politique

Publié le 30 Octobre 2010

Joseph Bracops (Bruxelles-ville, 30 mai 1900 - Anderlecht, 30 mai 1966) était une personnalité politique belge.

Bracops fut conseiller communal (1946-1966) et bourgmestre d'Anderlecht (1947-1966) et député (1946-1966) pour le PSB. Il fut un grand défenseur de l'enseignement officiel dans les années 1950.

http://www.anderlechtensia.be/Images/anciennesphotos/Bourgmestres/jbracops.jpg

Biographie

Issu du peuple ouvrier, Joseph Bracops est né à Bruxelles le 30 mai 1900.

Premier de sa promotion à l’Ecole normale Charles Buls, il est instituteur primaire à Anderlecht de 1920 à la Seconde Guerre mondiale.

Grand défenseur de l’école officielle, doté de fortes convictions laïques et démocratiques, il fonde en 1934 le « Centre Permanent de Défense de l’Ecole publique » (CPDE). Par ailleurs militant syndical très actif, il dirigea la Centrale du personnel enseignant socialiste et collabora au bulletin syndical L’Etincelle dont il devint le rédacteur en chef. Il est également au début des années 1920 l’un des fondateurs du Parti Communiste Belge mais s’en détache après une visite en URSS au moment de l’ascension de Staline, qui l’amènera à faire la critique du régime communiste (« Les 21 questions de Joseph Bracops »).

De 1932 à 1945, il est secrétaire général de l’Internationale de l’Enseignement, professeur à la Centrale d’Education ouvrière et membre du Bureau national du P.O.B.

Lorsque la guerre éclate, toujours instituteur, il devient membre du Bureau national du Parti Socialiste clandestin et co-fondateur de la caisse clandestine de solidarité pour les victimes de la répression nazie. Il est cependant rapidement surveillé par la Gestapo qui l’arrête une première fois en mars 1941 et perquisitionne son logement, dont il avait heureusement pu évacuer les archives du Secrétariat professionnel international de l’enseignement qu’il avait en charge. Il est alors relâché avec un avertissement. Arrêté une nouvelle fois le 18 novembre 1942, un long calvaire le mène de Saint-Gilles à Breendonk où il est déporté 6 mois, puis à Buchenwald (6 mois), Majdanek (6 mois), Auschwitz (6 mois) et enfin Mauthausen, Melk-sur-Danube et Ebensee (un peu plus de 6 mois). Il est libéré le 6 mai 1945 par les forces américaines et revient en Belgique le 25 mai 1945.

Il reprend aussitôt l’action syndicale et, avec d’autres, fonde la CGSP dont il fut le premier président. Il fait cependant rapidement le choix d’une carrière politique plutôt que syndicale et est élu Député de Bruxelles aux élections législatives de février 1946. À peine son élection actée, il intervient au Parlement pour mettre en lumière le sort injuste fait à l’enseignement officiel. Les deux thèmes favoris de son activité parlementaire seront d’ailleurs l’enseignement et l’autonomie communale.

Auréolé de son prestige de résistant, il est choisi par les socialistes pour les mener au combat électoral et est élu Conseiller communal aux élections de novembre 1946. Il prête ensuite serment en tant que Bourgmestre le 20 janvier 1947, succédant ainsi à Marius Renard revenu malade de captivité. Sous l’impulsion de Joseph Bracops, les socialistes anderlechtois vont alors connaître près de 20 années de succès, allant jusqu’à totaliser 64.6 % des voix lors des élections de 1958, ce qui constitue la plus grande victoire de l’histoire du socialisme à Anderlecht sur les libéraux-clérocaux. Joseph Bracops connaîtra ainsi quatre succès électoraux d’affilée (1946, 1952, 1958 et 1964), en étant chaque fois élu avec des dizaines de milliers de voix de préférence.

Il fut Représentant de la Belgique aux Congrès de l’Union interparlementaire et délégué belge à l’ONU pendant les sessions de 1956-1957 et 1962-1963. En 1958, il devint l’un des signataires du Pacte scolaire dont on peut penser qu’à ses yeux et au vu de son combat, il était pour lui le moindre des maux. Initié à la loge « Les vrais amis de l'union et du progrès réunis » en 1957, il fut aussi membre fondateur de celle du « Libre Examen » en 1960. Il a été enfin Président de l’Union des Villes et des Communes belges de 1961 à 1966.

Il fut l’époux de Carmen Waucquez née à Tournai en 1913, et qui l’accompagna dans tous ses combats et dans sa vie de militant. Elle a notamment présidé les Femmes prévoyantes socialistes durant de nombreuses années.

Joseph Bracops s’éteint à Anderlecht le 30 mai 1966, jour de son 66e anniversaire. Ses funérailles rassemblent un nombre impressionnant d’Anderlechtois qui gardent de lui le souvenir d’un homme simple et bon, très proche de ses administrés, et qui donnait tout son temps et toute son énergie à la chose publique. C’est Henri Simonet qui lui succèdera au poste de Bourgmestre.

Le nom de Joseph Bracops fut donné en hommage à de nombreuses institutions publiques anderlechtoises (école, hôpital, centre médical,…) et l’hôtel communal abrite un buste en marbre blanc le représentant.

Joseph Bracops est également avec Albert Ayguesparse et Pierre-Louis de Muyser un des fondateurs de la revue littéraire Marginales.

 

Bibliographie

  • Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, archives du Parti socialiste belge.

 

 

Joseph Bracops : Le bourgmestre qui a le plus marqué Anderlecht

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Publié le 11 Juillet 2010

Hervé Brouhon (né à Etterbeek le 18 juin 1924 – mort à Anderlecht le 10 avril 1993) était un homme politique belge, membre du PS.

