Publié le 31 Mars 2026
Dans la tradition catholique, le fait de recouvrir les croix et les statues d’un voile (généralement violet) pendant le Carême — plus précisément à partir du cinquième dimanche de Carême, qui marque le début du « Temps de la Passion » — est une pratique ancienne qui porte plusieurs significations spirituelles profondes :
Le jeûne des yeux : Tout comme on se prive de nourriture pendant le Carême, le voilement est une forme de « jeûne visuel ». En cachant ce qui est beau et familier, l’Église nous invite à détacher nos sens du monde extérieur pour nous concentrer sur la prière et l’introspection.
Créer un sentiment de manque et d’attente : L’absence visuelle du Christ et des saints crée une atmosphère de deuil et de tristesse. Cela nous aide à ressentir le poids du péché et à désirer ardemment la joie de la Résurrection.
Se concentrer sur l’essentiel : En masquant les représentations des saints, l’Église Recentrer notre attention uniquement sur le mystère de la Passion du Christ qui approche.
Une référence aux Écritures : Historiquement, ce geste rappelle un passage de l’Évangile de Jean (lu traditionnellement à cette période) où Jésus, menacé d’être lapidé, « se cacha et sortit du Temple ».
L’impact du dévoilement : Les croix sont solennellement dévoilées le Vendredi saint pour l’adoration de la Croix, et les autres statues sont découvertes lors de la veillée pascale. Ce contraste soudain rend la célébration de la victoire du Christ sur la mort encore plus éclatante et joyeuse.
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