ranchera

Publié le 2 Décembre 2021

Cine Ópera était l'une des salles de cinéma les plus importantes de l'âge d'or du cinéma mexicain depuis son inauguration en 1949 jusqu'à sa fermeture en 1998. Sa façade patinée est montrée ici.

L'Époque dorée du cinéma mexicain (en espagnol : Época de Oro del Cine Mexicano) est une période de l'histoire du cinéma mexicain allant de 1930 à 19691. Le qualificatif doré est dû à la conjonction des caractéristiques qui définissent cette époque, notamment la qualité de production, les hauts bénéfices économiques et la renommée internationale de ces films. Le Mexique devient le centre des films commerciaux d'Amérique latine de langue espagnole2. Les productions couvrent différents genres cinématographiques allant du film noir, comédies musicales (fortement influencées par la musique Ranchera), mélodrame, horreur et même d’auteur) et est incarné par une série de vedettes, Cet environnement culturel a favorisé l'émergence d'une nouvelle génération de réalisateurs et d'acteurs considérés à ce jour, icônes au Mexique et dans les pays hispaniques et publics hispanophones.

Histoire

Avec l’élection du président Lázáro Cárdenas en 1934, le gouvernement mexicain, via son secrétariat à l’Education publique, produit « Les Révoltés d’Alvarado », signé par Fred Zinneman, Ainsi commence une longue série de films bénéficiant du soutien financier du gouvernement, dans le cadre de sa politique de promotion des beaux-arts mexicains afin de combattre l’hégémonie de la production cinématographique hollywoodienne. Les cinémas avaient également l’obligation de programmer au moins un film national chaque mois3. Emilio Fernández, dit «el Indio» (l’Indien) en raison de ses origines y jouera un rôle déterminant. Il est très fortement marqué par Eisenstein, mais aussi par le «muralisme», qui puise ses sources dans l’art précolombien et vise à un art «monumental, héroïque, humain et populaire» par le biais d'un art naïf accessible pour tous, et l’«indigénisme», une ferme volonté d’exprimer la réalité culturelle du Mexique4.

En 1939, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'industrie cinématographique des États-Unis et d'Europe subit de lourdes difficultés. L'équipement anciennement destiné au cinéma est maintenant destiné à la production d'armes. Certains matériaux comme la cellulose commencent à manquer et sont rationnés. Les thématiques du cinéma français, italien, espagnol ou argentin sont elles aussi affectées, se concentrant davantage sur la guerre. Le Mexique saisit cette occasion pour produire des films aux thématiques plus versatiles, destinés au marché latino-américain. Cet environnement culturel a avantagé l'ascension d'une génération de réalisateurs et d'acteurs qui aujourd'hui encore sont des icônes au Mexique et dans les pays hispanophones. Au cours de ces années, la combinaison parfaite d'une industrie florissante, d'excellents cinéastes et d'une superbe liste de stars a permis la production d'un cinéma de haute qualité et à succès commercial5.

Citons des productions comme « Alla en el Rancho Grande » (1936), œuvre du réalisateur Fernando de Fuentes. Le cadre est paysan et bucolique (« ranchero »), l’humour volontiers machiste6, les chansons nombreuses et il introduit la figure du « peladito » (un marginal) avec Mario Moreno qui deviendra une icône populaire dès 1940, avec « Ahi Esta El Detalle », qui lance l’exportation des films mexicains à travers le monde7. Mario Moreno est aussi consacré par trois autre films de bonne facture de cette époque: Así es mi tierra, Aguila o sol, d'Arcadi Boytler, et surtout Ahí está el detalle (1941)8.

Un véritable star-system mexicain se développe avec des personnalités artistiques comme María Félix, qui joue en 1942 dans El peñón de las ánimas du réalisateur Miguel Zacarías, puis collabore avec Emilio Fernández, connaît son meilleur rôle dans le film Doña Bárbara (1943) de Fernando de Fuentes, et que l’on retrouve plus tard dans un film de Luis Buñuel, La fièvre monte à El Pao (1959) et dans French Cancan (1954) du réalisateur français Jean Renoir9.

En 1945, le Mexique produit plus de quatre-vingts films. C’est alors que commence «l’âge d’or» du cinéma mexicain10.

Roberto Gavaldón est considéré comme « le père du film noir mexicain » avec Double destinée (La Otra, 1946)11.

