuit une période d'expansion, on retrouve de nombreuses traces archéologiques en direction sud-est du lac principalement.

C'est en passant à un stade impérial (contrairement à ce qui est parfois dit, Tiwanaku, dont le déclin se situe vers l'an 700, est antérieur à la domination aymara) que la culture commence à se répandre dans la Cordillère des Andes : on la retrouve sur tout l'altiplano, sur la côte, depuis Arica, au Chili, jusqu'à Lima, au Pérou et au sud-est, jusqu'en Argentine. Atteignant son apogée vers l'an 900 de notre ère, la domination impériale aymara va décliner pour laisser place à plusieurs royaumes et chefferies de langue et culture aymara. Ce sont ces chefferies prospères mais rivales que rencontrent les Incas lors de leur expansion vers le sud. Parmi celles-ci, on connaît les royaumes rivaux Lupaqas et Pacajes situés sur la rive sud-ouest du lac. On ne sait pas exactement si les Aymaras se sont intégrés pacifiquement à l'empire, comme le décrit Inca Garcilaso de la Vega, ou s'ils ont livré bataille à l'Inca. L'ensemble des peuples de langue aymara sont progressivement intégrés au Qollasuyu, le quart sud de l'empire Inca. Après la conquête et la chute du régime Inca, le peuple aymara passe sous domination de la couronne d'Espagne. Cette période sera parsemée de révoltes paysannes causées par les difficiles conditions de vie des communautés. Au début du xixe siècle, les Aymaras participent aux combats pour l'indépendance de la Bolivie, mais leurs conditions de vie ne seront pas améliorées sous le pouvoir des républiques.

 

Culture

L'aymara compte environ deux millions de locuteurs, essentiellement en Bolivie. Bien que son origine ne soit pas claire, le wiphala est le drapeau composé de carrés de sept couleurs différentes qui identifie ce groupe ethnique. La principale contribution de l'ancienne culture aymara à l'humanité est peut-être la domestication de plus de 200 variétés la pomme de terre, Il ont également été des pionniers en inventant la technique de déshydratation de la pomme de terre à des fins de stockage3.

Influencés par le culte de la Pachamama, la divinité principale des Aymaras, implique des valeurs de réciprocité, et une organisation sociale basée entre la nature et l'homme, la culture Aymara est devenue le support socio-économique de l'Empire Inca. En effet, ils pratiquaient le système ayni, une forme d'entraide entre les seigneuries aymaras, qui étaient constituées clans familiaux. Dans lequel le mérite consistait à donner et non à accumuler ce qui générait naturellement du prestige au sein de la société4.

Selon les croyances spirituelles répandues pour les Aymaras, toute notion est double, c'est-à-dire homme-femme, jour-nuit ou haut-bas. Ces pôles opposés ne se combattent pas, mais se complètent, pour former un tout5.

La majorité de la population de la culture Aymara est aujourd'hui catholique coexistant avec un syncrétisme des anciennes croyances indigènes avec les pratiques établies par le christianisme qui s'expriment dans différentes célébrations religieuses comme la Semaine Sainte ou le Jour des Morts6.

Selon le calendrier, le nouvel an Aymara, elle est célébré chaque 21 juin, autrefois elle était célébrée avec la cérémonie de l'Inti Raymi7 qui accueillent l'aube avec des danses rituelles.

Il existe de nombreuses danses d'origine aymara. Elles sont classées en deux groupes : les danses indigènes et les danses métisses. Les origines des danses indigènes sont anciennes (précolombiennes), elles ont donc peu d'éléments d'origine européenne. Malheureusement, ces danses ne sont guère acceptées dans les villes, n'étant pratiquées que par les Aymara ruraux. Parmi ces danses : Sikuris, Pinkillus, Chaqallus, Lawa K'umus, Chuqilas, K'usillos8. D'autres sont la manifestation des rapports avec les nouvelles communautés africaines (Tundiqui par exemple). Les instruments de musique traditionnels sont le charango, le quena, le zampona, le bombo, et le rondador.

