racisme

Publié le 22 Juillet 2026

Pour le MR, la multiplication rapide de salons pratiquant des prix extrêmement bas (10 € à 12 € la coupe) dans des communes comme Molenbeek suscite des suspicions de blanchiment d'argent, de travail au noir ou de fraude à la TVA. Le métier de barbier constituant souvent un vecteur d'intégration et d'autonomie financière rapide pour des jeunes subissant parfois des discriminations à l'embauche sur le marché du travail classique, s'en prendre à cette filière est perçu comme un frein mis à leur ascension sociale.

Mario Scolas

À Bruxelles, la concentration de barber shops est encore plus marquée que dans le reste du pays. Cela s'explique par plusieurs dynamiques propres à la capitale :

​1. Une démographie très jeune et multiculturelle

  • Génération dégradé & barbe : Bruxelles est l'une des villes les plus jeunes d'Europe (environ un habitant sur trois a moins de 25 ans). C'est précisément le cœur de cible des salons de coiffure pour hommes, très influencés par la culture urbaine, les tendances des réseaux sociaux, de la musique et du football.
  • Diversité des types de cheveux : La multiculturalité bruxelloise crée une forte demande pour des coiffeurs maîtrisant des techniques spécifiques (cheveux crépus, frisés, texturés) ainsi que l'art précis du tracé de contours et du dégradé américain.

​2. Une densité urbaine et une culture de la proximité

  • Vie de quartier (Socio-quartiers) : Dans des communes comme Matonge (Ixelles), Saint-Gilles, Molenbeek, Schaerbeek ou le centre-ville, le coiffeur/barbier joue le rôle de véritable hub social du quartier. On s'y retrouve spontanément, parfois même sans rdv juste pour passer un moment.
  • Trafic piéton élevé : La densité de population et la fréquentation des artères commerçantes garantissent un flux constant de clients pour le modèle "sans rendez-vous".

​3. Dynamique d'entrepreneuriat local

  • Tremplin pour les jeunes indépendants : L'écosystème bruxellois encourage vivement la création de petites entreprises. Pour beaucoup de jeunes Brusseleirs, ouvrir un salon de coiffure est une voie très concrète vers l'autonomie financière et le statut d'indépendant, nécessitant moins d'obstacles administratifs ou de capitaux lourds que d'autres secteurs.
  • Effet de grappes (clustering) : La réussite de certains salons pionniers a créé une émulation : sur une même rue, plusieurs enseignes peuvent se faire face, créant un pôle d'attraction pour la clientèle masculine.

​4. L'impact du travail hybride et des travailleurs internationaux

  • Flexibilité des horaires : Avec la forte présence d'institutions, de grands sièges sociaux et le développement du télétravail à Bruxelles, les hommes gèrent leur emploi du temps plus librement et fréquentent les salons en semaine durant la journée.
  • Clientèle d'expatriés : La population cosmopolite et internationale recherche souvent des salons au style lifestyle tendance ou vintage, prêt à payer un peu plus pour une expérience complète (soin, boisson, ambiance).
Les critiques soulignent que l'attention disproportionnée portée aux petits commerces de quartier (coiffeurs, night-shops, snacks) crée un climat de suspicion généralisée sur l'entrepreneuriat des minorités, là où la grande fraude fiscale ou financière fait rarement l'objet du même étalage médiatique.

Les critiques soulignent que l'attention disproportionnée portée aux petits commerces de quartier (coiffeurs, night-shops, snacks) crée un climat de suspicion généralisée sur l'entrepreneuriat des minorités, là où la grande fraude fiscale ou financière fait rarement l'objet du même étalage médiatique.

À Molenbeek-Saint-Jean, la très forte fréquentation des barber shops ne relève pas du hasard : elle est au croisement de la culture locale, de la démographie du quartier et d'une offre commerciale ultra-accessible.

​1. Une population extrêmement jeune et connectée

  • Structure démographique : Molenbeek est l'une des communes les plus jeunes de Belgique (près de 30 % de la population a moins de 20 ans).
  • Codes esthétiques urbains : Les jeunes hommes du quartier sont particulièrement attentifs aux tendances de la mode urbaine, du football et des réseaux sociaux (TikTok, Instagram). Le dégradé à blanc (fade) et la barbe parfaitement tracée exigent un entretien fréquent — souvent une fois par semaine ou tous les 10 jours.