 

Brouhon était un enseignant et est devenu conseiller (1950-1993) et devient le premier bourgmestre socialiste de Bruxelles (1983-1993). Il a été membre du Parlement (1958-1985) et ministre des affaires sociales (1965-1966) pour le PSB.

Brouhon a étudié pour être enseignant à l'école normale Charlesl Buls à Bruxelles et en 1944 est allé travailler pour le service des enfants évacués et des orphelins de guerre de la Commission bruxelloise de l'assistance publique.

En raison de sa mauvaise santé, Brouhon a été remplacé comme bourgmestre faisant fonction par Michel Demaret (qui lui succédera plus tard) comme maire à partir de 1992, mais il est resté maire jusqu'à sa mort un an plus tard.

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Publié le 30 Juin 2010

Charles-Ferdinand Nothomb, un homme d'État, une époque, une belgitude de la politique à Papa...Il est aussi le grand-oncle de l’écrivaine belge Amélie Nothomb.

Charles-Ferdinand Nothomb, né le  à Bruxelles, est un homme politique belge, membre du Parti social-chrétien (PSC) et Ministre d'État depuis le . Lors de la crise politique commencée à l'été 2007, il faisait encore partie des Ministres d'État consultés officiellement par le roi Albert II au château du Belvédère pour trouver une solution.

Biographie

Charles-Ferdinand est le treizième et dernier enfant de Pierre Nothomb, il est descendant de Jean-Baptiste Nothomb1, qui fut premier ministre de 1841 à 1845. Charles-Ferdinand est titulaire d'un doctorat en droit (1957) et d'une licence en sciences économiques (1958). Il participe rapidement à des mouvements de jeunesse dans divers cercles politiques et devient président national des Jeunes PSC. Marié à Michèle Pouppez de Kettenis de Hollaeken Dryepondt, il est père de trois enfants.

Il devient attaché de Cabinet du ministre Raymond Scheyven, puis est chargé de mission au Cabinet des ministres de la Culture française, Paul de Stexhe (28 juillet 1965 - 11 février 1966), et Pierre Wigny (19 mars 1966 - 17 juin 1968).

Il gagne sa première élection législative et entre à la Chambre comme représentant de l’arrondissement d’Arlon-Marche-Bastogne. C’est le commencement d’une longue carrière parlementaire et ministérielle au cours de laquelle il sera élu à neuf reprises à la Chambre (de 1968 à 1995), avant de prendre la direction du Sénat (1995-1999)2.

En mai 1985, lors du drame du Heysel, il est ministre de l'Intérieur et sa démission est réclamée3 mais c'est finalement Jean Gol qui fait tomber le gouvernement à ce sujet4.

En 2012, il décide de reprendre des études universitaires, en faculté de philosophie à Louvain-la-Neuve et et décide de vivre en kot, en compagnie de son épouse Michèle qui suivra, elle, quelques cours de littérature en tant qu'élève libre5.

Il publie un récit chez Weyrich mettant en avant les 50 dernières années de la province de Luxembourg, sous le titre 1960-2010, la réussite d’une province rurale6.

Carrière professionnelle

Carrière politique

Publications

  • Charles-Ferdinand Nothomb, Finances publiques : pourquoi, comment, Éd. l'Effort, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, La vérité est bonne, Bruxelles, Éd. Didier-Hatier, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, De Waarheid mag gezegd worden, Bruxelles, Éd. Elsevier, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Démocratie belge, Louvain-La-Neuve, Éd. Duculot, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, La Poste belge, Habay-La-Neuve, Chez l'auteur
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Principes de démocratie : le modèle de la Belgique fédérale : la Constitution de 1994, Louvain-La-Neuve, Éd. Duculot-De Boeck, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Le fond des choses, Éd. Quorum, 
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Le chemin de fer, Habay-La-Neuve, Chez l'auteur
  • Charles-Ferdinand Nothomb et Pierre Vercauteren, L'après-duopôle, Paris, Éditions Economica, , 215 p. (ISBN 978-2-7178-3225-9)
  • Charles-Ferdinand Nothomb, Mon plan de paix pour la Belgique : entretiens avec Christian Laporte, Bruxelles, Éditions Racine, , 200 p.(ISBN 978-2-87386-606-8)

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations belges
Décorations étrangères

Archives

Les Archives de l’État à Arlon conservent environ 450 mètres d’archives, déposées par Charles-Ferdinand Nothomb en 2010. Ces archives, en voie d’inventorisation, sont consultables sur demande, moyennant l’autorisation préalable du déposant.

Notes et références

  1. ↑ Portraits de famille (III) : Les Nothomb, dynastie d'hommes de lettres [archive], 20 septembre 1999, Eric Burgraff
  2. ↑ « Charles-Ferdinand Nothomb | Connaître la Wallonie » [archive], sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le 30 avril 2021)
  3. ↑ « Les démissions ministérielles dans l'histoire politique belge récente », La Libre Belgique,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 9 août 2020).
  4. ↑ connaitrelawallonie.wallonie.be [archive]
  5. ↑ « Charles-Ferdinand Nothomb, 76 ans, s'est inscrit à l'unif et a loué un kot » [archive], sur RTBF Info,  (consulté le 30 avril 2021)
  6. ↑ « Charles-Ferdinand Nothomb raconte la réussite d’une province rurale » [archive], sur Blog Weyrich (consulté le 30 avril 2021)
  7. ↑ Site de la Presidenza della Repubblica [archive]
  8. ↑ Levif.be [archive]
  9. ↑ Senate.be [archive]

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