musiques algeriennes

Publié le 12 Décembre 2009

 

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Aïssa El-Djarmouni
, de son vrai nom Aïssa Ben Rabah Merzougui, né à M'toussa (Khenchela) en 1886. Il fut le chantre de la chanson auressienne qui véhiculait l’authenticité et le patrimoine.

Issu d’une famille appartenant à la tribu des Ouled Amara, «Djeramnia». C’est en gardant les moutons qu’il a appris à chanter et à faire face à la solitude. En compagnie de sa troupe constituée de Hadj Mohamed Benzine, Miloud Guerichi (flûtistes) et Mohamed Benderradj (berrah) il commença à chanter vers 1910 et sillonna l’Algérie et le Maghreb.
En 1936 un certain Haroun juif de confession se constitua "Impresario" pour proposer à Aissa d'aller se produire en France. Sitôt dit, sitôt fait, nos deux artistes se retrouvent quelques temps plus tard à Paris pour passer à l'Olympia au cours de la même année. Ils obtinrent un grand succès auprès d'un public nombreux composé en majorité d'Algériens émigrés, de maghrébins et même de quelques européens. Après quoi, le duo, avec toujours le parrainage de Haroun, entreprit l'enregistrement de plusieurs chansons aux éditions Warda-Phone, en disques de 78 et 45 tours. Selon toujours son neveu direct Hadj Allaoua qui nous a été d'un merveilleux secours, 
Ammi Aissa est de retour en Algérie. Plus connu, il organisait de temps à autre un gala populaire au café Ben Gourri à la place d'armes d'Annaba où on l'appréciait déjà beaucoup. Pour rassembler du public les organisateurs d'alors chargeaient les hérauts crieurs publics d'annoncer les galas à travers les différents quartiers de la ville. 

A Tunis, il enregistra deux disques et à Paris, guidé par José Haroun (d’Aïn Beïda), il enregistra des dizaines de disques. Ses premiers enregistrements datent de 1930. Son premier succès 78 tours Nabda Bismillahi sortit en 1933 à Tunis, le second en 1934 à Paris, il sera suivi en 1938 d’une série de 10 disques : Ardawi, Saadaoui, Aïn El-Karma, Yahiaoui, Abidi, Souk-Ahras, Majaoui, Sraoui, Wachi et Srat-Arka.
Une trentaine d’enregistrements en tout, une centaine d’oeuvres, des dizaines de représentations publiques, c’est lui qui chante
Ben Zelmat, Ekkred En-Nouguir.
En 1945, Aïssa Djarmouni est frappé de typhus à Guelma, et transporté à l’hôpital de Constantine où il mourut le 16 janvier 1946.
Il fut enterré à Aïn Beïda où il passa la majeure partie de sa vie artistique. il eut le privilège de chanter à l'Olympia de Paris dès 1937 (à noter qu'il fut le premier arabe et africain à avoir eu ce privilège).

Bien qu analphabète, il marqua de son empreinte le milieu culturel et artistique des Aurès.
Défiant le temps, Aissa Djarmouni continue incroyablement à faire parler de lui, plus de 60 ans après sa mort. En effet, les artistes versés dans la chanson Chaouie inspirent toujours de ses oeuvres et ne s' empêchent pas de nous faire gouter, avec une touche moderne, les airs captivants.

Notons aussi que ses œuvres ont fait l’objet de thèses universitaires en occident ce qui prouve l’intérêt apporté par cette catégorie de musique Algérienne à travers le monde. Il se dit aussi qu’il fut appel à ce dernier par un sourd afin de retrouver ses facultés auditives. 

Depuis de nombreuses années, la ville de Oum el Bouaghi organise le Festival Aïssa Djermouni, manifestation culturelle et artistique importante, qui comporte des expositions, des galas, des conférences, des manifestations folkloriques des pièces théâtrales pour enfants et adultes ainsi que bien évidemment le concours relatif à la Poésie et aux Contes, grande spécialité de l'artiste défunt.

