pomme de terre

Publié le 8 Août 2021

En plus d'être l'une des cuisines ethniques parmi les plus importantes d'Amérique du Sud, la cuisine aymara est un patrimoine culturel vivant ; Elle utilise des techniques de cuisson sophistiquées, des règles culinaires et des techniques uniques de conservation des aliments telles que le chuño et le charqui, qui ont aidés le peuple à résister aux grandes sécheresses et famines, typiques de leur habitat inclément, pendant des milliers d'années. Depuis des temps immémoriaux, l'alimentation des Aymaras est composée de produits de la terre, puisque leur principale activité économique est l'agriculture.

La principale contribution de l'ancienne culture aymara à l'humanité est peut-être la domestication de plus de 200 variétés la pomme de terre, Il ont également été des pionniers en inventant la technique de déshydratation de la pomme de terre à des fins de stockage. Cette technique s'appelle chuño, moraya ou encore tunta et permet de conserver les tubercules pendant de longues périodes, parfois des années, mais qui ne sont pas consommables à l'état frais à cause de leur teneur en alcaloïdes toxiques (substances également responsables de leur amertume).

La nourriture aymara possède une haute valeur protéique et est constituée en outre des pommes de terre de : quinoa, farine de maïs, viande séchée de camélidé, entre autres. La cuisine est généralement une préoccupation des warmi (femme) et des grands-mères. De manière plus restreinte, les hommes participent également lorsqu'ils sont mariés et âgés.

Le chairo est un plat traditionnel du peuple aymara, principalement consommé en Bolivie, mais aussi dans d'autres pays andins. Cette soupe est représentative du département de La Paz, car c'est sur ce territoire que son histoire a commencé il y a trois siècles. Le contexte colonial qui traversait à cette époque, s'est traduit par cette influence avec laquelle il a : Quechua, Aymara et Espagnol, obtenant un plat préparé avec des ingrédients largement consommés dans la région.

Ce met est composé de chuño (fécule de pomme de terre), d'oignons, de carottes, de pommes de terre, de maïs blanc, de viande de bœuf ou de mouton (la viande de lama ou d' alpaga peut également être utilisée) et de grains de blé . Il contient également des herbes telles que la coriandre et des épices.

Ils récoltent et cultivent des herbes avec lesquelles ils font des infusions, dont beaucoup leur attribuent des propriétés médicinales. Parmi ces herbes se trouve la plante de coca (Erythroxylum coca) avec laquelle ils pratiquent la mastication, la consommation de la coca est aussi utilisée pour le mal aigu des montagnes.

La symbolique et les aspects culturels de la cuisine aymara

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Publié le 16 Mai 2021

La danse Huaylas est une danse traditionnelle andine d'origine précolombienne du Pérou dérivée du huayno.  Sa plus grande diffusion se trouve dans les villes de la zone sud de Huancayo telles que: Pucará, Sapallanga, Huancán, Huayucachi, Viques, Chongos Bajo,...La danse de couple est exécutée par les Huaylarsh et les wamblas (jeunes) et marque des festivités de réjouissement en l'honneur de la nature, la fertilité des sols, ainsi que l'arrivée des pluies pendant le mois du carnavalElle était exécutée dans des temps reculés après le travail agricole. La tradition nous raconte qu'elle était dansée à la fin de certaines phases de la culture de la pomme de terre, répétant les mouvements du travail des champs, comme les semailles ou la récolte. Le huyala est dansé par des jeunes célibataires qui utilisent notamment une chorégraphie représentant la chute amoureuse des oiseaux pour montrer leur force et leur vigueur. Ces danses sont accompagnées par des groupes et des orchestres de cuivres.

Les chanteurs les plus populaires de huaylas sont Victor Alberto Gil Mallma (El Picaflor des Andes), Zenobio Dagha, Reynaldo Unsihuay et Eusebio «Chato».

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Publié le 30 Mars 2017

Les Aymaras (parfois sans « s » ou parfois orthographié Aimara) désigne le peuple appelé également peuple Qolla, Kolla ou Colla, originaire de la région du lac Titicaca au croisement de la Bolivie, du Pérou, de l'Argentine et du Chili1.

Histoire

Comme pour la plupart des peuples originaires d’Amérique, il n'y a pas ou peu de documents relatant l'histoire du peuple aymara2. Quelques bribes nous sont parvenues au travers des chroniques qui relatent l'époque de la conquête ainsi que quelques récits précolombiens.

On sait cependant de façon certaine que le peuple aymara n'était pas le premier à peupler la région du Titicaca et l'altiplano. Sur la question de l'origine de ce peuple, il y a aujourd'hui plusieurs théories, notamment la théorie localiste qui voudrait que la répartition actuelle de la langue aymara s'explique par l'essor de quelques communautés des abords du lac en direction de l'altiplano.

Une autre théorie situe l'origine du peuple aymara dans les Andes centrales du Pérou, entre Huarochirí, Yauyos, Cañete et Nazca. Ces régions, actuellement de langue quechua, faisaient autrefois partie de l'aire aymaraphone. Une troisième théorie situe l'origine du côté de la côte du Pacifique au nord du Chili.

Le peuple aymara arrive sur les pourtours du lac Titicaca deux siècles avant notre ère, il concurrence alors les peuplades Uros qu'il repousse vers les rives moins fertiles du lac et les remplace peu à peu dans la région. Développant une culture originale et basant son économie sur le développement de l'agriculture et de l'élevage ainsi que le commerce avec les peuples alentour, le peuple prospère sur les rives bien abritées du lac. S'ensuit une période d'expansion, on retrouve de nombreuses traces archéologiques en direction sud-est du lac principalement.

