racisme

Publié le 17 Août 2011

Racisme anti-chleuh au Maroc

Tout d'abord les Chleuhs sont des Marocains autochtones.

Au Maroc, on dit que les Soussis sont radins, les Fassis couards et les Oujdis, bornés et plus Algériens que Marocains, etc...

Les Soussis sous apparence de gentillesse sont perçus comme des gens ravagés par l'avarice, un centime est un centime, prêt à tout pour s'enrichir matérialement. On ne compte plus les blagues qui ont cours au dans le royaume chérifien. On les appelle également les chinois du Maroc. Nous constatons et nous relevons des "bêtises" enfantines proches du racisme au premier degré qui sont largement diffusées sur les chaînes télévisées de la SRTN dont la réputation de la nullité se fait connaître au niveau international.

Notons également qu'au Maroc le racisme anti-amazigh est devenu une institution, c'est même un sport national. La constitution marocaine dit clairement que le Royaume chérifien est arabe. Le doustour versus 2011 n'a par ailleurs jamais été traduite et publiée dans la moindre langue berbère du pays. les Chleuhs payent avec leur argent les médias soit disant publics, mais ils n'ont aucun droit d'y être présents. Pas mal, n'est-ce pas ? En fait, comme je l'ai toujours dit, si la marocanité se mesure au temps de passage à la télévision, les Libanais et autres Égyptiens sont plus marocains que les Amazighs. Que c'est triste ! Oui, je sais.

Le racisme anti-chleuh au Maroc est une chose très vécue et dont de nombreux intellectuels marocains s'insurgent. Il vivent mal et trop profondément ces stéréotypes encore diffusé par des humoristes marocains de bas étages ! Certains iront même à faire allusion à l'Argan pour dénoter aussi le préjugé de leur assimilation à des chèvres.

Même Ahmed En-Naciri Es-Slaoui a eu recours à cette imagerie dans son Kitâb al-'Istiqsa pour qualifier les Soussis et partant tous les chleuhs depuis Tan-Tan à Marrakech, y compris le Haouz et le Tensift.

Selon un historien marocain, qui désire actuellement garder son anonymat, il lui semble qu'il est lié à l'émergence de la dynastie sâadienne depuis la vallée de Souss. Le pire ce sont ces mêmes Sâadiens qui ont donné naissance au Makhzen tout en développant la fameuse "garde noire" qui remonte elle à Youssef Ibn Tashfîne.

D'ailleurs, de très nombreuses vieilles familles makhzeniennes de Fès ne sont pas toutes andalouses, mais sont, en réalité d'origine Soussie.

On oublie aussi que Taroudant et sa région fut la capitale impériale des Sâadiens avant leur installation à Marrakech. C'est aussi de cette époque que date la concurrence entre Marrakech et Fès.

Racisme anti-chleuh au Maroc

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Maroc, #racisme

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Publié le 6 Avril 2011

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 Algérie, le Nègre à l'éventail


A partir de l'analyse de cette reproduction de photographie coloniale, cette communication démontre la réalisation de constructions identitaires et la perception de l'Autre dans un contexte colonial. La photographie a permis aux autorités coloniales d'exercer un pouvoir sur les peuples colonisés et de construire une perception particulière des indigènes. La photographie du XIXe siècle a donc bien servi des intérêts gouvernementaux et économiques tout en nourrissant le fantasme d'un monde lointain et exotique.

Elle peut être perçue comme complice d'un spectacle où un système esthétique (idéologique) qui assignait l'image des peuples non occidentaux une valeur de trophée. Dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors dans ce cas plutôt d'un outil de domination, de classification de l'altérité. La diffusion massive de cartes postales bon marché, illustrant les corps “spectaculaires” (souvent chargés d'érotisme) ou de lieux exotiques y ont grandement contribué.

Accompagnant les expositions universelles, les Musées ethnographiques, la vison colonialiste d'un “autre” fascinant (attirant et repoussant à la fois), ces clichés ont façonné l'imaginaire collectif occidental, et on les retrouve encore aujourd'hui sous couvert d'une lecture au “second degré”, d'objets d'exposition (Musée du Quai Branly, exposition “d'un regard l'autre).


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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Exotisme colonial, #le Nègre à l'éventail, #Racisme

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