musiques latines

Publié le 14 Décembre 2010

La cumbia est un genre musical et une danse qui a pris son essor pendant la période coloniale espagnole au xviie siècle sur la côte Atlantique de la Colombie et qui identifie le mieux ce pays à l'Etranger.

Le nom est dérivé de "cumbiamba", terme qui lié au mot antillais "cumbancha", qui à Cuba signifie une foire ou une fête. Ces deux termes dérivent d’un mot plus ancien "cumbe", qui est une danse noire de la Guinée orientale espagnole ou de "kumba", qui signifie faire du bruit.

Elle est d’origine africaine et a été transformée au cours du temps en une expression représentative du mélange de la culture noire africaine et indigène de la Colombie. Comme un témoignage de ces deux cultures, le rythme des tambours africains, la mélodie des gaitas (sorte de musette) et des flûtes des indigènes colombiens ont été préservés dans cette danse. La contribution de la culture espagnole se matérialise par les vêtements et bien sûr par la signification sociale de cette danse.

La Cumbia est une musique présente sur toute la côte caraïbe colombienne et est interprétée depuis le XIIXème siècle. L'influence africaine se manifeste dans l'usage des tambours, nommés Llamador ("tambours d'appel"), Alegre ("le joyeux") et Tambora (grand tambour à double peau). Les mélodies sont Amérindiennes, assurées par des flûtes en cactus appelées Gaítas. Les Gaiteros de San Jacinto sont des interprètes de Cumbia célèbres dans le monde entier. La Cumbia est le témoignage de tout un processus historique, développé durant la colonie, dans laquelle l'homme noir a eu à lutter contre tous pour pouvoir conquérir la femme indigène de Colombie.

Ces rythmes symbolisent les échanges entre les africains et les amérindiens (Koguis, Wayus) car il comporte à la fois des rythmes et des percussions africaines (bombo, tambor, macho, hembra, marimbula) et des instruments amérindiens (maracas, flûte de roseau et gaïta). L'influence de la cumbia s'est étendue, au fil des migrations, tout au long du fleuve Magdalena jusqu'à Mompos, d'où est originaire la chanteuse Toto la Momposina. Elle est née dans la ville septentrionale de la Colombie Talaigua Nuevo près Mompox dans le département de Bolívar. Elle a sorti un célèbre album en 1993 " La Candela Viva " avec ¨Peter Gabriel. Dans les années 40-50 et jusqu'à moitié des années 1960, la Colombie a vécu une période d'or de la cumbia. Une variante migra vers le Panama, l'autre vers Cuba, d'abord sous le nom de cumba qui s'est répandue dans l'Amérique du Sud,  en Bolivie, au Pérou et ensuite en Argentine où elle s'est mélangée aux musiques existant déjà sur place.

Au commencement, il y avait les tambours des esclaves accompagnant les veillées funèbres. Plus tard, les Indiens des Antilles ont ajouté ocarinas, flûtes de roseau et gaïtas (sorte de longues flûtes indiennes). Les Espagnols apportent par la suite la mélodie, les paroles et la danse. Des maracas et des bongos sont parfois utilisés. Cette musique entraînante pratiquée dans un premier temps sur la côte atlantique colombienne par des esclaves africains vers la fin du XVIIIe siècle. Plusieurs variations ont été développées à travers les années, mais les pas essentiels de cette danse dérivent directement des pas des esclaves dansant avec des chaînes et des boulets (Exemples: Cumbia Cienaguera de Aniceto MolinaEl Mundo et El Boga de Sonora Santenera, A Mover la Colita de Sonara DinamitaJuana la cubana de Fito Olivares).

Découvrez ci-dessous une sélection des meilleurs artistes de Cumbia et quelques unes de leurs œuvres les plus connues :

Lucho Bermúdez, né le 25 janvier 1912 à Carmen de Bolivar, Colombie

Luis Carlos Meyer, né le 21 septembre 1916 à Barranquilla, Colombie

Billo's Caracas Boys, groupe formé en 1940 à Caracas, Venezuela

Nelson Henriquez, né le 27 janvier 1944 à Maracaibo, Venezuela

Pastor López, né le 15 juin 1944 à Barquisimeto, Venezuela

Rodolfo y su tipica, né le 23 mai 1946 à Galeras, Colombie

Juan Carlos Denis, né le 17 janvier 1950 à Santa Fe, Argentine

Los Wawanco, groupe formé en 1955 en Argentine

Los Melódicos, groupe formé en 1958 à Caracas, Venezuela

Marco Antonio Solís, né le 29 décembre 1959 àArio de Rosales, Mexique

Los Corraleros de Majagual, groupe formé en 1962 à Majagual, Colombie

Los Hispanos, groupe formé en 1964 à Medellin, Colombie

La Sonora Dinamita, groupe formé en 1960 à Medellin, Colombie

Carlos Vives, né le 7 août 1961 à Santa Marta, Colombie

Los Palmeras, groupe formé en 1972 à Santa Fe, Argentine

Quantic, né en 1983 en Angleterre

El Hijo de la Cumbia, né en 1984 en Argentine

Bomba Estéreo, groupe formé en 2005 à Bogota, Colombie

Dengue Dengue Dengue, groupe formé en 2010 à Lima, Pérou

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques latines, #cumbia

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Publié le 12 Novembre 2010

La Flor de la Canela (La fleur de la cannelle) est une chanson sous forme de valse péruvienne chanté par une multitude d'artistes comme mon amie  María Dolores Pradera sur la vidéqui la chante ici à l'âge de 80 ans (avec une voix douce et chaleureuse).

