musiques marocaines

Publié le 25 Mai 2009

Elle a marqué un tournant du malhoun féminin.

La musique judéo-marocaine est très fortement influencée par l'héritage laissé par les Maures. Ce style de musique est né au Maroc après l'expulsion des musulmans et des juifs du sud de l'Espagne. Les artistes juifs n'ont pas seulement apporté leur contribution à la culture populaire au niveau de l'interprétation musicale. Au cours des siècles ces musiciens ont composé de nombreuses chansons en arabe dialectal comme ya biadi ana 

Connue sous son pseudonyme Zahra El-Fassiya (née en 1905 à Sefrou près de Fés - décédée en 1994 à Ashkelon), elle fut l'une des figures emblématiques et pionnière du malhoun, un genre musical authentique marocain.

Elle a débuté sa carriére artistique en chantant du melhoun marocain dans les années 1920. Dans les années 60 elle habitait à Casablanca précisément à la rue Sarah Bernard où de nombreux témoins entendaient la voix de Zohra el Fassia dans tout le quartier.

Aprés avoir remporté un grand succés, elle quitte son pays natal du Maroc pour aller s’installer à Ashkelon jusqu'a sa mort en 1994. Marc Tobaly guitariste français (né à Fès en 1950) est son petit fils.

En 2009, un hommage lui a été rendu par de nombreux artistes lors du festival «Warchane Slam l'Malhoun»!

 

Quelques succès :

Alach Klam Lâar. 
Saâdi Rit Lbarah 
Ktab Ya Taleb. 
Lghorba Oulafrak. 
Chaâlat Li Nar Fi Kalbi 
Mazzinou N'har Lyoum. 
Lamra Lhakma 
Laâroussa 
Moulay Brahim. 
Ya Najmat Lahlal 
Al Hira 
Ya Warda 
Nechki L'rabbi. 
Hbibi Dyali Faïne Houa
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ya biadi ana

 

Voir aussi

 

 

Zohra El-Fassiya (born in 1905 to Sefrou - died in 1994 to Ashkelon), it was one of the symbolic figures and the pioneer of the malhoun.

Zohra el Fassia is regarded as one of the best interpreters of nationalist and modern popular songs, as we as traditional genres such as gharnati, ‘aita, and melhun (an urban strophic song style with long texts in a rich, witty, and sometimes obscure dialectical Arabic).

Born in Fez in 1905 to a Jewish family of modest means, el Fassia was already popular in the1930s and the leader of her own orchestra in the 1940s.

Thanks to the radio, el Fassia’s voice entered many Moroccan households and crossed over into Algeria where she became a star.

After emigrating to Israel in 1962, el Fassia continued to perform for the mostly Moroccan Jewish community until her death in 1995. Her exceptional voice and unique ability to interpret different genres can be heard in the light song “Ya warda”.

 

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Publié le 24 Mai 2009

Khalid Bennani خليد بناني (né le 31 mai 1963, dans la médina de Taza) est un chanteur marocain. Avec une belle voix, il chante indifféremment des airs Issawa, une belle "lila fassia" dans une "dar beldia" avec le chaâbi le malhoun et le tarab andaloussi et des grands canons de la musique traditionnelle marocaine et algérienne. Il réussit à y intégrer d'autres styles de musique traditionnelle marocaine.

Rares sont les chanteurs populaires qui parviennent à préserver leur célébrité et à tenir la cadence. Ce n'est pas le cas de Khalid Bennani qui a réussi, depuis qu'il a intégré la scène de la chanson populaire, à se faire un nom et figurer parmi les chanteurs les plus sollicités.

Et si ce chanteur a pu relever le défi, c'est grâce à un travail sérieux et des recherches permanentes dans le registre de la chanson populaire.

Il a fait graver deux albums live de ses concerts en Belgique et au Canada.

D'ailleurs Khalid Bennani lance plusieurs titres et albums chaque année en plus des chansons religieuses pendant le mois de Ramadan et des tournées qu'il est appelé à effectuer en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.

Le mérite de Khalid Bennani est celui de pouvoir traiter les différents styles de musique populaire avec un certain esprit d'explorateur qui ne se limite pas à répéter mais à innover, apporter des mélodies nouvelles et rechercher les points de convergence de différentes musiques.

"Au Maroc, dit-il, nous avons la chance d'avoir un répertoire inépuisable, un réservoir qui contient une mosaïque de rythmes, de mélodies et chants. Ce qu'il faut, c'est de savoir y puiser avec intelligence de manière à en tirer la quintessence sans toucher à l'esprit".

En effet, dans la foulée de la fusion, on a parfois plus porté atteinte à notre folklore et notre musique populaire plutôt qu'autre chose. Faire de la recherche est une chose, agresser les autres genres musicaux en est une autre.

Khalid Bennani qui connaît pourtant parfaitement le répertoire de la musique andalouse et d'une façon générale, la musique spirituelle, n'entend pas, pour le moment, abandonner le genre populaire qui l'a fait connaître.

 

 

asmae lazrak3
En compagnie de Asmae Lazrak, une des artistes féminines de melhoun marocain les plus appréciée auprès des jeunes générations.

Khalid Bennani
Khalid Bennani
Khalid Bennani

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques marocaines

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Publié le 11 Mars 2009

Hajja Hamdaouia, “la chanteuse des trois rois”
Haja Hamdaouia (لحاجة الحمداوية ou encore parfois transcrit Hajja Hamdawiya) est une chanteuse marocaine née en 1930 à Derb Seltan, un quartier populaire de Casablanca. Cette artiste authentique a largement contribué au succès de la chanson populaire. Dans les années 50, à l'époque où le chant de la Aïta Marsaouiya , sorte de blues des plaines côtières dans la région de Casablanca qui était dominé à l'époque par les femmes. Il est malheureusement associé au divertissement parfois "amoral", car les biens pensants  l'assimilent à l'érotisme et à la sexualité.

