musiques marocaines

Publié le 3 Août 2008

Aziz Sahmaoui, né au Maroc, est un chanteur et multi-instrumentiste de musique Gnawa.

 

Biographie et évolution musicale

C'est aux côtés de Joe Zawinul, sur les scènes de l'Orchestre National de Barbès ou au sein de la formation Ifrikya que beaucoup d'entre nous ont découvert Aziz Sahmaoui. C'était lui, ce berger méditerranéen au sourire indicible, ce mystique de l'extase musicale, ce percussionniste sensuel avec ses karkabous (castagnettes de fer). C'était lui, cette voix qui vous parlait sans fard comme on parle à Dieu, tandis que le sombre guembri, sous ses doigts, égrenait les maximes éternelles. Où qu'il joue, Aziz capte le regard, comme si l'intensité de son bonheur se propageait par onde jusqu'à votre cœur.

« J'ai la chance de venir d'un endroit magique: Marrakech, au Maroc. C'est là que j'ai grandi et que j'ai appris à jouer... » Nous dira t-il.

Avec un copain, il a formé son premier groupe à l'âge de 12 ans, chant, percussions et instruments à cordes.

Le bac. La fac. Un emploi. Il s'est retrouvé employé de banque à Paris le jour, musicien de boîtes le soir. Peu à peu, la musique a pris le pas sur le travail. C'est là qu'il a compris qu'il devait faire un choix.

En réalité, le choix était déjà fait. Il a toujours été musicien. « Je ne peux pas me passer de musique. Je ne suis satisfait que quand je joue. On se sent bien, ça vous équilibre la journée, ça vous donne un sourire... »

A cette époque, aux débuts de l'ONB, tous les soirs la formation était différente, tous les soirs il fallait inventer. Selon les musiciens disponibles, ça devenait du jazz au guembri, des rythmes gnaoua-reggae, du rock berbère, c'était fantastique, qu'elle fut belle cette aventure ! Aziz travaillait aussi sur d'autres projets - comme "Maghreb and Friends" avec Karim Ziad, Nguyên Lê et les B'net Houariates; ou encore avec le guitariste gitan, Nino Joselle, compagnon de Paco de Lucia. Egalement avec le Big Band de la WDR, à Cologne, Aziz participa au projet "Jazz a-la-Arab".

Il y a eu aussi, bien sûr, le défunt Joe Zawinul. Une sacrée école. « ... il y a ce gros moteur qui tourne, tous les musiciens font la même chose en même temps, et puis soudain Joe me fait un signe du menton et il faut que je chante, que je me lance, comme ça, sans préavis... ». Une aventure musicale et humaine magique qui vous transporte dans le monde entier. « ... peu importe d'où vient la musique, elle m'a emmené partout, elle m'emmène demain à Toulouse... »

Propos recueillis par H. Lee

Discographie

Ifrikya & Karim Ziad

  • Dawi - Intuition - 2007

  • Chabiba - Label Sauvage - 2004

  • Ifrikya - ACT Music - 2003

 

Orchestre National de Barbès

  • Poulina - Virgin France - 2000

  • En concert - Tinder - 1998

 

 

Contributions diverses

  • WDR Big Band - Jazz Al' Arab - NRW Records - 2007

  • Joe Zawinul & The Zawinul Syndicate - Vienna Nights - BHM Productions - 2005

  • Niño Josele - Niño Josele - MSI Music - 2003

  • Nguyên Lê - Maghreb & Friends - ACT Music - 1998

 

Liens internet


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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Musiques marocaines, #Musiques du monde

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Publié le 27 Mai 2008

La culture juive marocaine plonge ses racines dans la plus profonde et la plus authentique des réalités marocaines. S'il est vrai qu'elle présente des caractères spécifiques qui en fondent l'originalité, elle n'en fait pas moins partie intégrante de la culture marocaine. El Amran el Malek, mémorial du Maroc, tome 8

L'origine des juifs marocain est diverse, confuse et dans certain cas obscure. Pendant plus de 1200 ans, Juifs et Musulmans ont cohabité au Maroc et ont coopéré à l'épanouissement de ses richesses physiques et culturelles et à l'élaboration de ses splendeurs artistiques. Ils ont vécu côte à côte en Andalousie dans une même ambiance culturelle, partageant le même goût pour les arts et les belles- lettres qui y prospéraient alors. Ce fut l'âge d'or de l'Andalousie musulmane. La symbiose culturelle des deux communautés s'opérait par les membres de l'élite qui rivalisaient dans tous les domaines: lettres, philosophie, médecine, mathématiques. Bien des chefs-d'oeuvre de la culture juive ont d'abord été écrits en langue arabe comme ce fut le cas pour l'oeuvre de Maimonide connu chez les Arabes sous le nom d'Abou Imran Ibn Maïmoun. Les langues étaient voisines et les juifs passaient de l'une à l'autre sans difficulté. Un poète juif, Ibnou Sahl, a écrit un recueil entier de mouwachahat, preuve du remarquable degré d'intégration des deux communautés.