Jusque dans les années 1960, ces instruments étaient rejetés par les citadins et n'étaient joués que par les autochtones des zones rurales et reculées. A partir de la seconde moitié des années 1960, la jeunesse chilienne entame un mouvement politico-culturel à caractère rebelle. Cette attitude prend comme symbole un mouvement musical appelé Nueva canción ou encore chant de protestation interprété exclusivement par ces instruments de musique indigènes9. Les premiers ont été Victor Jara, Inti Illimani, Kollawara et Quilapayún (qui ont également collaboré avec de multiples personnalités, telles que Victor Jara, Mikis Theodorakis, Jean-Louis Barrault, Jane Fonda, Mercedes Sosa, Daniel Mesguich, le groupe Inti-Illimani, Roberto Matta, Julio Cortazar, etc.). Plus tard, cette musique est diffusée par les étudiants des autres pays andins, en particulier de la Bolivie et du Pérou, qui étaient à l'époque sous des gouvernements militaires / dictatoriaux.

Au début des années 1980, la Nueva canción met de côté son message politique et est commercialement acceptée, se transformant en musique andine10.

Notes et références

  1.  Encyclopædia Universalis, « AYMARAS » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le 2 août 2021)
  2.  Encyclopædia Universalis, « AYMARAS » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le 2 août 2021)
  3.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  4.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  5.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  6.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  7.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  8.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  9.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  10.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)

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Publié le 24 Juillet 2015

Tundiqui ou Tundique, est un terme d'origine indéterminée, qui correspond à trois types de danses originaires du Pérou et de Bolivie. Il existe trois danses apparentées appelées Tundique, Tuntuna et Caporales de la Tuntuna, qui sont apparues à des époques successives1. Ces danses sont à rapprocher de la saya, des morenada et des caporales (contremaîtres) de par le contexte et les origines, les influences afro américaines. Le tundiqui est une danse mais aussi un style musical. Le rythme est marqué par les clochettes que bourreau attache aux pieds des esclaves2,3. La danse de Tundiqui a suscité en Bolivie des controverses à cause du message central de la chorégraphie : se moquer de l'identité Afro-Américaine4.

 

En Bolivie

Les origines précises font l'objet de débats, la plupart des spécialistes concluant que la danse était inspirée des esclaves africains amenés en Bolivie pour travailler dans les mines ou de l'intégration ultérieure des Africains dans la communauté Yungas près de La Paz5.

La danse est décrite par l'historien et etnologue et folkloriste bolivien Manuel Rigoberto Paredes Iturri (1870-1950)6 dans son livre "Art en la altiplanicie", écrit en 1913. Il y traite du folklore sur le haut plateau bolivien, dans la sphère géographique de La Paz. Il décrit la danse comme une danse d'hommes de couleur mais aussi de métis. La condescendance et les préjugés vis à vis des afro-boliviens est à recontextualiser : elle était courante à l'époque7. Une référence plus ancienne de cette danse avait été mentionnée par le même auteur dans le livre "Monografía de la Province de Puna" en 1898, livre disponible à la Bibliothèque Municipale de La Paz.

Le costume est composé d'un pantalon et veste blanc. Il tient dans ses mains deux morceaux de bois coupés et avec dentures permettant de produire un son âpre avec le frottement de les deux parties et des clochettes aux pieds. Ils entonnent des chants rythmés par le mouvement des clochettes et le son des bois. Ils chantent et dansent avec beaucoup de rythme, sans perdre un moment la mesure. Le noir montre toujours des aptitudes spéciales pour la danse c’est pourquoi les métis, ceux qui font des tundiques, ne comprennent pas la grâce de celui-ci8.

La Tundique appartient à une tradition de danses en Amérique latine connue sous le nom de Danza de los Negritos et appartient aussi à une multitude de danses andines satiriques qui représentent la noirceur, appelées negrerías. En Bolivie le Tundiqui est appelé aussi " de los Negritos" car il était dansé par des métis grimés en africain et dirigés par un "caporal" (contremaître)9. La danse reflète la grandeur de ces contremaîtres esclavagistes à l'époque de la colonisation espagnole10.

Il se danse lors des fêtes comme le Carnaval d'Oruro, avec des ensembles tel que les “Negritos de Pagador” fondé en 1956 et "Negritos Unidos de la Saya" fondé en 1957, les deux groupements sont encore actifs aujourd'hui.

On le danse aussi au début de la Fiesta de Jesús del Gran Poder (Fête de Jesús du Grand Pouvoir) dans la ville de La Paz avec la fraternité des "Negritos del Colegio Nacional San Simón de Ayacucho" fondée en 197311.

Il y a eu certaines restrictions, par exemple, il est interdit d'utiliser le blackface et de fouetter les gens pendant la danse comme s'ils étaient des esclaves. Pourtant, ces choses continuent de se produire12,13.