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La chanson a été composée par Chabuca Granda (née Maria Isabel Granda Larco à Cotabambas, Pérou, 1920 - Miami, Etats-Unis, 1983). Malgré son éducation dans une école catholique et sa participation dans le chœur, comme directrice, elle a côtoyé la musique populaire dans tous ses aspects. D'abord dans la ville balnéaire de Barranco, où elle vécut de 1925 à 1931, à cause de problèmes d'asthme, ensuite à Lima, lorsqu'elle vécut à la Place Dos de Mayo, quartier où les musiques noire et créole se métissaient. Sa famille se lia avec une autre, où travailla Victoria Angulo, la femme métis qui inspira ce succès mondial "La Flor de la Canela"

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques latines, #Chabuca Granda, #La flor de la canela, #1950, #Fête du Paradis

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Publié le 4 Août 2010

Karim Baggili, (né en 1976) est un chanteur, guitariste et oudiste belge issus de l'union d’un père jordanien et d’une mère yougoslave.

Il débute par la guitare électrique à l'âge de 16 ans. A 20 ans, Karim commence à travailler les différentes techniques de la guitare flamenca et s'acquiert un luth arabe (Oud) lors de ses voyages en Jordanie.

En 2000, Karim remporte le premier prix de l"Open String Festival" à Osnabrück en Allemagne.

Il jouera dans plusieurs groupes: Dazibao, Turdus Philomelos, Nathalie Loriers, Traces et travaillera sur de nombreux projets en tant que compositeur ou arrangeur pour plusieurs albums, documentaires ou courts-métrages.

Aton Lua est son projet rock musique du monde. Il y chante en plusieurs langues et y joue plusieurs personnages.Après ses deux récents albums Douar et Cuatro con Cuatro sorti chez homerecords.be, Karim sort son quatrième disque, Lea & Kash, regroupant ses nouvelles compositions. 

Discographie

Album

  • Lea & Kash
  • Cuatro con Cuatro
  • Douar

 

Autres enregistrements

  • Karim Baggili & L'Orchestre de Chambre de la Néthen
  • Turdus Philomelos
  • Turdus Philomelos - Ici Maintenant là Pouf
  • Karoline de la Serna - Traduzca
  • Dazibao - Alma
  • Stéphanie Blanchoud - A coeur Ouvert
  • Homerecords.be - Volume One
  • Homerecords.be - Volume Two
  • Le Monde est un Village - Vol 6
  • Nathalie Loriers - Chemins Croisés
  • Traces - Sigh Moon
  • KV Express - Luna
  • Thierry Crommen - Versions Originales
  • Yvette Berger - Couleurs
  • Une Note pour Chacun ASBL - Attrape Ma Chanson
  • Christian Merveille - Violons et Merveille
  • Media-Animation ASBL - Le Cordon Nord-Sud
  • Eveil aux Langues en Chansons

 

Ce titre la Llorona est un titre que l'artiste chante en hommage à Chavela Varga. La légende de llorona nous vient tout droit du Mexique et cette légéende existe en plusieurs versions, mais la plus populaire raconte qu'au milieu du XVIe siècle, les habitants de Mexico prenaient l'habitude de se réfugier dans leurs foyers à l'heure du couvre-feu. Les survivants de l'ancienne Tenochtitlán en particulier fermaient portes et fenêtres, et toutes les nuits certains se réveillaient au son des pleurs d'une femme qui déambulait dans les rues.

Ceux qui s'enquirent de la cause des pleurs durant les nuits de pleine lune dirent que la lumière leur permettait de voir que les rues se remplissaient d'un brouillard épais au ras du sol. Ils voyaient aussi une personne semblable à une femme, vêtue de blanc et le visage recouvert d'un voile, parcourant les rues à pas lents dans toutes les directions de la ville. Mais elle s'arrêtait toujours sur la grand place (Zócalo) pour s'agenouiller et lever son visage vers l'est, puis elle se levait et reprenait sa route. Arrivée sur la rive du lac de Texcoco, elle disparaissait. Peu se risquèrent à s'approcher de la manifestation fantômatique : mais ils apprenaient des révélations effrayantes, ou mouraient.

On sait des autres versions que :

  •  1. La version originale de la légende est d'origine mexicaine. Cette mystérieuse femme serait la déesse Cihuacóatl, vêtue comme une dame de cour précolombienne, qui criait lors de la Conquête du Mexique : "Oh, mes enfants ! Où pourrais-je vous emporter pour ne pas tous vous perdre ?" en annonce de terribles événements.
  • 2. Une version indique que la Llorona est l'âme de La Malinche, punie pour avoir trahi les Mexicains durant la Conquête.
  • 3. Une autre version relate la tragédie d'une femme riche et cupide, qui perdit ses richesses à son veuvage. Ne supportant pas la misère, elle noya ses enfants et mourut, mais revint de l'au-delà pour payer ses crimes.
  • 4. Une autre version encore raconte que c'était une jeune fille amoureuse morte la veille de ses noces, et qui apportait à son fiancé la couronne de roses qu'elle n'avait pas pu porter.
  • 5. Pour d'autres, il s'agissait d'une épouse morte en absence de son mari, revenant pour lui donner un baiser d'adieu.
  • 6. Une dernière version assure que cette femme fut assassinée par son mari jaloux et réapparaissait pour déplorer sa mort et protester de son innocence.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques latines, #La Llorona, #Karim Baggili, #Musique mexicaine

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