musiques marocaines

Publié le 17 Février 2008

Driss El Maloumi (né le 25 mai 1970, à Agadir au Maroc), est un oudiste marocain réputé pur sa virtuosité et son talent. Surnommé , l’ «enchanteur du oud», il figure parmi les meilleurs joueurs de Oud de sa génération. Sa culture musicale et littéraire, alliée à une rare maîtrise instrumentale, lui permet d’aborder différents styles musicaux. Il est probablement l'un des oudistes les plus sollicités de sa génération pour son jeu à la technique affirmée et délicate empreint de  profondeur qui caractérise cet instrument de musique majeur de la musique arabo-andalouse.


Biographie et évolution musicale

Après une enfance sans soucis, il obtient en 1993 un master en littérature arabe à l'Université Ibnou Zohr d'Agadir et présente un mémoire de fin d'études sur une approche philosophique de la musique ayant trait à la forme et au fond dans le discours artistique. A côté de cela, il reçoit une très solide formation musicale classique arabe et occidentale. Il est récompensé successivement par le Premier Prix du Oud, le Premier Prix de Perfectionnement et le Prix d'Honneur à l'Examen National du Oud du Conservatoire National de Musique de Rabat en 1992, 1993 et 1994.

 

Talentueux et nourri de l'écoute et de la tradition des grands maîtres de musique, il explore de nouveaux genres musicaux où la rencontre instrumentale et l'immersion dans des genres nouveaux, tels que la musique baroque et le jazz notamment, donnent naissance à une musique puissamment évocatrice, ouverte, délicate et surprenante qui éveille la sensibilité et la spiritualité de l'auditeur.

Multipliant les compositions en solo, en duo avec percussions ou trio (Percussions et Guembri ou Ney), Driss El Maloumi sait puiser dans la profondeur de l'âme soufie mais aussi dans tous les genres de la tradition orientale pour créer une couleur musicale où s'exprime aussi sa culture berbère.

 

Driss El Maloumi croise le chemin d' artistes internationaux, tels que Jordi Savall et son ensemble Hesperion XXI (Espagne), Pierre Hamon (France), Keyvan Chemirani (fils de Djamchid Chemirani) (Iran), Françoise AtlanOmar Bachir (Iraq), Carlo Rizzo (Italie), et Alla (Algérie) en musique ancienne, traditionnelle ou classique ainsi que le trompettiste de jazz Paolo Fresu (Italie), Claude Tchamitchian (Arménie), Alban DarcheXavi Maureta (Espagne). (France), (France),

 

Driss El Maloumi est associé à la composition musicale pour des spectacles tels que Isabel « I » (direction musicale : Jordi Saval), L'Amour Sorcier de Manuel de Falla (réalisation : Antoine Bourseiller), Caravane de Lune (Direction musicale : Gerard Kurdjian) et Oiseau de Lune (réalisation : Antoine Bourseiller).

 

Il a joué aux côtés de grands poètes tels que Abdelatif Lâabi (Maroc) et Adonis (Syrie). Il a réalisé en 2000 l'album de jazz Tawada coécrit avec l'artiste français Alban Darche. Cet album a été distingué de 4 étoiles dans Jazzman magazine. En 2003, sa rencontre avec le trio italien Paftrio a donné naissance à l'album « Jazz aux Oudayas ». Il a également participé aux enregistrements de l'album "Noches" de la chanteuse française d'origine séfarade Françoise Atlan en 1998 qui a obtenu un "Choc" du Monde de la Musique et collaboré à plusieurs albums de l'artiste catalan Jordi Savall et son épouse la cantatrice Montserrat Figueiras.

 

Driss El Maloumi a souvent été invité a participer à de nombreux festivals au Maroc, ainsi qu'en Espagne, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Jordanie en Suisse, en Autriche, aux Pays Bas, en Colombie, en Argentine et au Brésil.

