musique cubaine

Publié le 8 Avril 2019

Danse d'origine cubaine et voisine de la salsa, le mambo est particulièrement apprécié sur le continent américain. La mode du mambo va durer jusqu'à l'arrivée du cha-cha-cha en 1954.

Israel « Cachao » López (né le 14 septembre 1918 à La Havane, la capitale de Cuba et mort le 22 mars 2008 à Coral Gables en Floride aux États-Unis) était un contrebassiste et compositeur cubain de génie, considéré comme l'« inventeur » du mambo. Exilé aux États-Unis depuis les années 1960, il n’a acquis une renommée internationale qu’après un renouveau de sa carrière dans les années 1990.

Né dans une famille de musiciens à La Havane, Cachao et son frère aîné Orestes ont été à l'origine de l'un des charangas les plus prolifiques de Cuba, Arcaño y sus Maravillas. Cachao est considéré comme un maître de la descarga (variante latine du « bœuf » entre musiciens en français ou « jam » en anglais).

Avec son frère Orestes López , il a inventé le nuevo ritmo à la fin des années 1930, qui était intégré dans les morceaux de danzón.  C'est à cette époque que tous deux créent le mambo, en mêlant au danzón traditionnel cubain une ligne de basse syncopée. Les instruments du danzón sont le piano, la trompette, la clarinette, la flûte, les timbales güiro, sa popularité remonte à 1900-1940, sa date d’origine la deuxième moitié du XIXe siècle à Cuba.

Il émigre en Espagne en 1961 et s'installe aux États-Unis en 1963, entamant une carrière de musicien de session et de concert pour divers groupes à New York.

Dans les années 1970, Cachao est tombé dans l’ombre après avoir déménagé à Las Vegas puis à Miami.

Dans les années 1990, il est redécouvert par l'acteur Andy García, qui le ramène à la pointe de la scène musicale latine avec la sortie d'un documentaire et de plusieurs albums.

Cachao a remporté plusieurs Grammy Awards en tant que compositeur et bassiste pour d'autres artistes tels que Gloria Estefan.

Tout au long de sa carrière, il a également joué et enregistré dans une variété de styles allant de la musique classique à la salsa. 

Cachao López meurt le 22 mars 2008, à l'âge de 89 ans, à Coral Gables, en Floride, à la suite de complications résultant d'une insuffisance rénale.

Le 7 novembre 2006, Cachao a reçu un doctorat honorifique en musique du Berklee College of Music au cours de la célébration de la culture latine de Berklee.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #musique cubaine, #Musiques latines, #Cachao, #mambo, #Israel « Cachao » López, #Danzón, #descarga, #nuevo ritmo

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Publié le 6 Février 2019

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Le mambo est un genre musical cubain et un style de danse populaire inventé dans les années 1930 par le musicien et compositeur cubain Arsenio Rodríguez,  développé à La Havane par Cachao et popularisé par Dámaso Pérez Prado et Benny Moré. Cette danse est une fusion de deux rythmes : la rumba et le swing des musiciens de jazz. Le mambo n'a pas de cadence déterminée. Aux instruments traditionnels de la rumba, s'ajoutent ceux de la batterie de jazz1.

Lorsque le Mambo fait son apparition à la fin des années 1940, le monde se remet à peine du second conflit mondial, et le style musical se popularise, depuis Cuba, jusqu'à New York, Los Angeles, en passant par Mexico et bientôt la Mambomania s'empare des pistes de danse du monde entier2..

Le cha-cha-chá a remplacé le mambo dans les années 19503.

Historique

Le mot mambo est d'origine bantoue, il signifie « voix en chœur ». Au Congo, il désigne des berceuses ou des chants sacrés4.

En 1937, Oreste López Valdes, joueur de violoncelle cubain du conjunto de danzón « Antonio Arcaño y sus Maravillas » avec à la contrebasse son petit frère Israel « Cachao », compose un morceau nommé Mambo à partir du Nuevo ritmo du danzón5.

Influencés par le jazz de Stan Kenton et Dizzy Gillespie, les frères López vont transformer leur « conjunto » en orchestre incorporant 4 saxophones, 4 trompettes, piano, basse, maracas, congas, timbales. Dámaso Pérez Prado, pianiste de l'Orquesta Casíno de la Playa est alors emballé par ce rythme mais, ne rencontrant pas le succès à Cuba, il part au Mexique où il rencontre Benny Moré, surnommé « el rey del mambo » (le roi du mambo), ainsi que Carlos Colorado, le fondateur du groupe Sonora Santanera.

C'est avec Francisco « Machito » Grillo et Pérez Prado que la danse Mambo (dérivée de la rumba) naît dans les night-clubs « Los Angeles Dance » de Mexico et « La Tropicana » de la Havane en 1943, avant de conquérir New York en 1949, au « Park Plaza Hotel Ballroom » de Harlem d'abord, puis dans les clubs Palladium, China Doll, Havana Madrid et Birdland. Le Palladium était une immense salle de bal pouvant accueillir mille couples6 située à l'angle de Broadway et de la 53e rue.

Le mambo a été programmé d'abord le dimanche matin, puis les mercredis soir et enfin tous les jours, avec les orchestres de Tito Puente, Tito Rodriguez et Jose Curbelo.

Le mambo et la samba furent introduits pour la première fois en Europe par José Gandimbas7 et son orchestre « Jo and the Latin boys »8 aux « ambassadeurs » de Paris en 1945 avec « Che mambo che »9. En 1947, Jose Gandimbas10 introduira aussi en Europe le Boléro Mambo à Deauville, France.

