musiques du monde

Publié le 24 Juin 2010

Style de musique avec des percussions traditionnelles du Brésil, dont les formules rythmiques en font un sous-genre de la samba.

La batucada est un style musical originaire de Rio de Janeiro avec des percussions traditionnelles du Brésil dont les formules rythmiques en font un sous-genre de la samba. Par extension, on utilise le terme de batucada. Les instruments utilisés pour jouer cette musique sont principalement des percussions : la Caixa de guerra, le Tamborim, le Surdo, le Repinique, le Tarol, la Cuica, le Pandeiro, les Agogos, le Chocalho et le Reco-reco.

Le surdo est un fût droit, large et profond dont le son grave assure les basses et assoît la structure rythmique en battant le tempo. Il est généralement construit en métal et ses membranes peuvent être naturelles ou synthétiques. Il existe des surdos de différentes tailles (de 16 à 26 pouces de diamètre).
 

Le repinique (parfois aussi appelé « repique ») est un tambour d'accompagnement de mêmes proportions que le surdo mais environ trois fois plus petit, et au son clair. Il est aussi utilisé pour des phrases d'appel (démarrages, arrêts des morceaux). Le fût est aussi en métal, ses membranes sont synthétiques.
 

La caixa ou tarol est une caisse claire, un peu comme celles que l'on peut trouver sur des batteries de rock 'n' roll. Cependant, à la différence de ces dernières, son timbre est généralement constitué d'un simple fil d'acier tendu en travers de la peau de frappe. Elle sert elle aussi d'accompagnement en assurant un continuum rythmique ;
 

Le tamborim est un tambourin sans cymbale. Le son est particulièrement sec et aigu. Il sert à effectuer des phrases rythmiques qui ponctuent les morceaux et les font vivre.
 

Le chocalho ou chapinhas est un ensemble de petites cymbales montées sur un réseau de tringles. Le son qu'il produit est répétitif et aigu, et vient renforcer l'accompagnement offert par les caixas ;
 

L'agogô est une cloche à deux tons (parfois trois ou quatre, voire cinq). Il assure une fonction intermédiaire entre la rythmique et la mélodie.
 

La cuica est un membranophone particulier : elle comporte une tige fixée au milieu de la peau. La tige transmet à la peau les vibrations produites lorsqu'on la frotte avec une éponge humide. Les sons produits ressemblent aux cris du singe (d'où l'origine de son nom). La cuica est utilisée pour former une sorte de chant rythmique.
 

L'apito est un sifflet à un ou trois tons. Il permet au chef de batterie d'attirer l'attention de ses musiciens pour les diriger par des signaux conventionnels.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 3 Avril 2009

Depuis plus de deux mille ans, l'Inde est l'un des principaux foyers d'influence musicale en Asie. En Inde, la musique, comme d'autres formes d'art ne connaît pas de vraie division entre l'expression artistique et l'expression religieuse. Le musicien considère son art comme une voie sure et respectée vers la réalisation de la divinité.  L'importance de la musique dans la culture hindoue peut être attestée au moins dès la période védique (environ 2000-1500 à 500 av. J.C).

Les musiques indiennes représentent  les musiques du sous-continent indien sous toutes ses formes et toutes ses variétés englobant ainsi l'Union indienne, le Pakistan, le Bangladesh, le Népal et le Sri Lanka. De même qu'il n'existe pas une langue indienne, mais plusieurs centaines de langues et de dialectes, il n'existe pas, à proprement parler, de musique indienne unifiée.

Dans les pays occidentaux, l'étude de la musique de l'Inde est longtemps restée entre les mains des érudits, qui seuls pouvaient avoir accès aux traités en langue sanskrite ; cependant, pour la plupart, ils ignoraient la musique vivante du continent indien.Avec d'une part l'avènement de l'enregistrement sonore, avec d'autre part la venue de virtuoses indiens dans les salles de concert de l'Occident, on assiste depuis quelques décennies à une réelle diffusion de la musique savante indienne  ; mais on doit en même temps constater une méconnaissance des musiques villageoises, tribales ou citadines, qui demeurent profondément liées à la vie quotidienne des peuples de l'Inde.

 

 

La musique a toujours eu en Inde une double vocation : l'une destinée au temple et aux dieux, l'autre réservée au divertissement et aux démons. Cette dichotomie a séparé les instruments et les musiciens de manière radicale, jusqu'à créer des castes spécifiques.