Le Tundiqui n'exprime pas l'identité culturelle des personnes d'ascendance africaine, au contraire, il la dégénère, exhibant l'humiliation et la souffrance des (des) afro-descendants, car le président du comité soutient la dénonciation des propos racistes et/ou des attitudes discriminatoires qui portent atteinte à la dignité humaine, a déclaré Félix Cárdenas, vice-ministre de la Décolonisation. La lutte contre le racisme et la discrimination du peuple afro-bolivien a commencé il y a des années et s'est renforcée en 2013 avec les plaintes présentées aux entités nationales et internationales pour des attitudes de violation des droits de l'homme, la loi 045 sur la lutte contre le racisme et toutes les formes de discrimination et la Constitution politique de l'Etat14,15.

Au Pérou

Emilio Romarin dans son oeuvre "Monografía del Departamento de Puno" en 1928, notait l'origine coloniale du Tundique, l'exécution par certains aymaras et la classait parmi les "danse puneña" : “Tundiquis… de facture coloniale.Les danseurs sont des couples d’hommes et de femmes. L’un des Indiens se déguise en zambo et mulato (mulatres, métis) et marche au son d’une cornemuse faite d’une flûte et d’une vessie gonflée16.

Cette danse semble connue des métis des basses couches du peuple limeño (de Lima) sous le nom de son de los diablos” (1928:212).

Les" Negritos del 10 de Octubre" est un ensemble emblématique du Tundique, dont le nom est un hommage à saint François Borgia ou “Tata Pancho”, patron de Yunguyo. De cet ensemble, Darío Parent Guzmán disait: “Los Negritos de 10 de Octubre… la danse noire de Yunguyo… est né sous la domination espagnole. (…) Les paysans de ces village ont appris les danses africaines et tropicales et les ont incorporées à leur répertoire avec quelques modifications (…) maintenant (…) les métis ont retiré aux paysans le droit de l'interpréter” (C 19/11/64).

Dans les années 1930 les ensembles de Tundique ont cessé de participer à la Festividad Virgen de la Candelaria . Ainsi, en 1943 il notait : “depuis quelques années, beaucoup de ces danses typiques ont disparu : le monotone ‘danzante’ et ses multiples clochettes, les ‘Tundiques’ avec ses paroles subversives donnaient de plus en plus de tracas aux autorités de police” (LA 3/2/43). Trois décennies après, il reparaissait lors de la fête patronale puneña ; en 1968 ont été organisés les Tundiques de Yunguyo (LA 8/2/68); en 1970 Tundiques du Quartier Indépendance (LA 7/2/70); et en 1972 Tundiques du Quartier Orkopata (LA 8/2/72). En 1959 dans un concours scolaire de Tundique (EEP 4/7/59). En 1964, dans le concours de Ácora, participaient lesTundiques de Tancani (EEP 24/2/64). Ces dernières années lors du Carnaval de Juliaca était présente l'École d'Art José Carlos Mariátegui Zambos Tundiques.17,18,19

Tundiqui afrobolivien

Le tundique ou tundiqui, fait référence à un type de villancicos (chants de Noël) de la communauté afrobolivienne, qui aurait servi de base à l'émergence d'une autre danse, La Danza de Caporales qui est une danse néo-folklorique créée en 1969 par les frères de la famille Estrada de Chijini, un quartier populaire de La Paz, en Bolivie qui est rapidement devenue un succès auprès des jeunes. Elle est arrivé au Pérou au début des années 1970 et s'est rapidement propagé à travers l'Amérique du Sud et le monde20,21.

il est toujours dansé lors de la fête de San Benito, dans la région afrobolivienne des Yungas.

Il est évoqué dans le titre "fiesta de san Benito" repris par le groupe chilien Inti-Illimani,

c'est le tundique le plus fameux :

« Dónde está mi negra bailando con la saya de tundiki, bailando.

Dónde se ha metido mi negra, cargada de su guagüita, bailando

Negra, samba, aunque tunante siempre adelante.

Hay un lorito con su monito. Es un regalo de San Benito para la fiesta de los negritos.

Un viejo caña con su caballo, están durmiendo en su cabaña.

Ya nos vamos, ya nos vamos cantando, con la saya de tundiki cantando, con la saya de tundiki bailando... Fiesta de San Benito (Los Yungas-La Paz) »


Il est interprété par ce groupe par un ensemble de guitare, charango, quenas et zampona, avec bien sûr les percussions habituelles dont celles produisant le raclement, crécelles ou güiro.