C'est en passant à un stade impérial (contrairement à ce qui est parfois dit, Tiwanaku, dont le déclin se situe vers l'an 700, est antérieur à la domination aymara) que la culture commence à se répandre dans la Cordillère des Andes : on la retrouve sur tout l'altiplano, sur la côte, depuis Arica, au Chili, jusqu'à Lima, au Pérou et au sud-est, jusqu'en Argentine. Atteignant son apogée vers l'an 900 de notre ère, la domination impériale aymara va décliner pour laisser place à plusieurs royaumes et chefferies de langue et culture aymara. Ce sont ces chefferies prospères mais rivales que rencontrent les Incas lors de leur expansion vers le sud. Parmi celles-ci, on connaît les royaumes rivaux Lupaqas et Pacajes situés sur la rive sud-ouest du lac. On ne sait pas exactement si les Aymaras se sont intégrés pacifiquement à l'empire, comme le décrit Inca Garcilaso de la Vega, ou s'ils ont livré bataille à l'Inca. L'ensemble des peuples de langue aymara sont progressivement intégrés au Qollasuyu, le quart sud de l'empire Inca. Après la conquête et la chute du régime Inca, le peuple aymara passe sous domination de la couronne d'Espagne. Cette période sera parsemée de révoltes paysannes causées par les difficiles conditions de vie des communautés. Au début du xixe siècle, les Aymaras participent aux combats pour l'indépendance de la Bolivie, mais leurs conditions de vie ne seront pas améliorées sous le pouvoir des républiques.

 

Culture

L'aymara compte environ deux millions de locuteurs, essentiellement en Bolivie. Bien que son origine ne soit pas claire, le wiphala est le drapeau composé de carrés de sept couleurs différentes qui identifie ce groupe ethnique. La principale contribution de l'ancienne culture aymara à l'humanité est peut-être la domestication de plus de 200 variétés la pomme de terre, Il ont également été des pionniers en inventant la technique de déshydratation de la pomme de terre à des fins de stockage3.

Influencés par le culte de la Pachamama, la divinité principale des Aymaras, implique des valeurs de réciprocité, et une organisation sociale basée entre la nature et l'homme, la culture Aymara est devenue le support socio-économique de l'Empire Inca. En effet, ils pratiquaient le système ayni, une forme d'entraide entre les seigneuries aymaras, qui étaient constituées clans familiaux. Dans lequel le mérite consistait à donner et non à accumuler ce qui générait naturellement du prestige au sein de la société4.

Selon les croyances spirituelles répandues pour les Aymaras, toute notion est double, c'est-à-dire homme-femme, jour-nuit ou haut-bas. Ces pôles opposés ne se combattent pas, mais se complètent, pour former un tout5.

La majorité de la population de la culture Aymara est aujourd'hui catholique coexistant avec un syncrétisme des anciennes croyances indigènes avec les pratiques établies par le christianisme qui s'expriment dans différentes célébrations religieuses comme la Semaine Sainte ou le Jour des Morts6.

Selon le calendrier, le nouvel an Aymara, elle est célébré chaque 21 juin, autrefois elle était célébrée avec la cérémonie de l'Inti Raymi7 qui accueillent l'aube avec des danses rituelles.

Il existe de nombreuses danses d'origine aymara. Elles sont classées en deux groupes : les danses indigènes et les danses métisses. Les origines des danses indigènes sont anciennes (précolombiennes), elles ont donc peu d'éléments d'origine européenne. Malheureusement, ces danses ne sont guère acceptées dans les villes, n'étant pratiquées que par les Aymara ruraux. Parmi ces danses : Sikuris, Pinkillus, Chaqallus, Lawa K'umus, Chuqilas, K'usillos8. D'autres sont la manifestation des rapports avec les nouvelles communautés africaines (Tundiqui par exemple). Les instruments de musique traditionnels sont le charango, le quena, le zampona, le bombo, et le rondador.

Jusque dans les années 1960, ces instruments étaient rejetés par les citadins et n'étaient joués que par les autochtones des zones rurales et reculées. A partir de la seconde moitié des années 1960, la jeunesse chilienne entame un mouvement politico-culturel à caractère rebelle. Cette attitude prend comme symbole un mouvement musical appelé Nueva canción ou encore chant de protestation interprété exclusivement par ces instruments de musique indigènes9. Les premiers ont été Victor Jara, Inti Illimani, Kollawara et Quilapayún (qui ont également collaboré avec de multiples personnalités, telles que Victor Jara, Mikis Theodorakis, Jean-Louis Barrault, Jane Fonda, Mercedes Sosa, Daniel Mesguich, le groupe Inti-Illimani, Roberto Matta, Julio Cortazar, etc.). Plus tard, cette musique est diffusée par les étudiants des autres pays andins, en particulier de la Bolivie et du Pérou, qui étaient à l'époque sous des gouvernements militaires / dictatoriaux.

Au début des années 1980, la Nueva canción met de côté son message politique et est commercialement acceptée, se transformant en musique andine10.

Notes et références

  1.  Encyclopædia Universalis, « AYMARAS » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le 2 août 2021)
  2.  Encyclopædia Universalis, « AYMARAS » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le 2 août 2021)
  3.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  4.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  5.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  6.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  7.  (es) « CULTURA AYMARA » Una etnia que conserva sus valores y tradiciones » [archive] (consulté le 3 août 2021)
  8.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  9.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)
  10.  (es) « Cultura aymara » [archive], sur Aymara Uta,  (consulté le 3 août 2021)

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