nahuatl

Publié le 25 Novembre 2018

Cet article est reposté depuis coco Magnanville.

Une fleur qui s'estompe" était très important pour les civilisations pré-hispaniques, car ces grands hommes considéraient que tout devait mourir pour renaître à une nouvelle étape; pour cette raison, la belle fleur représentait l'année qui partait et la pureté qui renaissait dans ses feuilles rouges au début du nouveau cycle annuel.

Originaire du Mexique, plus précisément de l'état de Morelos et de Guerrero, le nom cuetlaxóchitl vient de Nahuatl cuetlahui, "dépérir", et de xóchitl, "fleur". La "fleur fanée" ou "fleur de pétales résistants comme le cuir" était une fleur rituelle utilisée dans plusieurs célébrations du grand calendrier festif, en particulier lors de la fête appelée Tlaxochimaco, du neuvième mois, dédiée à Huitzilopochtli (Dieu de Guerre).

Il existe 20 types de "cuetlaxóchitl" ou fleur du réveillon de Noël: rouge, jaune, violet, rose, blanc, rayé et marbré. Les États qui produisent actuellement le plus de cette fleur sont: Morelos, Jalisco, Puebla, Michoacán, État de Mexico et capitale du pays, données du ministère de l'Agriculture, de l'Élevage, du Développement rural, de la Pêche et de l'Alimentation (Sagarpa). Parmi les peuples mésoaméricains, en particulier parmi les Aztèques, la culture des plantes avait une grande importance et les splendides jardins botaniques de Huaxtepec et de Chapultepec en témoignaient, ce qui a émerveillé les Espagnols. Les fleurs avaient une grande importance pour elles, tant dans la vie religieuse que dans la vie quotidienne. Les Aztèques le cultivaient dans les jardins d'acclimatation de Netzahualcoyotl et de Moctezuma, car il s'agissait d'une plante au sol chaude.

Quand Dieu a créé la nature sur la Terre nourricière, il a demandé aux plantes de créer leurs meilleures fleurs à offrir au monde et à chacune d’elles de sélectionner les saisons de l’année pour leur naissance. Il leur a également demandé de toujours donner à tous ceux qui les prenaient entre leurs mains et dans leur vie, le meilleur d'entre eux: la beauté, l'amour, l'harmonie et la sagesse.

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Rédigé par caroleone

Publié dans #cuetlaxóchitl, #Mexique, #Nahuatl, #Poinsettia, #Noël

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Publié le 10 Octobre 2018

blanc   iztac
bleu   texoticyapalli
jaune   cozauhqui, coztic
noir   tliltic, yapalli
rouge   chiltic
vert   quiltic, xoxoctic
 