Notes et références

  1.  « TUNDIQUE, TUNTUNA Y CAPORALES DE LA TUNTUNA FOLKLORE MARINERA PERU TODAS LAS SANGRES » [archive], sur todaslassangres.com (consulté le 28 juillet 2021)
  2.  « Défilé Bolivien | J.B. PRODUCTION » [archive], sur www.jbproduction.fr(consulté le 27 juillet 2021)
  3.  « TUNDIQUE, TUNTUNA Y CAPORALES DE LA TUNTUNA FOLKLORE MARINERA PERU TODAS LAS SANGRES » [archive], sur todaslassangres.com (consulté le 28 juillet 2021)
  4.  (en-US) María Mercedes Martínez Milantchi et Nereida Apaza Mamani, « Artist Perspectives on the Politics of Andean Negrería Dances » [archive], sur ReVista (consulté le 27 juillet 2021)
  5.  (en-US) « Moreno (Caporal Tundiqui) – Second Face » [archive](consulté le 27 juillet 2021)
  6.  « Manuel Rigoberto Paredes / Biografía .: Un día en la historia de Bolivia » [archive], sur www.historia.com.bo (consulté le 27 juillet 2021)
  7.  (es) « El Tundiqui es un baile de dolor para los Afrobolivianos » [archive], sur RC Noticias de Bolivia,  (consulté le 27 juillet 2021)
  8.  « Paredes (M. Rigoberto). El arte en la Altiplanicie (Folk-lore) [L'art dans le haut-plateau (Folk-lore)]. La Paz, 1913. », Journal de la société des américanistes, vol. 11, no 1,‎ , p. 309–310 (lire en ligne [archive], consulté en 22 de mayo de 2020)
  9.  « CAPORALES - Espagnol Traduction - Exemples Utilisation Caporales Dans Une Phrase En Français » [archive], sur tr-ex.me (consulté le27 juillet 2021)
  10.  (en) Danielle Roper, « Blackface at the Andean Fiesta: Performing Blackness in the Danza de Caporales », Latin American Research Review, vol. 54, no 2,‎ , p. 381–397 (ISSN 1542-4278,DOI 10.25222/larr.300, lire en ligne [archive], consulté le 28 juillet 2021)
  11.  « Bolivie: les vrais enjeux de la fête de Gran Poder » [archive], sur RFI,  (consulté le 27 juillet 2021)
  12.  (en-US) María Mercedes Martínez Milantchi et Nereida Apaza Mamani, « Artist Perspectives on the Politics of Andean Negrería Dances » [archive], sur ReVista (consulté le 27 juillet 2021)
  13.  (en) Danielle Roper, « Blackface at the Andean Fiesta: Performing Blackness in the Danza de Caporales », Latin American Research Review, vol. 54, no 2,‎ , p. 381–397 (ISSN 1542-4278,DOI 10.25222/larr.300, lire en ligne [archive], consulté le 28 juillet 2021)
  14.  (es) jcr.E489204d, « Comité Contra el Racismo prohíbe el baile del Tundiqui » [archive], sur Erbol Digital Archivo,  (consulté le27 juillet 2021)
  15.  (en) « Eliminarán el racismo de la danza tundiqui » [archive], sur La Razón | Noticias de Bolivia y el Mundo (consulté le 27 juillet 2021)
  16.  (es) « Monografia del Departamento de Puno de Emilio Romero: Good Hardcover (1928) | Books From California » [archive], sur www.iberlibro.com(consulté le 27 juillet 2021)
  17. http://www.losandes.com.pe/oweb/Cultural/20110213/46332.html#:~:text=Los%20Caporales%20es%20una%20expresi%C3%B3n,colonial%2C%20inclusive%20al%20per%C3%ADodo%20prehisp%C3%A1nico [archive].
  18.  https://perucaporal.com/ritmo-del-quirqui_entre-la-saya-y-el-tundique/ [archive]
  19.  https://perucaporal.com/historia-del-caporal/ [archive]
  20.  Javier Salas Ávila. « SAYAS, TUNDIQUES, TUNTUNAS Y CAPORALES (Parte 1) [archive] » , CENDAF PERU. 
  21.  (en) Danielle Roper, « Blackface at the Andean Fiesta: Performing Blackness in the Danza de Caporales », Latin American Research Review, vol. 54, no 2,‎ , p. 381–397 (ISSN 1542-4278,DOI 10.25222/larr.300, lire en ligne [archive], consulté le 28 juillet 2021)

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Rédigé par Last Night in Orient

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