En 1954, le Mambo connaît une grande popularité aux États-Unis grâce aux succès de Perry Como (Papa Loves Mambo) et Rosemary Clooney (Mambo Italiano). En France, ces morceaux seront repris par Dario Moreno.

La mode du mambo (mambomania ou mambo craze en anglais) va durer jusqu'à l'arrivée du cha-cha-cha en 1954.

À la suite du succès de Lou Bega en 1999 qui avait repris Mambo No. 5 de Perez Prado façon dance11, d'autres groupes ont mélangé le mambo avec la dance : Shaft Mucho Mambo (Sway), reprise de Quien sera (Sway) et Mambo Italiano

Origines du mambo

Le Mambo est originaire de l'île de Cuba. Son plus proche parent est le danzón, lui-même dérivé de la charanga ou de la tumba francesa qui fut introduite à Cuba par des Haïtiens fuyant la révolution (on s’accorde à dire que ce genre musical est devenu danzón dans les années 1920). En 1938, Oreste López Valdes composa un danzón intitulé Mambo qui se terminait par une improvisation sur un rythme rapide (section musicale jusque-là inconnue dans le danzón)12. Arcaño (leader du groupe dont Orestes Lopez faisait partie) modifia aussi quelque peu la composition instrumentale habituelle des groupes jouant du danzón (pour l’essentiel, il remplaça la basse usuelle par une basse de son), créant ainsi ce qui devait rapidement être connu sous le nom danzón-mambo. Mambo se référait alors à la section rapide placée à la fin du morceau, tandis que danzón se référait aux deux sections traditionnelles de la musique du même nom. Le mambo devait naître en tant que genre musical à part entière, lorsque furent enregistrés des morceaux ne jouant que la section finale. Enfin précisons que cette musique, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est le fruit de nombreux raffinements qui ont eu lieu notamment en Amérique du Nord, à qui l’on doit l’introduction d’instruments provenant du jazz.

Danse

Danse d'origine cubaine dont la salsa est l'héritière, le mambo est particulièrement apprécié sur le continent américain.

Le mambo se danse sur un rythme musical 4/4. Un pas de base se fait sur 8 temps, correspondant à 12 mouvements. 1 et 2, 3 et 4, 5 et 6, 7 et 8. Il y a un petit arrêt dans les mouvements sur les comptes pairs.

Les danseurs se font face car leurs pas de bases sont réalisés en miroir l'un par rapport à l'autre.

Les partenaires sont en position fermée (type latine). Certains danseurs de mambo enserrent la taille de leur partenaire dans leur bras droit et posent donc leur main droite sur la hanche gauche de la danseuse : les deux partenaires sont alors collés l'un à l'autre.

Films thématiques

Notes et références

  1.  Encyclopædia Universalis‎, « MAMBO, danse » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  2.  « Les origines » [archive], sur France Musique (consulté le )
  3.  (en) « mambo | dance | Britannica » [archive], sur www.britannica.com(consulté le )
  4.  « Mambo », sur musicmot.com [archive], 2019 (consulté le 13 septembre 2019).
  5.  (es) « Orestes López Valdés » [archive], sur Cubanos Famosos (consulté le )
  6.  Le Palladium [archive]
  7.  José Gandimbas [archive]
  8.  orchestre « Jo and the Latin boys » [archive]
  9.  « Che mambo che » [archive]
  10.  Deauville [archive]
  11.  Last Night in Orient- LNO ©, « Lou Bega - Mambo No. 5 (A Little Bit of...) » [archive], sur Last Night in Orient (consulté le )
  12.  « Orestes López Valdés - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu (consulté le )

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Rédigé par don barbaro

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Publié le 3 Décembre 2018

Valoriser la parole comme antidote à tout ce qui menace la dignité humaine et pour sauvegarder la langue, la connaissance, la beauté et la pensée.

Rodríguez, musicalement et politiquement, est un symbole de la gauche latino-américaine . Ses paroles sont particulièrement introspectives, alors que ses chansons combinent romantisme, érotisme, existentialisme, politique révolutionnaire et idéalisme. En tant qu'humaniste, ses chansons traduisent souvent une vision du monde laïque, où l'humanité doit tirer le meilleur de ce monde. Il a été qualifié de " John Lennon de Cuba ".

Silvio Rodríguez Domínguez, né le 29 novembre 1946 à San Antonio de los Baños, est un musicien, poète et compositeur cubain. Il fait partie du mouvement musical dit de « la nueva trova ». Rodríguez, musicalement et politiquement, est un symbole de la gauche latino-américaine. Ses paroles sont particulièrement introspectives, alors que ses chansons combinent romantisme, érotisme, existentialisme, politique révolutionnaire et idéalisme. En tant qu'humaniste, ses chansons traduisent souvent une vision du monde laïque, où l'humanité doit tirer le meilleur de ce monde. Il a été qualifié de " John Lennon de Cuba "1. Beaucoup de ses chansons sont devenues des classiques de la musique latino-américaine , comme "Ojalá", "Playa Girón", "Unicornio", "Sueño con Serpientes", "Vamos a andar" et "La maza". Parmi ses autres chansons bien connues figurent des hymnes politiques comme « Fusil contra fusil » et « Canción del Elegido », et des mélodies poétiques comme « A donde van » et « Noche sin fin y mar ». Il a sorti plus de 20 albums.

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