religion

Publié le 23 Mai 2009

 

 

Allah akbar

  • (arabe : الله أَكْبَر) signifie « Dieu est (Le) plus grand ». La prononciation exacte est Allahou akbar.

Cette formule s'appelle le takbîr en arabe (تكبير). Cette phrase est employée par les musulmans arabophones dans de nombreuses circonstances. En islam, la phrase fait partie de l'appel à la prière (adhân).

  • Dieu le veut ! est un cri de ralliement des croisés lancé avant le combat contre les troupes musulmanes. Il fut utilisé dès la première croisade. Il constitue le motto de l'ordre du Saint-Sépulcre, chevaliers catholiques. Il est l'équivalent du Allah Akbar des musulmans, cri poussé avant une bataille. Le terme Inch Allah, traduction littérale de si Dieu veut, n'est jamais utilisé dans des circonstances belliqueuses et a un tout autre usage.

Le muezzin appelle 5 fois par jour les fidèles par haut parleur interposé.

  • Al Fajr, la prière de l'aurore, correspond au moment où il devient possible de distinguer un fil blanc d'un fil noir.
  • Ad Dohr, correspond au moment ou le soleil est au zénith (ou quand l'ombre du corps est 4 fois plus grande que le pied)
  • Al Asr, lorsque le soleil est à mi course entre le zénith et le coucher (ou quand l'ombre du corps est 10 fois plus grande que le pied)
  • Al Maghrib, au moment du coucher du soleil
  • Al Ichaa, au moment ou la nuit devient noire

L'horaire officiel des prières est publié dans la presse.

Ces prières, à l'exception de la prière de midi le vendredi qui doit être récitée dans une mosquée, peuvent être dites n'importe où. Le musulman établi un espace séparé du monde extérieur et de ses "impuretés" : c'est le rôle du tapis de prière (la lebda).

Avant la prière, le fidèle doit se purifier. Le visage, les oreilles, la bouche, mains et pieds doivent être lavés à l'eau. Si l'eau manque, le coran a prévu la purification symbolique par le sable. Cette obligation explique la présence des fontaines et puits dans les mosquée.

 

Le Progrès, photographie de Janus Bifron pour Novopress Lyon

 
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Biliographie
  • Constance E. Padwick: Muslim devotions. Oxford 1996. S. 29-36
  • Wolfdietrich Fischer: Grammatik des klassischen Arabisch. Otto Harrassowitz, Wiesbaden 1972. § 125 c)
  • Hans Wehr: Der arabische Elativ (Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz. Anhandlungen der Geistes- und Socialwissenschaftl. Klasse, 1952, Nr. 7. Wiesbaden 1953
  • The Encyclopaedia of Islam. New Edition. Leiden, Brill. Bd. 10, S.119.
  • al-mausūʿa al-fiqhiyya. (Enzyklopädie des islamischen Rechts). Kuwait 2002. Bd.13, 206ff

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Rédigé par Last Night in Orient

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Publié le 18 Mai 2009

Il existe des créatures surgies de l’imaginaire comme le dragon, emprunté à la Chine, le phénix et la harpie, hérités de la mythologie grecque, le griffon… Sans oublier Al-Burak, la monture à tête de femme que chevauche le Prophète Sidna Mohamed lors de son Voyage nocturne vers le Septième ciel. 

Cette poésie du Maroc appelée Qasida Bourakia est très connue.

« El Bourakia » est la poésie la plus célèbre du Cheikh Benmeki originaire de Azemour. Ce texte est connu et diffusé largement au sein des Aïssaouas et dans le malhoun. Quant à la chute, il s'agit de El Hadra Jilalia (l'acte de se mettre en transe, de balancer d'avant en arrière). C'est une qasida très connue dans le Malhoun, elle parle du prophète, qui monte le cheval ailé (un Pégase) depuis la mosquée de Jérusalem. Appelé en arabe El BURRAK, le cheval ailé dans l'Islam transporta le prophète Mohamed lors de son voyage de la Mecque vers Jérusalem (rl issraa). Al-Burak est selon beaucoup d'intellectuels le premier quadrupède que Dieu ressuscitera au dernier jour : les anges poseront sur elle une selle de rubis éblouissants. Ils lui mettront en bouche un mors d'émeraudes très pures et la conduiront au tombeau du Prophète. Dieu ressuscitera alors Mahomet qui, ayant conversé avec les anges, montera Al-Burak et s'élèvera jusque dans les cieux.

