Juan Crisóstomo Ruiz de Nervo est né le 27 août 1870 dans la ville mexicaine de Tepic. Il était un poète romantique, encadré dans le modernisme. Son travail poétique est le plus connu, mais il a également écrit des histoires, des romans et une biographie du poète mexicain Sor Juana Ines de la Cruz. Nervo exprime avec des émotions et des sentiments mélancoliques avec un style agréable et fluide.
Como duerme la chispa en el guijarro
y la estatua en el barro,
en ti duerme la divinidad.
Tan sólo en un dolor constante y fuerte
al choque, brota de la piedra inerte
el relámpago de la deidad.
No te quejes, por tanto, del destino,
pues lo que en tu interior hay de divino
sólo surge merced a él.
Soporta, si es posible, sonriendo,
la vida que el artista va esculpiendo,
el duro choque del cincel.
¿Qué importan para ti las horas malas,
si cada hora en tus nacientes alas
pone una pluma bella más?
Ya verás al cóndor en plena altura,
ya verás concluida la escultura,
ya verás, alma, ya verás...
Comment l'étincelle dort sur le pavé
et la statue dans la boue,
en toi dort la divinité.
Seulement dans une douleur constante et forte
au choc, il jaillit de la pierre inerte
l'éclair de la divinité.
Ne te plains donc pas du destin,
pour ce qui est de divin en toi
il ne se pose que grâce à lui.
Prend en charge, si possible, en souriant,
la vie que l'artiste sculpte,
le choc dur du ciseau.
Qu'est-ce que les mauvaises heures t’importent,
si toutes les heures dans tes ailes naissantes
ajoutent une belle plume en plus?
Tu verras le condor en pleine hauteur,
Tu verras la sculpture terminée,
tu verras, âme, tu verras ...
Artiste, récitant, comédien, metteur en scène, professeur et directeur honoraire du Conservatoire Royal de Bruxelles, découvreur de talents, réalisateur et organisateur de spectacles, ambassadeur de la poésie française dans le Monde...
Il est membre de l'Union des artistes du spectacle, la plus ancienne association artistique de Belgique, fondée en 1927, par Lucien Van Obbergh à la demande de l'Union des artistes de Paris2.
Biographie
Charles Kleinberg naît d'un pèrepolonaiset d'une mèregrecque, qui meurt alors qu'il n'est âgé que de six mois, Charles, à partir de l'âge de trois ans, apprend à jouer du violon, et donne déjà ses premiers concerts dès l'âge de sept ans3,4.
Son père est déporté et assassinée par les nazis àAuschwitz. Dissimulé dans une famille d'accueil, le jeune Charles échappe aux rafles ordonnées par l’occupant et devient unenfant caché5.
Il poursuis ses études à l’Athénée Royal Jules Bordet dans la capitale6.
Son professeur veut lui faire apprendre le violon et l'encourage de faire de lui un musicien plus que tout autre métier7 ; Charles finit par laisser tomber les études pour entamer le droit, puis à l'IAD, qu'il ne termine pas, parce qu'à 19 ans, il est retenu pour jouer Néron dansBritannicusàLiège. Il fait en parallèle son service militaire, à laplace Eugène FlageyàBruxelles, dans le studio 16 de l'INR, pendant un an ; il anime « La demi-heure du soldat », une émission journalière pour les troupes casernées8.
Après son service à l’armée, la station de radio, devenue entre-temps la futureRTB, l’engage comme speaker. C’est ainsi que commence sa présentation des émissions matinales dès 5 h 30 du matin. Ce sont les bulletins météo, mais aussi des communiqués à la batellerie, auxconvoyeursou des dédicaces personnelles ainsi que des informations générales. C’est le chemin nécessaire pour arriver à des émissions plus personnalisées : « Soirée intime chez Charles Kleinberg », l’émission poétique du samedi soir. Et un point d’orgue avec « Les Contes à la Veillée Radiophonique de Noël » qui durent plus de quatre heures.
Théâtre
Il est appelé par leRideau de Bruxellespour y interpréter « Oreste ». Puis il devient pensionnaire auThéâtre royal du Parc, tant dans le répertoire classique que le théâtre contemporain. Au milieu desannées 1960, il joue àParisavec laComédie-française. Il participe alors à des tournées internationales (Carthage, Kigali…).