Le nom de couleurs en nahuatl

ACHIYOAQUIA, *~ v.t. tla-., appliquer une teinture rouge claire à quelque chose. 
ACHIYOCHIHUA, *~ v.i., préparer une teinture rouge claire. *~ v.t. tla-., teindre une chose en rouge clair. 
ACHIYOHUIA, *~ v.t. tla-., teindre une chose avec de l'ocre d'une teinte rouge claire. 
AHPETZTLI, Fard de couleur jaune (pyrite). 
AYOHPALLI, couleur, entre le violet et l'orange. 
AYOHPALTIC Qui est d'une couleur entre le violet et l'orange. 
AZCAMILTIC Brun clair 
AZTAPILTIC D'un blanc éclatant. 
AZTAPILTILIA *~ v.t. tla-., rendre quelque chose très blanc. 
CACATZACTIC Noir (comme couleur de la peau). 
CACTLILHUILONI Noir (comme teinture de cordonnier). 
CACTLILLI Noir (comme teinture de cordonnier). 
CAHCAMOLIUHQUI De la couleur des cerises mûres, couleur entre le rouge et le violet. 
CAMAHUAC Jaune pâle. 
CAMILECTIC Brun, qui prend de la couleur ou commence à mûrir. 
CAMILEHUA *~ v.inanimé, mûrir, prendre de la couleur, en parlant de fruits. 
CAMILHUILTIC *~ couleur, brun. 
CAMILIHUI *~ v.i., prendre la couleur de la maturité, devenir brun sombre. 
CAMILIHUINI Qui devient brun. 
CAMILIUHQUI Brunâtre. 
CAMILTIC ou CAMILHUILTIC ou CAMILLOH Brun. 
CAMOHPALCHIHUA *~ v.i., préparer de la couleur brune. 
CAMOHPALLAHCUILOA *~ v.i., peindre en brun. 
CAMOHPALLI *~ couleur, brun. De la couleur de la patate douce. 
CAMOHPALPA *~ v.i., teindre en brun. 
CAMOHPALPATLA *~ v.i., dissoudre de la peinture brune. 
CAMOHPALPOYAHUAC *~ couleur, brun ou poupre sombre. 
CAMOHPALTIC Violet foncé, brun, pourpre. 
CAMOHPALTICA Avec de la couleur brune ou pourpre. 
CAMOHPALYAYACTIC Brun sombre. 
CAPOTZAHUI *~ v.inanimé, se noircir, devenir noir, en parlant d'un objet. 
CAPOTZAHUILIZTLI Noirceur. 
CAPOTZAUHQUI Chose noire. 
CAPOTZEHUI *~ v.inanimé, devenir noir. 
CAPOTZTIC Très sombre, noir. 
CAXPOCHEHUA *~ v.i., vernir, peindre en noir la poterie avant de la faire cuire. 
CHICHILEHUA *~ v.i., se dresser tout rouge. 
CHICHILEHUI *~ v.inanimé, devenir rouge, tourner au rouge. 
CHICHILIHUI *~ v.i., rougir. 
CHICHILIUHQUI Vermeil, rouge, rougi. 
CHICHILIUHTIMOMANA *~ v.i., devenir rouge. 
CHICHILOA *~ v.t. tla-., rendre un objet rouge, vermeil. 
CHICHILPAHTIC ou CHIHCHILPAHTIC, Très rouge, rouge éclatant. 
CHICHILTI *~ v.i., devenir rouge-chili. 
CHICHILTIC ou CHIHCHILTIC, Rouge, de la couleur du piment rouge. 
CHICHILTIYA *~ v.i., devenir rouge, se rougir. 
CHILCOZTIC Orange. 
CHILEHUATIC Rouge. 
CHILPAHTIC D'une couleur de piment rouge intense. 
CHILPATZCALTIC D'un rouge très vif. 
COZAHUI *~ v.i., devenir jaune. 
COZAHUIC Qui est jaune. 
COZAHUIYA *~ v.i.,, devenir jaune, jaunir. 
COZAHUIYANI Qui devient jaune. 
COZALHUIA *~ v.t. tla-., colorer quelque chose en jaune. 
COZAUHQUI Jaune doré ou roux ardent. 
COZTIC Jaune. 
COZTIYA *~ v.i., devenir jaune, jaunir. 
COZYAYACTIC Jaune sombre. 
CUAPPACHQUIZA ou CUAPPACHTI *~ v.inanimé, devenir de couleur fauve. 
CUAPPACHTIC ou CUAPPACHTLI Couleur fauve, brun virant au roux, de couleur cannelle. 
CUAPPACHTIYA ou CUAPPACHYOTIA *~v.inanimé, prendre une couleur fauve. 
CUICHEHUAC Gris sombre, noirâtre, couleur de suie. 
CUIHCUILCHAPOLTIC Diversement coloré. 
CUETLANEXTIC De couleur pâle et fanée. 
EZTIC Couleur de sang. 
IHIZTAQUILTIC Vert très pâle. 
IXCAMILTIC ou IXCAMILIUHQUI, Brun 
IXCOZTIC Qui a une surface jaune, dorée, qui a des reflets jaunes. 
IXCUAPPACHTIC De couleur fauve, violet clair. 
IXIZTAC Qui a une surface blanche. 
IXNEXCOZTIC D'une teinte jaune grisâtre. 
IXNEXTIC Cendré, couleur cendre. 
IXXOXOCTIC Bleu ou vert, pâle, décoloré. 
IYAPPALLI ou IYAUHPALLI La couleur vert sombre, couleur du vermouth 
IYAPPALTIC Vert sombre. 
IYAUHTIC Vert sombre tirant sur le brun. 
IZTAC Blanc 
IZTACAPAHTIC Vraiment blanc. 
IZTACATILIA *~ v.t. tla-., blanchir quelque chose. 
IZTACATZINTLI Chose blanche et petite ou délicate. 
IZTALEHUAC ou IZTALECTIC d'un blanc pâle. 
IZTALIA *~ v.t. tla-., blanchir un objet, rendre blanc, passer une couche blanche sur quelque chose. 