Nulle part dans le Coran, il n'est fait mention que El bouraq, ce cheval ailé. il est simplement dis que c'est une monture. On retrouve cet épisode aussi bien dans le coran qui en parle brièvement :

Sourate Al-'Isra' / 1]: II est exempt de toute imperfection, Celui Qui fit voyager de nuit Son esclave, de la Mosquée sacrée à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni les alentours, afin de lui montrer certains de Nos signes évidents. Il est Celui Qui entend et Qui voit

Que dans les hadiths si l'on souhaite avoir plus d'informations à ce sujet.

Les miracles d'Al-Isrâ' et Al-Mi'râj

Il s'agit ici d'une collection de miracles que beaucoup de musulmans citeraient spontanément si l'on venait à leur demander un exemple de miracles du Prophète Mohammad - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui. C'est d'autant plus vrai qu'il y a une sourate (i.e. un chapitre) du Coran qui y est dédiée. Il s'agit de la sourate intutilée Al-Isrâ' et dont les quelques premiers versets font référence à cet évènement miraculeux. Le mot isrâ' signifie "voyage nocturne" et mi'râj signifie "ascension".

Le voyage nocturne en question, c'est le voyage que le Prophète Mohammad a fait entre La Mecque et Jérusalem en une nuit ! Et, l'ascension désigne son ascension de Jérusalem au ciel. Tout le long de ce voyage, le Prophète était accompagné par l'Archange Gabriel qui lui servait de guide et lui montrait de nombreux spectacles de l'Enfer et du Paradis. Gabriel avait mis à la disposition du Prophète une monture appelée al-bourâq (son nom est de la même racine que l'éclair) qui faisait des bonds gigantesques : elle posait ses pattes aussi loin que la vue portait ! Arrivé au plus haut des Cieux, le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - put s'entretenir avec Dieu et c'est à cette occasion même que Dieu prescrivit les prières quotidiennes que les musulmans font (D'abord cinquante, puis sur les conseils répétés de Moïse - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui, le Prophète obtint une réduction à cinq prières quotidiennes).

Nous n'allons pas nous étendre sur les choses mystérieuses que le Prophète a vu en cours de route et qu'il a relatées par la suite car cela sort du cadre de notre étude sur les miracles concrets/spectaculaires. Nous allons plutôt nous attacher à ce que les Mecquois ont vu de cette affaire et ce dont il ont témoigné. Le lendemain matin, de retour de son périple céleste, le Prophète décida d'annoncer publiquement ce qui lui est arrivé pendant la nuit.

D'après Abû Huraïrah - que Dieu l'agrée, le Prophète dit : "J'étais à Al-Hijr [1] et Qoraïsh m'interrogeait sur mon passage à Jérusalem. Ils m'interrogèrent sur certains détails du Temple Sacré (bayt al-maqdis) auxquels je n'avais pas prêté attention. Je sentis un énorme malaise comme je n'en avais jamais senti auparavant. Alors Dieu dévoila le Temple Sacré à mon regard et je répondis à toutes leurs interrogations."

Il convient de souligner que le Prophète ne connaissait pas Jérusalem avant ce voyage miraculeux et c'est ce qui justifie les questions que son peuple lui posa à propos de la ville car ils savaient pertinemment que Mohammad n'en avait pas une connaissance préalable.

Un autre récit donne un autre éclairage sur cet interrogatoire : Omm Hâni' - que Dieu l'agrée - dit : "Le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - dormait chez nous la nuit où le miracle d'al-Isrâ' eut lieu. Je constatai son absence cette nuit là et je ne pus fermer l'œil de peur qu'un malheur ne lui soit arrivé. [A son retour], le Prophète m'expliqua : "Gabriel - que la paix soit sur lui - vint me voir, il me prit par la main et nous sortîmes de la maison. Devant la porte, je trouvai une monture entre la mule et l'âne. Il me fit monter dessus et nous partîmes.

Arrivés au Temple de Jérusalem, il me montra Abraham qui était de la même constitution que moi. Il me montra Moïse : il était basané et grand de taille avec des cheveux blancs, il ressemblait aux gens de Azd Shanu'ah (une tribu arabe). Il me montra Jésus, fils de Marie, il était blanc de teint avec un peu de rougeur. Il ressemblait à 'Urwah Ibn Mas'ûd Ath-Thaqafî. Il me montra aussi l'Imposteur [l'Antéchrist]. Borgne de l'œil droit, il ressemblait à Qotn Ibn 'Abd Al-'Ozzâ." Puis il me dit : "Je veux sortir raconter tout ce que j'ai vu à Qoraïsh." Je le retins par ses vêtements et lui dis : "Je t'en conjure, tu sais bien que ces gens te démentissent et je crains qu'ils ne te fassent du mal !" Il libéra ses vêtements de ma main et sortit.