 

La presse lui reconnait beaucoup de qualités artistique comme la pureté et la délicatesse de son jeu et de sa musique, le qualifiant souvent de "magicien du Oud".

 

Driss El Maloumi participe en 2008 à Musiques Métisses à Angoulême, un festival où chaque année des artistes du monde entier viennent présenter leurs concerts, et où plus de 60 000 spectateurs viennent partager l’ambiance des concerts comme du village du Festival.

 

Discographie

  • Maroc: l'âme dansée

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Musiques marocaines, #Driss El Maloumi

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Publié le 29 Janvier 2008

Tarik Lamirat est un jeune chanteur et musicien français d'origine marocaine, vivant et travaillant dans sa ville natale et à Marrakech. Il se forge une belle réputation en endossant son accordéon et associant avec brio le raï tantôt avec une couleur et un rythme hispanique tantôt une couleur latino américaine ou encore en trouvant de nouvelles inspirations au répertoire chaâbi marsaoui. Doté d'une belle présence artistique, il est l'auteur de bientôt 3 albums et figure aujourd'hui pour son public et ses amis comme l'un des espoirs pour ses apports et avoir tenté quelques expériences de personnalisation et de modernisation et de fusion de ces musiques traditionnelles à travers quelques chansons mises au goût du jour.

 

Biographie et évolution musicale

Il est tombé amoureux de l'accordéon en écoutant les premières cassettes de Cheb Khaled, Bellemou ainsi que l'accordéon égyptien chez Oum Kalsoum par exemple, qui pour lui est le meilleur jeu d'accordéon oriental qu'il connaissait.

Adolescent, Tarik enregistre pour la première fois deux titres intitulés Waâlache et El Aâyne dans une compilation intitulée "XY Patrimoine génésique" avec le concours de la mairie de Nice.

Dima dima (en arabe "toujours") est le titre du premier album enregistré en 2002 grâce au soutien du ministère de la jeunesse et des sports. Complex Explanations est le titre d'une chanson d'une grande maturité qui trouve un rythme particulièrement original dans le raï. Written In Red, se base sur une instrumentation assez rétro aux accents latins.
Par ailleurs, la représentation en musique lui est très familière et fait partie d'un groupe d'amis qui animent de nombreuses fêtes familiales traditionnelles et se produit surtout lors de concerts, comme aux Musicales de Bastia.

Co-fondateur du groupe Zoubir Wa Tarik, il débute sur la scène du théâtre Lino Ventura[1] en septembre 1994. Il est programmé pour de nombreuses premières parties parmi lesquelles le chanteur de variété raï Faudel, la chanteuse populaire algérienne Souad Massi (Cannes La Bocca Théâtre de la Licorne), le mythique Nass El Ghiwane, ceux que Martin Scorsese a appelé "Les Rolling Stones de l'Afrique" ou encore avec le trio Ekova qui présente une musique du monde aux influences moyen-orientales, maghrébines et celtiques confinées. 

Le titre de son second album est un mot en darija magrébine signifiant “Mektab” (en français destin, mektoub en arabe) qui compose onze titres variés dans un style orientalo-latino qui est édité en 2007.

On y trouve également le clip vidéo de son titre”Mektab” réalisé par Raymond Roels dans un style très entraînant de flamenco dans un décors très feutré et intimiste. Figure surtout dans cet album une reprise dans une version très originale d’un standard français de la “La Foule” d' Édith Piaf qu'il accompagne à l'accordéon[2] en la chantant en francarabe ou Hadi la vie est le titre bonus, de la même chanson à l'étonnante instrumentation mariachi. Dans “Fine m’chti” (où es-tu parti(e) ?), Tarik Lamirat interprète un chant traditionnel marocain de Jedwane, El ghira, est un titre connu qui renoue avec de la diaspora maghrébine. El B'nya oriental est une interprétation aux teintes latino[3].