Poésie
Enmars 1970ont lieu ses premiers récitals de poésie. L'Afrique noirel'attire et l'accueille. Il y crée alors des récitals qu'il donnera dans les écoles et universités duRwandaet duBurundi. Ses spectateurs sont autant des Africains que des Européens.
Toujours dans lesannées 1970, Charles Kleinberg propose un récital àAlbert-André Lheureux. Celui-ci est le fondateur d'un lieu littéraire baptisé l'Esprit Frappeur. De là naquirentLes Rives de la Poésie. Ce spectacle poétique se jouera dans ce petit théâtre pendant un mois. En1973, ce récital, seul en scène, fêtera sa centième représentation auCirque Royaldevant un public de 2 500 personnes. En1979, la consécration se confirme avec la millième de ce même récital, toujours au Cirque Royal, uniquement accompagné d'un guitariste.
Charles Kleinberg a été nommé professeur de déclamation auConservatoire royal de Mons, puis àBruxelles. Nombreux sont les élèves qui ont suivi ses recommandations et, actuellement, ils sont encore une centaine à occuper un poste de professeur dans une « Académie de Musique, des Arts de la Parole et de la Danse » ou dans un des troisconservatoires royauxde Belgique francophone.
Mise en scène
Lesannées 1980verront naître plusieurs mises en scène de plein air. Charles Kleinberg réalise notamment un spectacle pour lesFêtes de Wallonie(20 000 spectateurs sont présents sur laGrand-Place de Bruxelles).
Ensuite, ce sera « MonsPassé Présent » qui occupe plus de 1 000 comédiens et figurants. Pour le millénaire de Bruxelles (en 1979) c'est « Egmont » deGoetheavecBernard MarbaixetRaoul de Manez(12 000 spectateurs).
Il réalise également plusieurs conceptions des « Nuits Musicales duChâteau de Belœil ».
Bien qu'il soit amateur de grandes salles, on a pu l'écouter dans des lieux où la proximité offre une approche personnalisée et chaleureuse. C’est ainsi qu'il a joué à l'Estrille (Sablon (Bruxelles)), à laSamaritaine, à la Clarencière ou au Théâtre des Corps-Saints àAvignon.
2011-2013 :Le compagnon de route(spectacle de marionnette d’aprèsChristian Andersen, mis en scène par Radu Dinulescu). Charles Kleinberg est la voix du narrateur dans la version française. Ce spectacle a obtenu le Prix de la scénographie au Festival international de Théâtre de Baia-Mare 2011 - Scénographie deArmand Richelet…
2009 : production et direction artistique pour le film-documentaireLe Festival National de Comédie de Galati, réalisé parArmand Richelet. Images, son et montage par Armand Richelet etBélinda Leduc, photographies et assistanat à la réalisation dePhilippe Derlet.
Né en 1937 de l'union improbable d'un ashkénaze d'origine polonaise et d'une séfarade d'origine grecque, Charles Kleinberg a une petite enfance marquée par deux drames majeurs. Au tout début d...
Important anniversaire pour Charles Kleinberg. Après un long passé de comédien, Kleinberg médite sur ses choix profonds, Luc Norin,La Libre Belgiquedu.
En période d'anniversaires ; Charles Kleinberg et Emile Verhaeren, Pierre Maury,Le Soirdu.
Traité sur la tolérance, à l'XL, Voltaire, ce démocrate de choc,Jacques De Decker,Le Soirdu.
Charles Kleinberg, Prix Adam de poèsie,Le Matindu.
Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers (Belgique), le 21 mai 1855 et mort (accidentellement) à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d'expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale proche de l'anarchisme lui fait évoquer les grandes villes dont il parle avec lyrisme sur un ton d'une grande musicalité. Il a su traduire dans son œuvre la beauté de l'effort humain.
Poème A la Gloire du Vent - Emile Verhaeren. Il est inséré dans le recueil Les Villages illusoires, paru en 1895.
Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre ;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.
Le vent rafle, le long de l'eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d'oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre ! -
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d'éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.
Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d'église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.
Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L'avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d'ahan,
L'avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L'avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n'en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.
Comment mieux l'évoquer qu'avec ce poème d'Emile Verhaeren ? Le mot est ici répété tout au long du poème, directement ou indirectement puisque, à l'instar du deuxième vers -" Voici le vent ...
Ce poème est dédié à l'automne, écoutez cet enregistrement et vous entendrez la plainte et la fougue du vent. Émile Verhaeren (1855-1916) (Recueil : Les villages illusoires) - Le vent Émile ...