D'ailleurs, est sortie sur la télévision algérienne publique ENtv le feuilleton retraçant la vie du chanteur Aïssa Djermouni très suivie dans le pays

En 2009, cheb Najim, lui rend un vibrant hommage dans son titre Aïn el Karma. 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques algériennes

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Publié le 1 Décembre 2009

 

 

الحرم يا رسول الله

 

الحرم يا رسول الله 0 الحرم يا حبيب الله

الحرم جيت عندك قاصد 0 الحرم يا رسول الله

 

الحرم جيت عندك قاصد 0 يا صاحب الشفاعة الأمجد

خوفي بزلتي نتمرمد 0 يوم الوقوف عند الله

عاري عليك يا محمد 0 عار الغلام على مولاه

 

عاري عليك يا بلقاسم 0 يا صاحب اللواء و الخاتم

راني على أفعالي نادم 0 ما درت باش نلقى الله

ما تبت ما قريت اللازم 0 إبليس غرني بهواه

 

إبليس غرني شيطني 0 للشر و الذنوب رماني

ضيعت في الغرور زماني 0 و الشيب للعذار كساه

ما فقت به حين كساني 0 رأسي بغير مال شراه

 

ما فقت حتى لطمني شيبي 0 و اليوم خفت يظهر عيبي

روحي تعبتها في شبابي 0 و جميع ما فعلت نراه

و ما كتب علي ربي 0 لابد كلته نلقاه

 

في نهار ينتهى اجلي 0 لابد نلتقى بأعمالي

في القبر كيف يكون سؤالي 0 راس المشوم يا ما أقواه

ربي برحمته يغفر لي 0 فضله كثير نترجاه

 

صلوا على الرسول الهادي 0 عين الوجود محمد

تاج الكرام سيد أسيادي 0 سيدي و سيد خلق الله

مداح نمدحك بإنشادي 0 حتى نصير نلقى الله

 

مداح نمدح العدناني 0 بالقلب و العقل و لساني

مولوع به طول زماني 0 ذكره في خاطري ما أحلاه

أحلى من العسل في لساني 0 مدح النبي رسول الله

 

مدح الرسول فيه كرايم 0 و يزيد للقلوب نعايم

أزكى الصلاة عليه و سلم 0 و اثني الرضى على من رضاه

اغفر لسامعين هذا النظام 0 و الوالدين و من رباه

 

محمد بن امسايب مدحك 0 على الناس يفتخر باشكارك

في الخلد ديرنا جيرانك 0 يا سعد من خدم مولاه

سبحان ربنا اللي عزك 0 و أعطاك الفضل و الجاه

 

أعطاك الفضل و الحرمة 0 يا ولد يامنة و حليمة

سعدت بك هذه الأمة 0 شانك رفيع عند الله

غدا يوم القيامة 0 شاعرك لا تنساه

 

الحرم يا رسول الله 0 الحرم يا حبيب الله

الحرم جيت عندك قاصد 0 الحرم يا رسول الله

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 18 Novembre 2009

Qum tara darâhim al-lawz tandafiq ‘an kulli djiha

Wa n-nasîm saqqat-hâ ‘alâ l-hawz wa n-nadâ kabbab ‘alîhâ

Badat talqah waraqat al-djawz djâ bashîr al-khayr ilay-hâ

Ar-riyâd ya‘djab-nî ma-lwân mâ hsanu-h fasl al-khilâ‘a

Yâ nadîm hayya li-l-bustân naghnam fi-d-dunyâ sâ‘a (…)

Wa z-zahru fî r-rawdi y‘abbaq rîhâtu-h rîha dhakiyya

Wa l-yamâm fî-l-ghusni yantaq (...)

Cette chanson était chanté par ces anciens chanteur Algériens comme Reinette l'Oranaise, ou Lili Boniche, et des contemporains d'aujourd'hui du coup on ne sait c'est qui l'auteur.  


Viens-voir l’amandier répandre ses pétales,

Comme une pluie d’argent tout autour de nous.

elles tombent dans l’enclos sous les ailes du zéphyr

Et la rosée les couvre de ses perles matinales.

Et sur les noyers pointent déjà les bourgeons, promesses de bonheur.

Qu’elles sont agréables toutes ces floraisons avec leurs couleurs chatoyantes.

Qu’elle est belle la saison des amants.

Allons, mon compagnon, allons dans le jardin en fête

Goûter le bonheur de l’instant.


Toi qui es amoureux, viens donc

remplis ma coupe d'un vin qui redonne vie

Dans le jardin, les fleurs embaument

et répandent un parfum délicat

le ramier roucoule sur la branche

et son chant d'amour a troublé mon âme.

ma belle me plaît quand prise d'ivresse,

elle me dit :"je t'écoute et je t'obéis"

Allons, mon compagnon, allons dans le jardin en fête

Goûter le bonheur de l’instant.

Blog de Saadane Benbabaali, Maître de conférences à Paris 3 Sorbonne Nouvelle 

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Rédigé par Last Night in Orient

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