Après la "Reconquista", exilés de même façon, juifs et musulmans vécurent ensemble leur exil dans les pays du Maghreb où ils apportèrent bien des éléments de cette brillante civilisation. Le malheur qui les frappait a conduit les deux communautés au même chant de regret : "Assafi ala...diar elandalous" (Grand est mon regret de notre passé au pays d'Andalousie). Ils avaient participé pendant des siècles à la même histoire dans une même entité nationale. Ils retrouvèrent une ambiance comparable dans les pays d'accueil et assimilèrent vite cette culture arabo-berbère très voisine de la leur.

 


Ils allaient de nouveau vivre côte à côte, se confondant presque : même costume, à quelques détails près, mœurs et coutumes très voisines, sinon identiques, mémoire et patrimoine culturel communs qu'ils eurent le même souci de préserver de l'oubli en les faisant pénétrer soit à la synagogue soit à la mosquée.

Les piyoutim des juifs marocains font généralement un choix libre et varié des mélodies andalouse, de manière à obtenir une suite bien ordonnées obéissant au principe de l'accélération progressive   empruntées par des rabbins séfarades qui ont composé des textes expliquant chacun un verset de la Torah. On les chante dans les cérémonies religieuses tout comme les psaumes de David. Andalouses aussi, et reprenant parfois les mêmes mélodies, sont les Samaâ-s ou chants arabes en l'honneur du Prophète. (les poètes juifs écrivant en langue hébraïque prenaient souvent leurs modèles dans la poésie arabe dont ils adoptaient le mode de penser; aussi le chant juif était-il très proche du chant arabe et de la pensée musulmane. Les deux communautés écoutaient avec le même engouement les noubas qu'elles avaient emportées en quittant leur première patrie: l'Andalousie. Elles appréciaient de même les oeuvres de leur culture nouvelle en arabe dialectal, langue parlée couramment dans les deux communautés qui ont produit le melhoun, si riche et si varié.

Elles chantaient et appréciaient tout autant une œuvre de Sidi Kaddour El Alami (pour les Marocains) ou un hawzi de Ben Msayeb, de Bensahla, ou de Ben Triki (pour les Algériens) ; quant aux juifs de Tunisie, ils étaient encore plus envoûtés que les musulmans par un chant aroubi ou par un air vif et rythmé de rbaïbiya.

Cette poésie populaire est passée en Algérie, colportée par les meddah-s chanteurs conteurs des souks, suivis des chanteurs chaâbi. Le répertoire algérien sera, dès le début du siècle, adopté par les chanteurs et chanteuses de Casablanca qui y voyaient une modernisation de leur répertoire traditionnel. Ce genre, dit algérien, devient le répertoire des artistes d'origine juive et obtient un grand succès auprès du public de même origine. Parmi les artistes qui pratiquaient ce genre de préférence à tout autre et qui se firent connaître dans les deux pays pour leur interprétation remarquable, nous pouvons citer Salim Hilali, Zahra El-Fassiya, Ibrahim Souiri, Elmaalma Nejma, Raymonde l'bidaouiya et enfin Sami El-Maghribi qui composa dans ce genre certaines œuvres qui ont marqué son époque: Omri ma nensak ya mamma - Qoftanek Mahloul - Elmlayen, Elli habouh ya ouilou. En Algérie, des maîtres ont collaboré à cette nouvelle vague. Il s'agit de Bachtarzi Mahieddine, Liaho Soror, Bouchara, Elledjam et Berhoum (Abraham Robach), suivis de Saoud l'Oranais, Lili Elabassi et le cheïkh Zouzou. Une mention spéciale doit être faite pour le cheïkh Raymond, maître du malouf constantinois. Cette génération-là, encore connue de nos jours et suivie par celle de Blond-Blond, René Perez, Lili Boniche qui mêlèrent des chansons de variétés au répertoire de la musique classique judéo-arabe, a suscité de nombreuses vocations auprès des jeunes générations.

 


Blond-Blond de son vrai nom Albert Rouimi, du fait de son albinisme, est un chanteur du répertoire « francarabe », qui mélange de musiques orientales et occidentales en vogue avant-guerre, très appréciée par les coloniaux de l'époque. Il faisait partie de la communauté des Juifs d'Algérie.