Les musiciens et les chanteurs étaient une partie essentielle de ce genre de film ; tel est le cas d'Agustín Lara dans « Flor de tango » (1941), où Sofía Álvarez a également joué. Pensons aussi au boléro "Noche de ronda" (1942)12 La bande originale du film comportait plusieurs chansons d'Agustín Lara, en plus de la chanson qui lui a donné son titre.

Les rancheras sont alors des histoires d'amour épiques, duels d'honneur, chansons d'amour et de chagrin. Aux côtés des protagonistes, des hommes très machos, honnêtes et drôles, des femmes belles, soumises et vulnérables ont été les éléments qui ont fait le succès de ces films et en ont fait des classiques. Ses performances ainsi que les histoires abordaient divers sujets tels que les œuvres littéraires, ont ému un large public13.

Références

  1.  Retrieved March 9, 2011.
  2.  « Culture du Mexique | La richesse du cinéma mexicain » [archive], sur Terra Maya (consulté le )
  3.  « Le cinéma mexicain » [archive], sur www.cineclubdecaen.com (consulté le )
  4.  (es) « Cine de Oro Mexicano - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu(consulté le )
  5.  (es) « Cine de Oro Mexicano - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu(consulté le )
  6.  « Culture du Mexique | La richesse du cinéma mexicain » [archive], sur Terra Maya (consulté le )
  7.  Encyclopædia Universalis‎, « CANTINFLAS » [archive], sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  8.  « Le cinéma mexicain » [archive], sur www.cineclubdecaen.com (consulté le )
  9.  « Le cinéma mexicain » [archive], sur www.cineclubdecaen.com (consulté le )
  10.  « Cinéma mexicain, un pays à l’Honneur – FIFAM » [archive] (consulté le)
  11.  Last Night in Orient- LNO ©, « Agustin Lara - Noche De Ronda » [archive], sur Last Night in Orient (consulté le )
  12.  (es) « Cine de Oro Mexicano - EcuRed » [archive], sur www.ecured.cu(consulté le )

Bibliographie

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Publié le 14 Octobre 2021

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Publié le 22 Septembre 2021

“No pierdas la fe”, ("Ne perdez pas la foi") sont les mots que Jessi Uribe a tatoué sur son avant-bras droit. Entre le mystique et le populaire, lorsqu'on lui pose une question, il dit toujours à quel point il se sent « béni » de voir comment sa vie a changé pour le mieux en un clin d'œil.

La reprise des concerts aux États-Unis a permis au chanteur de musique populaire Jessi Uribe, l’un des représentants les plus influents du genre du moment, il retrouve le public latino et surtout ses compatriotes colombiens qui vivent à l’étranger.

La tournée de Jessi Uribe aux États-Unis a été un succès

Yesid Eduardo Uribe Ordóñez, né le  à Bucaramanga1, connu sous son nom de scène Jessi Uribe, est un auteur-compositeur-interprète colombien de musique populaire et de rancheras, qui s'est fait connaître au public grâce à ses participations aux émissions de télé-crochet La voz Colombia, A otro nivel (es), et Yo me llamo (es) de la chaîne Canal 4 de la société de télévision Caracol Televisión. Il a reçu le prix du meilleur artiste populaire au gala des prix Nuestra Tierra 20212.

 

Biographie et carrière musicale 

Yesid Eduardo a grandi dans une famille de musiciens parce que son père, Fernando Uribe 'El Charro' 3, est chanteur dans un orchestre de mariachis. Lorsque l'artiste n'était qu'un enfant, il accompagnait son père aux présentations qu'il faisait dans la ville de Bucaramanga, notamment dans les discothèques et les bars et a commencé à chanter très tôt dans différents contextes où il a acquis le goût de la musique populaire et de la Ranchera4,5.

Il a quinze ans quand ses parents divorcent et quand la situation économique de sa mère l'incite à rechercher un premier travail de musicien qu'il trouve, grâce à Luz Mila Cardona, en tant que chanteur de rancheras 6.

En 2008, Jessi Uribe fait partie des milliers de candidats qui participent aux sélections de l'émission de télé-réalité « Latin American Idol ». A l'issue d'une audition, il est choisi pour être un des 20 artistes qui représentent la Colombie en Argentine7. Pour sa première participation, Jessi Uribe choisit d'interpréter une chanson d'Alejandro Fernández, mais sa prestation ne reçoit pas l'accueil qu'il espère, et il est écarté de la compétition. Il reprend alors son travail de chanteur dans un bar de sa ville natale6.

En 2014, Jessi Uribe enregistre et publie le , Vuelve A Ser Mi Novia, son premier album solo8.

