musique marocaine

Publié le 20 Juin 2026

Si le Melhoun est avant tout une poésie textuelle et mélodique, la Dakka (qui signifie littéralement « frappe » ou « percussion » en arabe) est une explosion d'énergie pure. C'est un art total qui fusionne la poésie du Melhoun, des chants collectifs, des frappes de mains chirurgicales et des percussions.

​À Taroudant, cet art a une identité tellement forte qu'on l'appelle aussi la Griha ou l'Ayte (le cri / l'appel).

​Les secrets de sa structure : du calme à la transe

​Une performance de Dakka Roudania ne commence jamais à fond de train. C'est une montée en puissance méticuleuse qui se déroule généralement en trois grandes étapes :

  1. Le Chant de la Griha (L'introduction spirituelle) : Les artistes s'asseyent en cercle. Menés par un maître comme Omar Bouri, ils commencent par chanter des textes poétiques très lents, souvent religieux ou soufis, en s'accompagnant de petites percussions. L'ambiance est solennelle, presque mystique.
  2. La Frappe synchrone (L'entrée du rythme) : C'est là que la magie opère. Les musiciens se lèvent. Le rythme s'installe, basé sur un claquement de mains collectif d'une précision millimétrique. Tout le monde doit frapper exactement au même instant. Les pieds martèlent le sol en parfaite cadence.
  3. La Dridka (La transe finale) : Le tempo s'accélère soudainement. Les instruments principaux (comme la Taârija, ce petit tambour en terre cuite) entrent dans une frénésie rythmique. Les chants deviennent des refrains scandés à l'unisson par le chœur, et la performance atteint un pic d'énergie festive incroyable.
​Un art né chez les tanneurs

​Tout comme le Melhoun, la Dakka Roudania est un art profondément ouvrier. À l'origine, elle était pratiquée et préservée par les corporations de tanneurs de Taroudant. Après de longues et dures journées à travailler le cuir dans les tanneries de la médina, les artisans se réunissaient le soir ou lors des fêtes religieuses (comme Achoura) pour évacuer la fatigue et célébrer leur communauté à travers ces rythmes.

Le saviez-vous ? La Dakka existe aussi à Marrakech (la Dakka Marrakchia), mais les puristes vous diront que la version de Taroudant (Roudania) a conservé un lien beaucoup plus intime, poétique et direct avec les textes originaux du Melhoun.

 

​C'est ce savant mélange entre la puissance du rythme de la rue et la noblesse des textes poétiques qui rend cet art unique. 

Qu'est-ce que la Dakka Roudania ?

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Taroudant, #melhoun marocain, #Dakka, #Musique marocaine

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Publié le 20 Juin 2026

Le blog « Last Night in Orient » (LNO), fondé et animé par Mario Scolas, est une véritable référence pour les amateurs de musiques orientales, maghrébines et arabes. Il consacre une part immense de son contenu au Melhoun (ou Malhun), cet art poético-musical ancestral typique du Maroc et du Maghreb.

​Voici un aperçu des thématiques et des types d'articles relatifs au Melhoun que vous pouvez retrouver sur ce blog :

​1. Présentation des maîtres et des interprètes du Melhoun

​Le blog propose de nombreux portraits et hommages aux grandes figures de ce style. Vous y trouverez des articles dédiés à des artistes emblématiques comme :

  • Haj Houcine Toulali : L'une des figures de proue incontournables du Melhoun de Meknès.
  • Thami Harouchi ou Sanaa Marahati : Représentants des générations qui perpétuent cette tradition.
  • ​Le blog met régulièrement en avant des enregistrements rares, des concerts ou des prestations télévisées de ces artistes pour faire découvrir la richesse de leur interprétation.
​2. Analyse des poèmes (Qaçidas)

​Le Melhoun est avant tout de la poésie populaire chantée en arabe dialectal (darija). Les articles du blog s'attardent souvent sur le sens et l'histoire des textes les plus célèbres, tels que :

  • El Harraz (Le Gardien)
  • El Ghamza
  • ​Ces œuvres abordent des thèmes variés qui vont de l'amour courtois à la satire, en passant par la spiritualité et la description de la nature ou de la gastronomie locale.
​3. Focus sur les centres historiques du Melhoun

​Le blog explore l'ancrage géographique de cet art à travers des articles dédiés aux villes marocaines qui en sont les bastions traditionnels, notamment Meknès, Fès, Salé, Marrakech et Taroudant. Il retrace comment ces corporations d'artisans (les Maâlem) ont créé et préservé ce patrimoine à travers les siècles.

​4. Actualités culturelles et reconnaissance internationale

​Le blog relaie également l'actualité contemporaine liée à ce genre musical, notamment :

Où les trouver ?

Pour consulter directement ces articles, vous pouvez vous rendre sur le site officiel du blog (hébergé sur la plateforme Overblog sous l'adresse générale musique-arabe.over-blog.com) et utiliser leur barre de recherche interne avec le mot-clé "Melhoun". Vous y découvrirez des dizaines de billets enrichis de vidéos, d'analyses et de partages musicaux.L

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #melhoun marocain, #Malhoun, #Musique marocaine

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Publié le 12 Janvier 2020

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