 

En 2008, Tarik Lamirat achève l'enregistrement de 8 compositions originales réunies en un album offrant une base de Chaâbi, de Rai avec sonorités de salsa. La même année il fait le 15 mars 2008, la première partie de l'Orchestre National de Barbès à Nice.
En été 2008, Tarik se réconcilie davantage vers le chaâbi, en allant vers de nouvelles rencontres musicales au Maroc. Fin 2008, l'album se concrétise petit à petit avec de belles surprises.

En 2009, il participe à nos talents pour Gaza et à plusieurs festivals au Maroc.

Critiques

Présence artistique affirmée et généreuse, à l'instar d'autres artistes de sa génération, il fait dorénavant partie intégrante de la nouvelle scène musicale des musiques maghrébines ![4]

Il est un peu regrettable qu'il ne fait pas partie des artistes programmés sur des chaînes comme Beur FM dont la mission devrait revenir comme par le passé à promouvoir ceux qui ne passent pas sur NRJ ou Fun pour permettre au public d'apprécier autre chose que Puff Daddy ou Beyonce[5] [6].
Tout en conservant l'essence des compositions traditionnelles, Tarik Lamirat tend à démontrer que La musique latino-américaine et la musique maghrébines possèdent un certain nombre de traits en communs.

Albums

  • Dima dima
  • Mektab, 2007


Notes et références de l'article

  1. ↑ Ce lieux est né d’une volonté politique de créer un développement social et culturel du quartier de l’Ariane tout en proposant une salle de spectacle polyvalente pouvant accueillir les meilleurs artistes nationaux et internationaux en danse, théâtre et musique pour tous les Niçois.
  2. ↑ Notons que dans les années 30, on chantait le wahrani, en adaptant le melhoun accompagné à l’oud, mais aussi avec des instruments nouveaux comme l’accordéon, le banjo ou le piano.
  3. ↑ Délégation Départementale à la Musique et à la Danse des Alpes-Maritimes
  4. ↑ Appréciation de Mario Scolas
  5. ↑ Ces artistes ont déjà suffisamment de diffusion sur les autres émetteurs.
  6. ↑ Appréciation de Mario Scolas

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Rédigé par Mario Scolas

Publié dans #Tarik Lamirat, #Musiques marocaines

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Publié le 9 Janvier 2008

Françoise Atlan (née le 27 juillet 1964) est une chanteuse française d'origine séfarade[1]. Disposant une voix claire et limpide, elle interprète les noubas qui sont des chants habituellement réservés aux hommes. Sa carrière internationale l'amène à se produire avec brio aux États-Unis, Japon, Espagne, Portugal, Italie, Grande-Bretagne, Maroc (notamment au Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde[2], Tunisie, ex-Yougoslavie, Hollande, Belgique, Norvège et en Israël, tant dans le répertoire de la musique ancienne occidentale que dans le répertoire des musiques traditionnelles arabo-andalouses. Françoise Atlan a choisi de vivre et travailler au Maroc, et en particulier à Marrakech.[3]

Biographie

Dotée d'une voix naturelle développée depuis l'âge de six ans, la jeune Françoise Atlan étudie d'abord le piano et la musique de chambre. Elle étudie à l'Université d'Aix-Marseille en musicologie et travaille parallèlement la technique vocale et le répertoire lyrique avec Andréa Guiot à l'Opéra de Paris. Elle chante indifféremment avec le guitariste flamenco Juan Carmona, qu' avec l'Ensemble Gilles Binchois dans le répertoire de chants du Moyen-âge, et aussi la Camerata de Boston.[4] et le solfège avec sa mère. À l'issue de ses études musicales aux Conservatoires de Saint-Étienne et d'Aix-en-Provence, elle est récompensée en 1984, par un prix de piano.

De 1987 à 1989, elle figure comme Premier solo de l'ensemble vocal Musicatreize, spécialisé dans la musique contemporaine (Ohana, Ligeti, Nono).