Enfant, il aimait se retrouver dans des cafés pour écouter des chanteurs dont Hadj Larbi Ben Sari, dépositaire de l'école de Tlemcen  et va faire ses premières vocalises auprès de Saoud El Medioni dit « l'Oranais », maître de la célèbre Reinette l'Oranaise

En 1937 il débarque à Paris et y interprète entre autres dans des radio-crochets, du Juanito Valdemara, du Trenet et du Chevalier, pour qui il porte une grande admiration.

En 1939 il retourne à Oran, puis durant toute la guerre fait de multiples interprétations à travers l'Algérie et le Maroc, dans son style très particulier et nouveau, qui est léger et mouvementé, d'où son surnom de «l'ambianceur ».  Bien plus tard on retrouve les tubes - Fais-moi le couscous chérie et Mustapha de Bob Azzam sortis en pleine guerre d'Algérie  (avec son refrain mêlant français, italien, arabe, espagnol et anglais : "Chéri je t'aime, chéri je t'adore/Como la salsa de pomodoro").

Blond-Blond fait la connaissance de Lili Labassi (père de Robert Castel, qui débutera en sa compagnie, en 1944, à l'âge de dix ans) qui l'influence de son répertoire chaâbi et dont il interprète plusieurs de ses chansons. Blond-Blond maîtrise parfaitement le répertoire classique arabo-andalou mais préfére un répertoire plus contemporain influencé bien des fois par le tango et le flamenco, accompagné de paroles fantaisistes.

En 1946 il retourne à Paris. Il partage sa carrière entre soirées privées faites de mariages et de circoncisions et des cabarets à la mode dont « Au Soleil d'Algérie », « El Djezaïr », « Les nuits du Liban », « Le Nomade ». Il accompagne également les célèbres artistes judéo-maghrébins Line Monty et Sami El Maghribi et sert à l'occasion de joueur de tardji (tambourin) auprès d'autres artistes maghrébins. Il est l'un des rares artistes judéo-maghrébins à chanter en 1962 à Asnières, pour l'indépendance de l'Algérie et retourne même en 1970 et en 1974 à Alger au « Koutoubia ».
 

Émile Zrihan : Séfarade et Marocain, immigré en Israël, Émile Zrihan s'est surtout fait connaître d'un large public comme chanteur vedette au sein de l'orchestre andalou d'Israël. Méconnu en France, il possède pourtant toutes les qualités de séduction pour l'amateur de musique de variété orientale. Fin connaisseur de musique arabo-andalouse qui fut son école comme pour beaucoup d'artistes juifs a été pour lui un vecteur de tolérance. Tout comme ce fut le cas pour Tonton Raymond (le futur Enrico Macias jouait dans son orchestre) avec le le malouf en Algérie française, Zrihan avec sa très belle voix s'engage à travers la musique à rapprocher les peuples et à la pacification de ces derniers. Les juifs ont beaucoup apporté à cette musique.

Que reste-t-il de cette culture judéo-arabe, aujourd'hui que les juifs du Maghreb se trouvent dispersés dans le monde ?

En France, la communauté séfarade vivote à côté de l'émigration musulmane. En Israël, juifs maghrébins et juifs orientaux, bien que majoritaires, sont pourtant traités en minorité marginale. "Cette culture a marqué de toute son empreinte l'âme des juifs maghrébins. Elle résonne encore dans le cœur, dans l'âme déracinée des émigrés en Israël, elle retentit dans leur musique, dans leurs chants, dans leur folklore et leurs rites. Il y a le mal du pays". Ainsi s'exprime Haïm Zafrani, écrivain juif marocain vivant en Israël.

Au Maroc, on n'a oublié aucun des représentants de cette musique judéo-arabe, ni les maîtres déjà cités, ni Sami El Maghribi qui a donné récemment des concerts à Fès et à Rabat, ni surtout Salim Halali, le chantre du modernisme dans la musique traditionnelle des trois pays du Maghreb. De nouveaux noms ont apparu comme Boutbol ou Pinhas. De même que de nouvelles expériences surgissent, notamment celles initiées par Francoise Atlan, une soprano qui s'est spécialisé dans les chants sépharades et la musique arabo-andalouse.

En mémoire de cette musique et de cette époque, un spectacle et un double-CD sont nés dans le cadre du "temps du Maroc" en France : "chants de traverse".

Source : Bladi.net

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques marocaines

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Publié le 19 Mai 2008

Souiri et Mohamed Ba'Jedoub
 

 

Mohamed Bajedoub (né à Safi au Maroc, en 1945) est un chanteur soufi marocain. Doté d'une voix puissante et chaleureuse, il est très apprécié dupublic marocain fasciné par les vibrations de ses cordes vocales. L'homme aura 67 ans (en 2012) et constitue une référence dans le monde de la musique traditionnelle marocaine.

