musiques latines

Publié le 26 Mars 2018

"Siboney" (Canto Siboney) est une chanson cubaine de 1929 d'Ernesto Lecuona. La musique  est une zarzuela qui devient son cubano en temps coupé, écrit à l'origine en do majeur. Le son cubano dérive du changüí que Nené Manfugas a introduit à Guantánamo puis en 1882 au carnaval de Santiago de Cuba, joué à ses débuts par un trio de musiciens : un tres, un bongo et un instrument de basse (la marimbula au début).

"Siboney" (Canto Siboney) est une chanson cubaine de 1929 d'Ernesto Lecuona. La musique  est une zarzuela qui devient son cubano en temps coupé, écrit à l'origine en do majeur. Le son cubano dérive du changüí que Nené Manfugas a introduit à Guantánamo puis en 1882 au carnaval de Santiago de Cuba, joué à ses débuts par un trio de musiciens : un tres, un bongo et un instrument de basse (la marimbula au début).

Les paroles ont été écrites par Lecuona alors qu'il s'éloignait de Cuba et parle du mal du pays qu'il vit (Siboney est aussi une ville de Cuba, et peut aussi se référer à Cuba en général). 

Siboney est devenu un hit en 1931 lorsqu'il est interprété par Alfredo Brito et His Siboney Orchestra. D'autres artistes ont emboîté le pas, dont Caterina Valente, Olga Guillot, Xiomara Alfaro, Dizzy Gillespie, René Touzet (1954), Nana Mouskouri et Percy Faith. Il a été enregistré par Connie Francis en 1960, et plus tard inclus dans le film 2046.

La chanson a inspiré le film mexicain-cubain Siboney, réalisé par Juan Orol et mettant en vedette María Antonieta Pons. Le film a été publié en 1938 dans le cadre de la saga du film Rumberas du cinéma mexicain.

Canto Siboney, une chanson du compositeur cubain Ernesto Lecuona.

Siboney, une rumba en fox-trot.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Siboney, #1960, #Connie Francis, #Ernesto Lecuona, #1929, #Musiques latines, #Rumba, #son cubain, #zarzuela

Repost0

Publié le 8 Mars 2018

De la mer nous les virent arriver
mes frères emplumés
c'étaient les hommes barbus
de la prophétie attendue

« La malédiction de Malinche » est l'une des chansons les plus représentatives du mouvement de la nouvelle chanson. Il a été écrit par le chanteur mexicain Gabino Palomares en 1975. La Malinche, de noblesse nahualt, fut vendue comme esclave et devint la maîtresse de Cortés qu'elle aida à conquérir la région occupée par le Mexique actuel. Figure forte de l'histoire mexicaine, elle est aussi appelée Malintzin (en nahuatl), Doña Marina, ou la Chingada selon qu'on la considère mère de la patrie ou traîtresse.

"La malédiction de Malinche", dénonce l'exploitation européenne et nord-américaine des peuples autochtones latino-américains. Mais par-dessus tout, cela met en évidence le racisme et le classisme dont souffrent les populations autochtones dans leur propre pays. C'est une forte critique du malinchisme latino-américain, c'est-à-dire de la préférence pour les cultures européennes ou nord-américaines au détriment de la culture nationale.

De nos jours, le mot « malinchista » est utilisé au Mexique pour identifier les compatriotes qui ont trahi leurs origines et leur pays : ceux qui mélangèrent leur sang et leur culture avec les Européens et les autres influences étrangères. 

Pour reprendre les mots de Jan musicologue Fairley, « La Malédiction de Malinche » est « l'une des chansons les plus importantes de l'Amérique latine. » A été interprété, entre autres, par Amparo Ochoa et le groupe Los Folkloristas et traduit en plusieurs langues.

De nos jours et dans différents genres, elle est comparée à la figure de la Vierge Marie, de La Llorona (figure folklorique de la femme en pleurs) et avec les soldaderas mexicaines (des femmes qui combattirent au côté des hommes pendant la Révolution mexicaine) pour sa valeur

Del mar los vieron llegar 
mis hermanos emplumados
Eran los hombres barbados 
de la profecía esperada.
Se oyó la voz del monarca 
de que el dios había llegado.
Y les abrimos la puerta 
por temor a lo ignorado.

Iban montados en bestias 
como demonios del mal
Iban con fuego en las manos 
y cubiertos de metal.

Sólo el valor de unos cuantos 
les opuso resistencia
Y al mirar correr la sangre 
se llenaron de vergüenza.

Porque los dioses ni comen 
ni gozan con lo robado
Y cuando nos dimos cuenta 
ya todo estaba acabado.

Y en ese error entregamos 
la grandeza del pasado
Y en ese error nos quedamos 
trescientos años esclavos.

Se nos quedó el maleficio 
de brindar al extranjero
Nuestra fe, nuestra cultura, 
nuestro pan, nuestro dinero.

Y les seguimos cambiando 
oro por cuentas de vidrio
Y damos nuestras riquezas 
por sus espejos con brillo.

Hoy, en pleno siglo veinte 
nos siguen llegando rubios
Y les abrimos la casa 
y los llamamos amigos.

Pero si llega cansado 
un indio de andar la sierra
Lo humillamos y lo vemos 
como extraño por su tierra.

Tú, hipócrita que te muestras 
humilde ante el extranjero
Pero te vuelves soberbio 
con tus hermanos del pueblo.

Oh, maldición de Malinche, 
enfermedad del presente
¿Cuándo dejarás mi tierra..?
¿cuándo harás libre a mi gente?

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 6 Mars 2018

La musique est quelque chose qui influence l'être humain toute la vie; Pour cette raison, la connaissance de la théorie musicale est essentielle pour comprendre et classifier ce qui est entendu et ainsi affiner le goût et, par conséquent, consommer et soutenir directement les créateurs talentueux qui transcendent un travail artistique digne de l'intelligence humaine. La contribution de cet homme est très importante et pertinente, nécessaire. Aussi, divertissant.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Shakira, #Me Enamoré, #Musiques latines, #Critique musicale, #Jaime Altozano

Repost0