Son premier album est enregistré en 1992 et s'intitule Romances Sefardies [5] et est applaudi par la critique tandis que le second intitulé Entre la Rose et le Jasmin obtient en 1994 le Diapason d'Or. Elle chante soit en ladino les romances séfarades des communautés juives d'Afrique du Nord ou d'Andalousie, soit en occitan les antiques complaintes des troubadours, voire en arabe les mélodies arabo-andalouses.


Evolution musicale

Ses racines judéo-berbères l'amènent à se passionner pour les musiques traditionnelles savantes, en particulier celles du bassin méditerranéen. Dans son approche du chant traditionnel, c’est plutôt le style qui demeure la préoccupation majeure de Françoise Atlan, et moins la répétition mécanique de certains effets. Car le style, pour elle, c’est l’esprit de l’œuvre. Dans ce contexte elle se situe au-delà des traditions prédéfinies car sa connaissance de l'univers andalou lui permet une grande expressivité . Elle synthétise la technique vocale et la sensibilité sépharade.

La finesse de ses interprétations reflètent les influences des pays d'accueil des communauté judéo-espagnoles. Les styles musicaux des communautés arabe - musulmane et juives sont déjà à cette époque fortement colorées d'influences réciproques, accentuant leur cohabitation. Dans les orchestres, ils se retrouvent côte à côte, et seules les paroles des chants permettaient de différencier les origines des ensembles. Cette musique s'exprime en longues vocalise à la nostalgie poignante sur fond de très légères cordes et percussions. Et le tout s'emballant en une formidable fête d'arabesques ornementées.

En 2001, elle participe à la création de l'œuvre « Femmes » du compositeur Florence Bachet, une commande pour Radio France, avec l'Ensemble FA sous la direction de Dominique My[6].

Françoise Atlan dispense régulièrement des cours aux Ateliers d'Ethnomusicologie de Genève, à la Schola Cantorum de Bâle (Institut de recherche et d'enseignement pour la musique ancienne) et au Centre de Musique médiévale de Paris. Elle est régulièrement invitée comme pédagogue à enseigner dans le cadre de « La Croisée des cultures », un stage de danses et musiques du monde organisée par les Ateliers d’ethnomusicologie organisé habituellement en juillet.

 

En octobre 2007, elle a présenté à l¹Institut français de Marrakech « Andalussyat, l'esprit de Grenade » où accompagnée de Youssef Kassimi Jamal au oud et Abdelmounaïm Jairi aux Percussions, elle convie l'auditeur à un voyage poétique et musical raffiné à travers les trois Andalousie monothéistes : juive, chrétienne et musulmane[7].

  • Cantigas de Santa Maria, Boston Meditarrenea et l’Orchestre arabo-andalou de Fès chez Erato
  • Terres Turquoises - Ensemble Constantinople
  • Constantinople (sampler)

Récompenses

Elle est Lauréate en 1998 du Prix Villa Médicis Hors les Murs, qui lui permet de travailler pour trois ans le répertoire arabo-andalou de la tradition fassie avec Mohammed Briouel (محمد بريول).

Ils ont  écrit sur elle

  • " … Ces mélodies au contour à la fois extatique et sensuel sont ici rendues avec chaleur et pureté grâce au talent lumineux dont, à l'évidence, la nature a doté Françoise Atlan. " Le Monde de la Musique
  • Les romances judéo-espagnoles chantées depuis l'enfance, et dont la critique s'accorde à dire qu'elle en est l'interprète la plus authentique, constituent pour elle l'objet d'une recherche musicologique constante, doublée d'un attachement profond à la tradition juive séfarade.[1].