Selon la mythologie indienne, elle possède une origine divine : c'est par le son que le dieu Brahmâ a créé l'univers. Le dieu Shiva quant à lui jouait  du tambour dameru, et son fils Ganesh jouait lui, comme Hanuman d'ailleurs, du tambour mridang. La déesse Sarasvati, elle, est toujours associée à la vînâ. L'univers a été créé par le son primordial Ôm ; le langage dérive des sons du tambour...

Musique populaire et cinéma

Le développement rapide des communications et l'accès aux médias d'une partie croissante de la population ont contribué à créer, en dépit des différences de langue, ce qu'il conviendrait d'appeler une musique populaire panindienne. Enregistrée et diffusée sous forme électronique, elle a supplanté, dans une large mesure, les musiques traditionnelles et ethniques.

Ce phénomène est dû à l'influence de l'industrie cinématographique indienne, la plus importante du monde, et dont les films, qui répondent le plus souvent à des stéréotypes, comportent de nombreuses chansons et danses. Les chansons tirées de ces films sont jouées, dans les rues, dans l'Inde entière jusque dans les villages les plus reculés. Elles sont également devenues l'une des principales exportations culturelles du pays. Il s'agit d'un genre remarquablement éclectique, qui emprunte librement aux musiques indiennes traditionnelles et aux musiques populaires du monde entier, y compris à certaines structures harmoniques occidentales. 

La musique filmi est le nom donné à la musique composée pour les films indiens, et notamment pour les intermèdes musicaux dansés, obligatoires. Généralement, les morceaux sont disponibles sous forme de cassettes et de CD - piratés à des millions d'exemplaires, ce qui fait que les spectateurs indiens connaissent les chansons lors de la sortie du film parfois avant la sortie en salle. Certains films ne sont bénéficiaires que grâce aux revenus engendrés par leur bande originale. Si ces musiques ne plaisent pas, le film ne sort pas ! C'est par essence, la musique populaire de l'Inde.

La qualité des compositions musicales est très variable, allant du médiocre à l'excellent, ce dernier cas illustré par exemple par A.R. Rahman ou Jatin Lalit. Certains chanteurs ou chanteuses atteignent une notoriété quasiment « héroïque » comme la célèbre Lata Mangeshkar.

 

Tradition classique

L'origine de la musique classique indienne remonte aux temps védiques (avant J-C). Les hymnes du Rig Veda étaient chantés en utilisant trois notes principalement, formant ainsi le Sâma Veda.

La plus ancienne source musicologique fiable et extensive date du IIIe siècle, le Nâtya-shâstra de Muni Bharata,  un ouvrage traitant de danse, de théâtre et de musique.
Le terme de « musique indienne » se réfère toutefois plus généralement à la tradition classique, fondée sur le système mélodique des raga et sur le système rythmique des tala. Cette musique remonte à des milliers d'années, et trouve son origine dans les chants védiques des premiers envahisseurs indo-européens à être entrés dans le sous-continent. Elle a atteint sa forme actuelle au cours des quatre ou cinq cents dernières années. Son évolution, au cours des deux mille dernières années, a été marquée par la rédaction d'une série de traités théoriques, dont la plupart furent écrits en sanskrit.

Le terme le plus souvent utilisé en sanskrit pour désigner la musique, sangit, indique la primauté de la musique vocale et de la danse considérée comme un élément supplémentaire. En effet, s'il n'est pas obligatoire que les musiciens soient de bons danseurs, il est cependant indispensable que les danseurs soient musiciens.

Les invasions musulmanes et l'établissement du sultanat de Delhi au XIIIe siècle, et de l'Empire moghol  au XVIe siècle, dans la partie nord du sous-continent, contribuèrent fortement à une scission de la musique classique, au XVIe siècle, dans deux directions d'évolution opposées : une tradition du Nord (musique hindoustani) et une tradition du Sud (musique karnatique). Toutefois, dans ces deux traditions, le rôle de la musique évolua, depuis sa fonction religieuse originelle, pour accéder au statut de divertissement de cour. Bien que ces deux styles continuent d'être basés sur les raga et les tala, partageant un grand nombre de points communs, ils diffèrent dans le détail pour nécessiter une formation distincte de la part des musiciens. Depuis l'indépendance de l'Union indienne en 1947, la musique de ce pays a fait son apparition dans les salles de concert et les studios d'enregistrement, et sur la scène mondiale.