Il est aujourd’hui le dépositaire d’un précieux héritage musical, dont il fait un généreux partage avec son public lors de ses concerts.

Bajeddoub est connu comme « le plus grand interprète du Malhoun et de la musique arabo-andalouse de style maghrebi », à travers une voix de ténor, chaude et énergique, étalée sur un tapis musical andalous.

Du Maroc à l'étranger, Mohamed Bajeddoub s’est bâti une notoriété qui fait aujourd’hui les beaux jours des que l'on peut écouter également dans les ruelles des médinas des villes impériales marocaines.

 

 

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Biographie

Très tôt attiré par les chants religieux et arabo-andalous, il entra en contact avec le chant pour la première fois dans des confréries soufies. C'est dans ces communauté qu'il découvrit le répertoire musical soufi et qu'il se l'appropria en lui donnant une interprétation avec des touches toutes personnelles.

Il a été également muezzin. En 1965, il devient disciple du cheikh Slaoui Sidi Saïd El Kadiri : ce dernier remarque son grand talent et le présente à Haj Diss Benjelloun, président de l'association des amateurs de musique andalouse au Maroc qui complète sa formation dans cet art délicat.

C'est dans une Zaouïa de cette ville que Mohamed Bajeddoub a commencé très jeune son apprentissage de l'art vocal à travers une pratique intense des chants religieux.

En 1961, il commence l'étude proprement dite du répertoire classique andalou, d'abord auprès du maître Feu Sidi Said Kadiri à Salé, puis auprès du maître Mohamed Tbayek à Marrakech.

En 1963, il rencontre Haj Driss Benjelloun, président de l'Association des Amis de la Musique Andalouse au Maroc, qui l'introduit ensuite auprès du maître de la musique andalouse, feu Haj Abdelkrim Raïs, qui l'encourage à poursuivre dans la voix du chant A Capella et du style Mawwâl (déclamation développée sur un poème d'improvisation modale). Abdelkrim Raïs qui dirigeait l'orchestre El-Brihi et engagea Haj Mohamed Bajedoub. Plongé dans ce nouveau répertoire, Bajedoub devint l'un de ses meilleurs interprètes. Après avoir dirigé le chœur durant des années, il se lança dans une carrière de chant solo.

Il a rejoint, en 1995, la formation Chabab Al Andalous tout en continuant à se produire en solo.

L'art du mawwâl est un album, enregistré en conditions "live", qui reflète le dialogue entre deux grandes voix marocaines qui explorent le mawwâl, une forme poétique chantée. Le résultat ne foisonne pas seulement d'exemples de joutes musicales et poétiques brillantes, mais invite à une sorte de voyage musical faisant la jonction entre la modalité andalouse des tubu et la modalité orientale des maqâmât. Les deux vocalistes Bajeddoub et Abderrahim Souiri offrent une interprétation magistrale en solo ou en duo, alterné et simultané, sur des extraits des plus beaux poèmes arabes inspirés de l'amour courtois et mystique.

Il a participé à un duo remarquable avec le chanteur sénégalais Musa Dieng Kala sur fonds de toile de musique soufie, en clôture de la 2e édition du Festival de Fès de la culture soufie, qui se tient sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI (17-23 avril 2008). Après une tournée triomphale au Mexique, Haj Mohamed Bajedoub, accompagné de l'orchestre Chabab Al Andalous a fait salle comble, le vendredi 17 octobre 2008 au Palais des beaux arts à Bruxelles.

Mohamed Bajeddoub et le ténor Fouad Zbadi accompagnés par la troupe Chabab al-Andalus, dirigée par Amine Debbi, présentent le spectacle “Volutes et poésie” les 14 et 15 novembre 2008 à l’Institut du Monde Arabe de Paris.

 

 

Borda - hadj bajedoub

Born in Safi in Morocco in 1945, Mohamed Bajeddoub began his apprenticeship into the vocal arts at a Zawiya there at a young age, learning religious songs. In 1961 he started his studies in classical Andalus music, first with the master Sidi Said Kadiri in Salé and then with the master Mohamed Tbayek in Marrakech.

In 1963 he met Haj Driss Benjelloun, president of the Association des Amis de la Musique Andalouse in Morocco , who in turn introduced him to the master of Andalus music, Haj Abdekrom Ra ïs. It was Raïs who encouraged him to pursue his talent in a capella singing and the Maoual style of modal improvisation.

Blessed with a warm and powerful voice, Mohamed Ba Jeddoub is very much appreciated by the Moroccan public.

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