 

Notes et références

  1. ↑ Désigne la communauté juive hispanique, chassée d'Espagne en 1492 et du Portugal en 1506 par l'Inquisition, s'est réfugiée, puis installée dans tout l'Empire Ottoman, notamment en Grèce, en Turquie, dans les Balkans, puis en Haute-Galilée, aux Pays-Bas, en Italie, en France, au Maroc, ainsi qu'en Amérique. La langue judéo-espagnole, (mélange d'espagnol, d'espagnol médiéval et d'hébraïsmes) a emprunté, tout comme la musique, aux cultures grecque, turque, bulgare , roumaine, yougoslave et arabe qu'elle a rencontrées au cours des siècles
  2. ↑ où elle s'est d'ailleurs produite avec l'Orchestre de Mohamed Briouel dans la tradition la ligne la plus épurée des chants séfarades, dont elle est remarquée comme une brillante interprète
  3. ↑ Al Bayane.
  4. ↑ Constantinople
  5. ↑ L'héritage musical hébraïque s'étale sur trois mille ans d'histoire et par une 'impressionnante variété de ses constituants. De nombreuses cultures musicales sont à l'arrière-plan de l'évolution de cette musique comme celle des civilisations antiques et helléniques à l'époque des patriarches et des Temples, et celles de tous les pays de la diaspora pendant environ deux mille ans de dispersion. Les traditions vocales des trois religions monothéistes représentent des stratifications de modèles archaïques desquels dériveraient dériveraient aussi les chants des répertoires profanes respectifs. Cette perspective renvoie à la question plus générale ; existe-t-il une musique hébraïque, chrétienne, musulmane ? Dans la tentative de réponse à la question se reflètent, directement ou indirectement, les problématiques relatives à l'identification des dénominateurs communs des cultures musicales méditerranéennes. La particularité de l'histoire des traditions musicales hébraïques peut être prise comme modèle pour expliquer la complexité des interactions internes diachroniques et synchroniques entre les principaux centres de formation et de création artistique euro-méditerranéen. La dispersion des juifs, la diaspora, et la vie des communautés dans les différents lieux d'accueil à répandu à travers toute la Méditerranée un patrimoine poétique et musical qui a vécu en osmose avec les traditions et les systèmes musicaux d'autres cultures et communautés. Le chansonnier séfarade, des juifs d'origine ibérique expulsé par la Reconquista, est un des prototypes méditerranéen par excellence.
  6. ↑ Al Bayane.
  7. ↑ Al Bayane.

 

 

Françoise Atlan is a French singer, born in a Sephardic Jewish family in Narbonne (France) 27th of July 1964. Her father was a counselor native of Béjaïa in Kabylia (Algeria) and her mother was a pianist and a lyrical singer.

Musical learning

Françoise Atlan started to learn piano with her mother at the age of six. In 1984 when finishing her musical learning at Saint-Étienne and Aix-en-Provence conservatoires, she obtained a piano graduate (gold medal) and a chamber music graduate (gilded silver medal). She learned musicology at Aix en Provence University where she succeed the Agrégation competitive examination for teachers. Then she worked at the same time voice techniques at Paris Opera school with Andréa Guiot.

Career

Endowed with a natural voice developed in her early years, she sings "nawbas" which are usually reserved for male singers. She sings equally with the flamenco guitarist Juan Carmonaor medieval european repertoire with the Ensemble Gilles Binchois or with the Boston Camerata . Welcomed with equal enthusiasm in Morocco (FesRabatCasablanca in 1994), inSwitzerland (Montreux , Yverdon-les-Bains in 1993) and in France (Abbaye du Thoronet in 1993 for the Chants Sacrés de la Méditerranée, and in Arsenal de Metz for the Festival Transméditerranéen in 1994), and receiving warm applauses in BelgradeTokyo and Kyoto, she took part in the recording of the album Borboréo by the guitarist Juan Carmona. She also achieved success in the USAJapanSpainPortugalItalyGreat Britain, Morocco, Tunisia, ex-Yugoslavia, Israel, and continued her research on Mediterranean repertoires. as well in the ancient occidental or in the traditional Andalusian Arabic repertoires. Nowadays, Françoise Atlan chooses to live and work in Morocco particularly in Marrakesh .