La gamme indienne
Les sept notes de la gamme indienne sont les suivantes :  Sa, Re, Ga, Ma, Pa, Da, Ni. 

Elles correspondent à peu près au sept notes de la gamme occidentale do, re, mi, fa, sol, la, si. Leurs noms viennent des termes Shadjam (Sa), Rishabam (Re), Gandharam (Ga), Madhyamam (Ma), Panchamam (Pa), Dhaivatham (Da),  
et Nishadam (Ni).

 

Bibliographie

  • Killius, Rolf. Ritual Music and Hindu Rituals of Kerala. New Delhi: B.R. Rhythms, 2006..
  • Manuel, Peter.. Thumri in Historical and Stylistic Perspectives. New Delhi: Motilal Banarsidass, 1989.

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 3 Août 2008

Aziz Sahmaoui, né au Maroc, est un chanteur et multi-instrumentiste de musique Gnawa.

 

Biographie et évolution musicale

C'est aux côtés de Joe Zawinul, sur les scènes de l'Orchestre National de Barbès ou au sein de la formation Ifrikya que beaucoup d'entre nous ont découvert Aziz Sahmaoui. C'était lui, ce berger méditerranéen au sourire indicible, ce mystique de l'extase musicale, ce percussionniste sensuel avec ses karkabous (castagnettes de fer). C'était lui, cette voix qui vous parlait sans fard comme on parle à Dieu, tandis que le sombre guembri, sous ses doigts, égrenait les maximes éternelles. Où qu'il joue, Aziz capte le regard, comme si l'intensité de son bonheur se propageait par onde jusqu'à votre cœur.

« J'ai la chance de venir d'un endroit magique: Marrakech, au Maroc. C'est là que j'ai grandi et que j'ai appris à jouer... » Nous dira t-il.

Avec un copain, il a formé son premier groupe à l'âge de 12 ans, chant, percussions et instruments à cordes.

Le bac. La fac. Un emploi. Il s'est retrouvé employé de banque à Paris le jour, musicien de boîtes le soir. Peu à peu, la musique a pris le pas sur le travail. C'est là qu'il a compris qu'il devait faire un choix.

En réalité, le choix était déjà fait. Il a toujours été musicien. « Je ne peux pas me passer de musique. Je ne suis satisfait que quand je joue. On se sent bien, ça vous équilibre la journée, ça vous donne un sourire... »

A cette époque, aux débuts de l'ONB, tous les soirs la formation était différente, tous les soirs il fallait inventer. Selon les musiciens disponibles, ça devenait du jazz au guembri, des rythmes gnaoua-reggae, du rock berbère, c'était fantastique, qu'elle fut belle cette aventure ! Aziz travaillait aussi sur d'autres projets - comme "Maghreb and Friends" avec Karim Ziad, Nguyên Lê et les B'net Houariates; ou encore avec le guitariste gitan, Nino Joselle, compagnon de Paco de Lucia. Egalement avec le Big Band de la WDR, à Cologne, Aziz participa au projet "Jazz a-la-Arab".

Il y a eu aussi, bien sûr, le défunt Joe Zawinul. Une sacrée école. « ... il y a ce gros moteur qui tourne, tous les musiciens font la même chose en même temps, et puis soudain Joe me fait un signe du menton et il faut que je chante, que je me lance, comme ça, sans préavis... ». Une aventure musicale et humaine magique qui vous transporte dans le monde entier. « ... peu importe d'où vient la musique, elle m'a emmené partout, elle m'emmène demain à Toulouse... »

Propos recueillis par H. Lee

Discographie

Ifrikya & Karim Ziad

  • Dawi - Intuition - 2007

  • Chabiba - Label Sauvage - 2004

  • Ifrikya - ACT Music - 2003

 

Orchestre National de Barbès

  • Poulina - Virgin France - 2000

  • En concert - Tinder - 1998

 

 

Contributions diverses

  • WDR Big Band - Jazz Al' Arab - NRW Records - 2007

  • Joe Zawinul & The Zawinul Syndicate - Vienna Nights - BHM Productions - 2005

  • Niño Josele - Niño Josele - MSI Music - 2003

  • Nguyên Lê - Maghreb & Friends - ACT Music - 1998

 

Liens internet


Myspace
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Aziz_Sahmaoui »

Droit d'auteur : Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).

 

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Rédigé par Last Night in Orient

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