noe preszow

Publié le 28 Septembre 2026

Quand la culture refuse le silence : le courage de Noé Preszow face au réflexe fascisant des réseaux sociaux

​C’était avant-hier sur la Grand-Place de Bruxelles, en direct sur la RTBF, à l'occasion de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Sur scène, l'artiste Noé Preszow a fait preuve d'un grand courage en portant des mots forts, ancrés dans les réalités de notre époque.

​Des termes comme « antifasciste », « Gaza », « enseignant·e·s », « sans-papiers » ou encore « précarité » ont résonné en direct, bousculant le confort de certains. Si ces mots ont pu en déranger quelques-uns, la réalité du terrain a prouvé tout le contraire : la majorité du public présent sur place était largement pour ce message, comme l'ont témoigné les poings levés et les nombreux retours chaleureux.

​Pourtant, en allant jeter un œil aux profils de ceux qui ont commencé à le critiquer et à l'insulter sur Facebook suite à sa prestation, le constat fait froid dans le dos. Voir s'étaler de la sorte cette hostilité agressive et ce fascisme en-ligne qui s'installe décomplexé sur les réseaux sociaux est vraiment inquiétant pour le débat démocratique.

​Sur Last Night in Orient, on ne peut qu'admirer la démarche et le courage de cet artiste. Cet épisode rappelle à quel point la culture et la liberté d'expression sont indispensables pour faire barrage à ces dérives et porter haut la solidarité. Tout mon soutien à Noé Preszow !

Bibliographie / Articles connexes sur le blog :

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Noé Preszow, #Bruxelles, #extrême droite, #2006, #Gaza, #Migrants, #Antifascistes, #Facebook

Repost0

Publié le 21 Septembre 2026

Noé Preszow : Avec « Y’a un monde », le poète rock réveille nos consciences à coups de batterie

​Par Mario Scolas, Last Night in Orient, le 21 septembre 2026

 

​Il est des morceaux qu’on découvre par hasard, au détour d’une rotation sur les ondes de Radio Antipode, et qui s’imposent immédiatement comme une évidence. C'est exactement l'effet qu'a produit « Y'a un monde », le nouveau single de Noé Preszow paru le 21 août dernier. Un véritable coup de cœur que j'avais hâte de partager ici. Avec ce titre, l’artiste bruxellois signe un retour percutant, à la fois minimaliste, urgent et intensément politique, prolongeant avec brio un parcours décidément hors des sentiers battus.

​Une épure radicale au service d'un constat lucide

​Dès les premières secondes, le morceau surprend par son audace formelle. Finies les productions surchargées ; l'ossature du titre repose presque exclusivement sur une batterie hypnotique, un battement de cœur continu qui insuffle l'allure d'une marche.

​En réduisant les arrangements au strict minimum, l'artiste mise sur la puissance brute de l’interprétation. Cette épure fonctionne comme une rythmique de contestation : c’est un pied de nez au superflu, au clinquant et aux artifices de notre époque hyperconnectée.

​Le refus de l'absurde et de la résignation

​Les paroles dressent quant à elles un portrait sans concession de notre société. Entre la superficialité des réseaux sociaux et les crises du monde moderne, les mots font mouche :

​« Y'a un monde loin de la Fashion Week / y'a un monde où c'est juste pathétique »

« Un monde où le nombre de followers / n'a strictement aucune valeur »

 

​Pourtant, loin de sombrer dans le cynisme ou le défaitisme, le refrain agit comme un véritable mantra vital : « Sentir que tout s'écroule & quand même chanter ». Portée par une voix oscillant entre douceur et fermeté, frontale et déclamée comme une poésie militante, cette ligne de conduite nous rappelle qu’un ailleurs plus authentique demeure possible.

​L'artisan d'une chanson française décomplexée

​À 32 ans, le chanteur confirme avec ce single la trajectoire d'un auteur d'exception. Révélé en 2021 avec son premier album À nous — porté par l'inoubliable « Que tout s'danse » et une nomination bien méritée aux Victoires de la Musique —, puis affirmé avec l'électrique [Prèchof] en 2024, le Bruxellois s'est imposé comme une plume incontournable de sa génération. Un talent d'écriture qu'il met d'ailleurs régulièrement au service d'autres grands noms de la scène francophone, tels que Zaz, Mentissa ou Alice on the Roof.

​Artiste entier, passionné et profondément ancré dans son époque, Noé Preszow prouve avec ce nouveau titre qu’avec un texte ciselé et un simple groove, on peut réveiller les consciences.

​En concert : L'occasion de savourer cette énergie en live se profile déjà, avec un rendez-vous très attendu au Cirque Royal de Bruxelles le 12 mai 2027. D'ici là, montez le son, fermez les yeux, et laissez-vous porter par ce monde où la poésie reprend enfin ses droits.

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Noé Preszow, #Chanson française, #Rock belge, #2006

Repost0