As a member of the Choeur contemporain conducted by Roland Hayrabedian, Françoise Atlan distinguished herself in the vocal music of the composer Maurice Ohana, who entrusted her with the soloist part of his Cantigas, the recording of which obtained the french "Grand Prix de l'Académie Charles-Cros du disque" (1987). From 1987 to 1989, she was featured as first soloist in the vocal ensemble "Musicatreize", which specialised in contemporary music (Ohana, Ligeti, Nono).

Her debut album Romances Sefardies recorded in 1992 was met with great critical acclaim, whereas her second CD entitled Entre la Rose et le Jasmin received the "Diapason d'or" confereded by Diapason (magazine), a french classical music magazine in 1994. She sings either Sephardic romances from the North Africa and Andalusia Jewish communities inladino, or the troubadour old laments in Occitan, even Andalusian Arabic melodies in Arabic.

Her work from 1990 to 1998 as a singer of the group Aksak, which played a repertoire of TurkishGreek and Armenian songs, provided the opportunity to work in both Arab-Andalusian repertoire (with Mahmoud Guettat and Toufik Bestandij) and Judeo-Arab (with Cheikh Zekri) repertoire

Considered as one of the best performers of Sephardic romance, she is a singer who possesses a quality of voice that brings greater authenticity to the music. Her performances are the result of exhaustive musicological research, and she shows the highest respect for the established traditions of the genre. Her Judeo-Berber roots led Atlan to develop a passion for traditional music, and particularly music from the Mediterranean Basin. In the traditional singing approach rather style remains to be her main consideration, less than such mechanical effect repetition. In her mind, style is still the core of a musical work. In this context, she stands beyond the predefined traditions because her thorough knowledge of Andalusian tradition have enabled her to develop an unmistakable, highly expressive style which combines vocal technique and Sephardic sensibility - the rich heritage of the Jews expelled from Spain in1492.

The refinement of her interpretation reveals the different country shelter influences of the jew spanish communities. The musical styles of arabic, muslim and jewish communities were in past time deeply coloured with mutual influences intensifying their cohabitation. In orchester, those communities played side by side, so that only lyrics allowed to distinguish every group origin. These musics performed with long poignant nostalgic vocalises on a very slight background of strings and drums. All parts blow up in a tremendous festival of ornamented arabesques.

In 2001, Françoise Atlan was involved in the creation of the composer Florence Baschet work, Femmes, a commission from Radio France, with the participation of the Ensemble Faunder the direction of Dominique My. That same year, accompanied by the Armenian Ensemble Goussan, she offered a program of classical and traditional Armenian Music (5th to 19th century) at the Festival d'Ambronay.

Since 1998, she has been giving master classes in France (Centre de Musique Médiévale de Paris), in Switzerland: Geneva (Ateliers d'Ethnomusicologie) and Basel (Schola Cantorum) and in Morocco (Académie de Rabat) on a regular basis. Often as teacher, she is chosen to give lessons within the framework of dance and world music training course "La croisée des chemins", usually organized in July by "Ateliers d'Ethnomusicologie" Geneva.

Since 2003, Françoise Atlan notably performed on the best stages in the USA (Carnegie HallNew York), Japan, CanadaHollandBelgiumNorway, Israel, Italy, Spain, Corsica, Tunisia, Morocco, Switzerland, Great-Britain, GermanyMexico

In october 2007, she introduced at the French Institute in Marrakesh the show "Andalussyiat, l'esprit de Grenade" (Andalusia, the spirit of Granada) where accompanying by Youssef Kassimi Jamal to the oud and Abdelmounaïm Jairi to the drums, she conveyed listeners in subtle poetic and musical travel through the three monotheist Andalusia: JewChristian and Muslim.

Since then, she has played in numerous countries and collaborated with various artists, include flamenco guitarist Juan Carmona and the Chemiranis Brothers.

 

 

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Rédigé par Mario Scolas

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