Il est peut-être utile de rappeler qu'à l'origine, l'Aita est un appel de ralliement, qu'elle est en rapport avec les pleurs et les joies et  reflète une poésie digne de ce nom, un écho des joies et soucis du quotidien et du mektoub (destin) des êtres humains et  et de la mémoire collective du peuple. Les origines de cette musique de la plaine se situe au confinsdes fêtes familiales et des traditions tribales. Elle a donc choisi  l'aïta comme référence  musicale majeure, recueillant ainsi les rythmes et paroles  héritées de l'aïta dite "Al Marsawiya" de la région de Casablanca. Mais Hajja Hamdaouia en a fait un art avec une centaine de titres à son actif, en demeurant  la chanteuse de «marsaoui» la plus prolifique et la plus adulée et sans aucun doute la plus célèbre ambassadrice de ce genre musical populaire.
Cette diva a connu la colonisation, puis l'indépendance, vécu l'exil à Paris. Elle fut riche et adulée. Puis elle a sombré dans l'anonymat et la pauvreté pour enfin renaître de ses cendre comme le Phoenix. 

Cette spécialiste du marsaoui, en référence à marsa (port), s'est imposée sur la scène nationale grâce à ses interprétations qui ont rendu populaires des chansons. Elle est la première dame à avoir modernisé ce style et le chaâbi et a révolutionné la scène artistique aux débuts de la télévision marocaine.

Au milieu des années 1950, la chanteuse écrit une chanson pour dénoncer la colonisation française. Son geste «spontané», comme elle le dit elle-même, la force à vivre clandestinement dans son propre pays, avant de s'exiler en France et rejoindre son amour et en profitant également de se faire connaître auprès de la diaspora algérienne

Elle s'est présentée au Coq d'Or, un prestigieux music-hall oriental de l'ancienne médina et qui attirait de nombreux touristes à l'époque. "Le Coq d'Or" avec ses six salons décorés de draperies tissées d'or et de meubles  style LouisXV authentiques était l'un des plus somptueux cabarets du monde de l'époque où se sont produits avec des artistes prestigieux comme Mohamed Fouiteh (l'un des plus grand chanteur marocain post-independance), Maâti Belkacem, Line Monty, Blond Blond (un chanteur du répertoire « francarabe », qui mélange des musiques orientales et occidentales en vogue avant-guerre, très appréciée de la communauté juive et par les coloniaux de l'époque. ), Lili Boniche, Chafia Rochdi, Latifa Amal, Warda Al Jazairia, Raoul Journo ou encore le célébrissime Salim Hilali.

Hajja Hamdaouia avec son orchestre en 1959, derrière la chanteuse, Bouchaïb El Bidaoui, et Aziz El Alami le frère de Brahim El Alami.

C’est Haja Hamdaouia qui a eu pour la première fois eu l’idée de chanter devant un véritable orchestre mêlant des instruments modernes comme le saxophone, l'orgue, guitare, batterie et le violon bien avant le groupe Tagada. Les arrangements et autres distributions musicales adaptés par Hamdaouia, sont mêlés à sa voix particulière.

C'est grâce à ce talent-là qu'elle est devenue la star de tous les Marocains. Elle renouvelle le «marsaoui», en le saupoudrant de chaâbi algérien et de gharnati.

Parmi ses succès, citons : "Daba Yji", "Jiti majiti", "Dada ou hiyani", "Mal hbibi’liya" ou encore  "Hna mada bina" retentissent toujours dans le coeur de plusieurs générations de spectateurs et auditeurs marocains. Ces classiques ont été repris par les plus célèbres chanteurs populaires de son pays.

 

Amitié avec Cheikha Remitti

Peu causeuse sur ses drames intimes, Hajja Hamdaouia se révèle intarissable sur le chapitre de ses amitiés passées. Quand on fait allusion à la grande cheikha Remitti, elle fond en larmes, puis se met à conter par le menu leur première rencontre, puis le lien indéfectible qui s'ensuivit. Les deux femmes se ressemblaient. Elles étaient les chantres de la volupté, du plaisir débridé, de la sensualité effrénée. Elles aimaient à visiter les saints et ne lésinaient pas sur les offrandes pour mériter leur baraka.

Se connaisant elles n'ont malheureusement pas enregistrées de titres ensemble mais elles ont participé à un concert en juillet 2005 au festival de Casablanca. Hajja faisait la première partie de Remitti, et c'était une fabuleuse retrouvaille ! C' était un  moment de bonheur ! Ce moment a été gravé par la télévion marocaine !

Reléguée aux oubliettes pendant les années 80 et 90 elle était tombée dans l'anonymat, vivant dans une chambre de bonne où elle vit de quelques contrats et de la charité de son voisanage et amis.

En 2008, âgée de 78 ans, la chanteuse de chaâbi et de Marssaoui est hospitalisée pendant un mois et demi pour des problèmes d'ostéoporose, d'hypertension et de fatigue. La diva devait se produire le 18 septembre de cette année dans l'enceinte de la prison casablancaise dans le cadre d'un programme d'animation culturelle organisé par l'association Relais Prison Société (RPS), en partenariat avec plusieurs associations dont L'Boulevard. Cette hospiatilsation provoqué un vif émoi parmi son public.  Reprenant ses forces et un nouveau souffle  de vie elle  a chanté à l' Olympia, dans le cadre du Festival du monde arabe.

 

 

Hajja Hamdaouia, “la chanteuse des trois rois”

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Rédigé par Last Night in Orient

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