IZTALOA *~ v.t. tla-., blanchir un objet, rendre blanc. 
IZTAYA *~ v.i., devenir blanc, blanchir. 
IZTAZTICAH *~ v.inanimé, être blanc. 
IZTAZTIHCAC *~ v.inanimé, blanchir, paraître blanc de loin, en parlant d'un objet. 
IZTAZTIMANI *~ v.inanimé, blanchir, devenir blancs en parlant des grains. 
IZTAZTOC *~ v.inanimé, blanchir, devenir blancs en parlant des grains. 
MATLALIN ou MATLALLI Colorant dont on tire une couleur bleu-vert sombre. 
MATLALTIC Bleu sombre ou vert sombre. 
MOHUIHTIC Bleu indigo. 
NACAZCOLOTL Gousses qui servent à préparer une teinture noire. 
NACAZCOLOTLILLI Encre faite avec les gousses nommées nacazcōlōtl. 
NEXECTIC Gris, cendré. 
NEXEHUAC Couleur de cendre, gris. 
NEXEHUACATICECTIC Couleur de cendres claires. 
NEXTIC Couleur cendre. 
NOCHEZTLI Cochenille, colorant. 
NOCHEZYOH Teint avec de la cochinille. 
NOCHPALLI Couleur carmin. 
NOCHPALTIC Couleur de la cochinille, rouge carmin. 
PA *~ v.t. tla-., teindre une chose. 
PAHPALTIC Sombre, noir. 
PALLI Argile noire qui sert de colorant. 
PINEHUAC ou PINECTIC Pâle. 
POCCOZTIC Jaune-fumée, jaune sombre ou brun clair. 
POCHEHUAC ou POCHECTIC Gris, couleur fumée ou chose enfumée. 
POCHICTIC D'une couleur pâle, blond, blanc. 
POCTIC Couleur fumée. 
POYAHUA *~ v.t. tla-., colorier, enluminer une chose. 
QUILPALTIC Vert-de-gris. 
QUILTIC Vert, couleur de l'herbe tendre. 
QUILYAYACTIC Vert sombre. 
QUIQUILTIC Vert, d'un vert semblable à des légumes verts. 
TEHCOXTLI Jaune. 
TECOZAHUITL Ocre jaune, nom du colorant. 
TECOZAUHTIC De la couleur de l'ocre jaune. 
TETEXOHCAMILTIC Brun bleuâtre. 
TETEZTIC Blanc 
TEXOHAPOCTIC Bleu comme de la fumée. 
TEXOHCALTIC D'un bleu clair intense. 
TEXOHCAMILTIC D'un bleu qui vire au brun. 
TEXOHPOYAHUAC Teinté de bleu clair. 
TEXOHTLALLI Colorant bleu clair. 
TEXOHTLI ou TEXOHTIC voir aussi TEXOHYOH Bleu clair. 
TEZTIC Blanc. 
TLACEHUILLI nom d'un colorant aux pigments bleu sombre tirant sur le violet. Tiré d'une plante sans doute l'indigotier. 
TLACEHUILTIC Bleu sombre. 
TLAHUITL Colorant, ocre rouge, cinabre 
TLAHUIZCALTIC Rose, couleur de l'aube. 
TLAPALCAMILPOYAHUAC Brun foncé. 
TLAPALCAMILTIC Brun rouge. 
TLAPALNEXTLI Colorant, mélange de cochinille (nocheztli) de chaux (tizatl) et ou de farine de maïs (textli). 
TLAPALYAYACTIC Rouge sombre. 
TLALCOZAHUITL Ocre, terre jaune que l'on utilisait pour se farder. 
TLALPALLI Couleur de terre. 
TLAPALCAMILYAYACTIC Brun rouge sombre. 
TLAPALLI La couleur, le rouge. 
TLAPALPOYACTIC Couleur orangée ou rosée. 
TLAPALTIC Rouge ou coloré. 
TLAPPOYAHUAC Rouge sombre. 
TLATLACTIC Vermeil, rouge vif. 
TLATLAHUIC Rougeâtre. 
TLATLAPALPOYAHUAC Rouge sombre. 
TLATLAUHQUI Couleur rouge, désigne un rouge tirant sur le roux ou le brun. 
TLAUHPOYAHUAC Rouge sombre ou teinté de rouge. 
TLAXCALHUILLI Traité avec un colorant jaune. 
TLAZTALEHUALLI ou TLAZTALEHUALTIC, Rose, couleur chair. 
TLILAYOHTIC Coloré de vert et de noir. 
TLILLI Couleur de suie, noir. 
TLILPOPOYAUHQUI Gris sombre. 
TLILTIC Noir 
TOZTIC Jaune doré. 
XIMMALTIC Couleur turquoise. 
XIPPALLI Bleu, couleur turquoise. 
XIUHCALTIC Très vert. 
XIUHTIC Bleu turquoise. 
XOCHIPALLI Une couleur entre le jaune et le rouge clair, rose, orangé ou jaune. 
XOHXOTLAH Cramoisi. 
XOHXOXOCTIC Vert. 
XOHXOXOHUIYA *~ v.inanimé, devenir tout vert. 
XOPALECTIC ou XOPALEHUAC, très vert. 
XOPALTIC Orangé ou fauve. 
XOXOCPAHTIC Très vert. 
XOXOCTIC XOXOHUIC ou XOXOUHQUI, Vert. 
YAPALLI ou IYAPPALLI, Vert sombre. 
YAYACPOL Marron sombre. 
YAYACTIC Marron sombre. 
YAYACTIYA *~ v.inanimé., devenir sombre. 
YAYACTONTLI Petit et sombre. 
YAYAUHCAQUILTIHCECTIC Vert sombre, mordoré. 
YAYAUHQUI Egalement YAYACTIC ou YAYAHUIC Marron. 
ZACATLAXCALLI Nom d'une plante qui permet d'obtenir un colorant de couleur jaune pâle. 
ZACATLAXCALYAYACTIC Jaune foncé. 
ZAMACTIC ZAMAHUAC ou ZAMACTLI Jaunâtre. 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Nahuatl, #Mexique