​2. Un espace central de sociabilité (Le « Tiers-Lieu »)

​Dans un contexte urbain dense où les logements peuvent être collectifs ou de taille modeste, le barber shop remplit une fonction sociale majeure :

  • Point de ralliement : On n'y va pas seulement pour se faire coiffer, mais pour retrouver des amis, discuter de l'actualité du quartier, écouter de la musique ou regarder un match de foot.
  • Ambiance communautaire et intergénérationnelle : C'est un lieu chaleureux, informel et accessible, où l'attente fait partie intégrante de l'expérience sociale.

​3. Une politique de prix ultra-compétitive (Low-Cost)

  • Tarifs attractifs : Les prix pratiqués dans les salons molenbeekois (souvent situés entre 10 € et 18 € pour une coupe/barbe) sont nettement plus bas que dans les communes du sud ou du centre de Bruxelles.
  • Accessibilité sans rendez-vous : Le modèle repose presque exclusivement sur le "walk-in" (entrée libre sans réservation). Cette souplesse correspond parfaitement au mode de vie d'une clientèle jeune et étudiante.

​4. Une expertise ciblée sur la diversité des cheveux

​Les coiffeurs du quartier sont réputés pour leur maîtrise technique des cheveux crépus, frisés et très épais, ainsi que pour la précision des contours au rasoir. Cette spécialisation attire une clientèle qui dépasse largement les frontières de Molenbeek, faisant venir des clients d'autres communes bruxelloises, voire de la périphérie flamande.

Les barber shops fonctionnant comme des lieux de sociabilité où des groupes de jeunes stagnaient parfois sur le trottoir ou à l'intérieur, ils sont perçus par le MR comme des points chauds favorisant la sous-culture de rue ou le sentiment d'insécurité. Les critiques soulignent que l'attention disproportionnée portée aux petits commerces de quartier (coiffeurs, night-shops, snacks) crée un climat de suspicion généralisée sur l'entrepreneuriat des minorités, là où la grande fraude fiscale ou financière fait rarement l'objet du même étalage médiatique.

Mario Scolas

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Publié dans #Molenbeek, #Molenbeek-Saint-Jean, #Racisme, #Sociologie, #2026, #Bruxelles, #extrême-droite

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Publié le 15 Mai 2026

Se dédouaner de propos ou de comportements racistes.

C’est une phrase que l’on entend souvent, parfois au détour d'une conversation maladroite (« Je ne suis pas raciste, j'ai un ami noir »), et qui a fini par devenir une expression très commentée dans les débats de société.

​Au-delà de la formule toute faite, qu'est-ce que vous aimeriez explorer à ce sujet ?

  • Le débat sociologique : Comprendre pourquoi l'expression « l'ami noir » est souvent perçue comme un argument de justification ou une maladresse linguistique ?
Je ne suis pas raciste, j'ai aussi un ami noir

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Sociologie, #Racisme

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Publié le 25 Février 2026

Ça me fatigue de voir des commentaires racistes sous les posts de la Miss Belgique.

La Belgique est un pays métisse, multiculturel, avec une histoire faite de mélanges. Qu’une Miss ait des origines diverses ne la rend pas “moins belge”. Être belge, ce n’est pas une couleur de peau, c’est une nationalité, une culture, un vécu, une appartenance.

Beaucoup de ceux qui critiquent oublient que la Belgique d’aujourd’hui, c’est ça : des personnes aux parcours variés, nées ici ou ayant grandi ici, qui représentent le pays avec fierté. La diversité ne retire rien à l’identité belge, elle en fait partie.

Si une Miss répond aux critères du concours, qu’elle porte l’écharpe avec dignité et qu’elle représente son pays, alors elle est légitime. Le reste, ce sont des préjugés.

Le racisme ne protège aucune identité. Il ne fait que révéler un manque d’ouverture.

Honte aux racistes qui commentent l'élection de Miss Belgique 2026

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Racisme, #Belgique

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