En 2017, il participe au concours « A otro Nivel », plus tard, avec l'aide de son label actuel Mano De Obra, il publie la chanson Dulce Pecado¨, avec laquelle il obtient une reconnaissance nationale et internationale en se classant numéro un dans les principales radios du pays9,10.

Rafael Mejía est son manager et directeur artistique. Depuis lors Jessi signe toujours ses chansons, avec l'expression: "Rafa, la fe" qui est pratiquement la signature artistique du chanteur pour exprimer sa gratitude envers la personne qui gère sa carrière et qui l'a également amené à se positionner dans sa carrière musicale, et qui a cru en lui et l'a soutenu pendant ces années de succès. De plus, Rafael Mejía a également connu un grand développement dans la carrière artistique de Paola Jara, la partenaire sentimentale de Jessi Uribe, l'ayant signée chez Mano de obra music, son label1112.

En 2018, il compose les chansons « Déjalo Libre » et « Ahora Si Me Buscas » que la chanteuse colombienne Francy, « La Voz Popular de America », enregistre sur l'album « Déjalo Libre » qu'elle publie en décembre 2018.

En 2019, il a été appelé à faire partie du jury de l'émission télévisée Yo Me Llamo, avec César Escola et Amparo Grisales13.

Il a fait d'importantes collaborations musicales avec des artistes tels que Andy Rivera, Espinoza Paz, Américo, Paola Jara, Ovi, Alkilados, Jhonny Rivera, Pipe Bueno, entre autres14. Il participe à la chanson officielle de la telenovela mexicaine "Quererlo Todo" de Televisa avec la chanson Una Oportunidad une composition de Lalo Murguia et Mauricio Arriaga15.

Le , les vidéos de Jesse Uribe ont atteint un milliard de visions sur YouTube16.

Le 18 juin 2021, il présente «Resultó muy perra (me dejó solito)» en collaboration avec Carin León17.

Vie privée

Jessi Uribe et sa sœur cadette Tatiana sont les enfants de Fernando Uribe et de Vicky Ordóñez. Ils grandissent dans le quartier Don Bosco de Bucaramanga où ses parents habitent dans la maison de sa grand-mère paternelle6.

En 2007, il épouse Sandra Milena Barrios, avec laquelle il a quatre enfants : Luna Isabel, Sara, Roy y Alan6, notes 1.

Notes et références

Notes
  1.  Selon les rapports de divers médias, les époux se seraient séparés en 2019, et auraient entamé une procédure de divorce.
Références
  1.  Jaque 2020
  2.  (es) canalrcn.com, « Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó » [archive], sur Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó,  (consulté le )
  3.  Fernando Uribe 'El charro'
  4.  (es) « Biografía » [archive], sur Jessi Uribe (consulté le)
  5.  (es) canalrcn.com, « Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó » [archive], sur Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó,  (consulté le )
  6.  Revenir plus haut en :a b c et d Protagonista 2020
  7.  (es) CMTV, « CMTV - Biografía de Jessi Uribe » [archive], sur CMTV(consulté le )
  8.  (es) canalrcn.com, « Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó » [archive], sur Jessi Uribe: cuál fue la primera canción que lanzó,  (consulté le )
  9.  (es) « Biografía » [archive], sur Jessi Uribe (consulté le)
  10.  Last Night in Orient- LNO ©, « Dulce Pecado - Jessi Uribe » [archive], sur Last Night in Orient (consulté le )
  11.  (es) La FM, « ¿Jessi Uribe por qué dice en sus canciones "Rafa, la fe"? » [archive], sur www.lafm.com.co,  (consulté le)
  12.  (es) canalrcn.com, « El hombre que está detrás de “Rafa, la fe”, palabras de Jessi Uribe en sus canciones » [archive], sur El hombre que está detrás de “Rafa, la fe”, palabras de Jessi Uribe en sus canciones,  (consulté le )
  13.  (es) Caracol Radio, « ¡Sorpresa! Paola Jara y Jessi Uribe cantaron a capela en 'Yo Me Llamo' » [archive], sur Caracol Radio, (consulté le )
  14.  (es) « Biografía » [archive], sur Jessi Uribe (consulté le)
  15.  Last Night in Orient- LNO ©, « Jessi Uribe - Una Oportunidad - Chanson officielle de la telenovela "Quererlo Todo" de Televisa » [archive], sur Last Night in Orient (consulté le )
  16.  (es) Fil d'actualités de Jessi Uribe sur Facebook
  17.  (es) CMTV, « CMTV - Biografía de Jessi Uribe » [archive], sur CMTV(consulté le )

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