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Publié le 8 Mars 2018

De la mer nous les virent arriver
mes frères emplumés
c'étaient les hommes barbus
de la prophétie attendue

« La malédiction de Malinche » est l'une des chansons les plus représentatives du mouvement de la nouvelle chanson. Il a été écrit par le chanteur mexicain Gabino Palomares en 1975. La Malinche, de noblesse nahualt, fut vendue comme esclave et devint la maîtresse de Cortés qu'elle aida à conquérir la région occupée par le Mexique actuel. Figure forte de l'histoire mexicaine, elle est aussi appelée Malintzin (en nahuatl), Doña Marina, ou la Chingada selon qu'on la considère mère de la patrie ou traîtresse.

"La malédiction de Malinche", dénonce l'exploitation européenne et nord-américaine des peuples autochtones latino-américains. Mais par-dessus tout, cela met en évidence le racisme et le classisme dont souffrent les populations autochtones dans leur propre pays. C'est une forte critique du malinchisme latino-américain, c'est-à-dire de la préférence pour les cultures européennes ou nord-américaines au détriment de la culture nationale.

De nos jours, le mot « malinchista » est utilisé au Mexique pour identifier les compatriotes qui ont trahi leurs origines et leur pays : ceux qui mélangèrent leur sang et leur culture avec les Européens et les autres influences étrangères. 

Pour reprendre les mots de Jan musicologue Fairley, « La Malédiction de Malinche » est « l'une des chansons les plus importantes de l'Amérique latine. » A été interprété, entre autres, par Amparo Ochoa et le groupe Los Folkloristas et traduit en plusieurs langues.

De nos jours et dans différents genres, elle est comparée à la figure de la Vierge Marie, de La Llorona (figure folklorique de la femme en pleurs) et avec les soldaderas mexicaines (des femmes qui combattirent au côté des hommes pendant la Révolution mexicaine) pour sa valeur

Del mar los vieron llegar 
mis hermanos emplumados
Eran los hombres barbados 
de la profecía esperada.
Se oyó la voz del monarca 
de que el dios había llegado.
Y les abrimos la puerta 
por temor a lo ignorado.

Iban montados en bestias 
como demonios del mal
Iban con fuego en las manos 
y cubiertos de metal.

Sólo el valor de unos cuantos 
les opuso resistencia
Y al mirar correr la sangre 
se llenaron de vergüenza.

Porque los dioses ni comen 
ni gozan con lo robado
Y cuando nos dimos cuenta 
ya todo estaba acabado.

Y en ese error entregamos 
la grandeza del pasado
Y en ese error nos quedamos 
trescientos años esclavos.

Se nos quedó el maleficio 
de brindar al extranjero
Nuestra fe, nuestra cultura, 
nuestro pan, nuestro dinero.

Y les seguimos cambiando 
oro por cuentas de vidrio
Y damos nuestras riquezas 
por sus espejos con brillo.

Hoy, en pleno siglo veinte 
nos siguen llegando rubios
Y les abrimos la casa 
y los llamamos amigos.

Pero si llega cansado 
un indio de andar la sierra
Lo humillamos y lo vemos 
como extraño por su tierra.

Tú, hipócrita que te muestras 
humilde ante el extranjero
Pero te vuelves soberbio 
con tus hermanos del pueblo.

Oh, maldición de Malinche, 
enfermedad del presente
¿Cuándo dejarás mi tierra..?
¿cuándo harás libre a mi gente?

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