Il alla les voir dans leur lieu de rencontres et leur raconta son récit. Mut'am Ibn 'Adiyy se leva et lui dit : "Ô Muhammad, si tu étais aussi jeune que tu l'étais dans le temps, tu n'aurais pas dit une telle chose et resté impuni !" Un autre homme lui dit : "As-tu vu sur ton chemin des chameaux qui nous appartiennent à tel endroit ?" Le Prophète répondit : "Oui, ils ont égaré un chameau et sont actuellement à sa recherche." L'homme lui demanda : "As-tu vu le troupeau de mon cousin un tel ?" Le Prophète dit : "Oui, je l'ai croisé à tel endroit. Une chamelle rouge s'est cassé [un membre]. Ils avait un récipient d'eau que j'ai bu." Ils lui demandèrent de donner le nombre de bêtes dans le troupeau et le nom des bergers. Il répondit qu'il n'y avait pas fait attention puis il tomba subitement en sommeil. Il vit le troupeau devant lui et compta les bêtes et prit connaissance des bergers qui étaient avec le troupeau. Quand il se réveilla, il leur donna le nombre de bêtes dans le troupeau et leur dit que les bergers était Ibn Abî Quhâfah et un tel et un tel. Il leur dit aussi que le troupeau allait rentrer à la Mecque le lendemain de telle direction.

Le lendemain, ils attendirent à l'endroit indiqué et virent les chameaux arriver. Ils les interrogèrent et purent vérifier qu'un chameau s'était bien égaré. Ils interrogèrent le deuxième troupeau et vérifièrent qu'une chamelle rouge s'était cassé un membre. Ils les interrogèrent à propos du récipient d'eau. Abû Bakr Ibn Abî Qohâfah qui accompagnait le troupeau répondit qu'ils avaient bien un récipient et qu'il l'avait remplit lui même et qu'il ne savait pas qui avait bien pu la boire. Quand Abû Bakr prit connaissance de toute l'histoire il fit foi au Prophète et cru ce que le Prophète avait relaté. C'est depuis ce moment là qu'il fut qualifié d'As-Siddîq (i.e. celui qui croit).


Avec de petites recherches sur le net, je suis tombé sur ce qui suit:



Jibril approcha avec le Bouraq (palefroi nommé l'éclair), comme il a été rapporté par Anas (RAA) :
La nuit de l'Isra wa Mir'aj, al Bouraq fut amené sellé et bridé. A cet instant il se cabra mais Jibril lui dit :
« Pourquoi fais-tu cela par Allah ? Nul être plus honoré par Allah que cet homme (en voulant parler du sceau des prophètes paix, salut et bénédiction sur lui) ne t'a jamais chevauché. Sur cela Al Bouraq commença à suer. Rapporté par Tirmidhi ( Hadith Hassan ).

Ibn al-Munir a dit :

« Lorsque Al Bouraq s'effaroucha, ce fut parce qu'il se sentit très fier et très heureux d'avoir à être chevauché par le Prophète ( paix salut et bénédiction sur lui).Une chose semblable est arrivée lorsque le mont Uhud eut des secousses jusqu'à ce que le Prophète ( paix, salut et bénédiction sur lui) lui dise :

« Reste calme, il n'y a sur toi qu'un prophète, un siddiq et un martyr ( les deux compagnons du Prophète ) ».

(A noter que la montagne trembla de joie et non de colère) .

Une enjambée de cette créature ( Al Bouraq ) couvrait une distance allant jusqu'où son regard se posait .

Jibril dit au prophète Mohamed ( paix, salut et bénédiction sur lui) :« Descends et prie ! » Il lui indiqua trois lieux différents. Puis lui demanda :«Sais-tu où tu as prié ?»

Le Prophète (PBSL) répondit :

« Certes Allah sait toutes choses. » Il me dit : « La première fois tu as prié à Tayba (Médine) là où tu émigreras, la deuxième fois sur le mont Sinaï, lieu où Allah parla à Moussa (Moïse), et la troisième fois, tu as prié à Bayt laham (Bethléem), la ville où est né 'Issa (Jésus) fils de Marie ».

Abou Hourayra (RAA) a dit :

« La nuit où le Prophète ( paix, salut et bénédiction sur lui) fut emmené au temple sacré Bayt El Maqdes ( Jérusalem ), on lui proposa deux coupes l'une contenant du vin, l'autre du lait (dans une autre version : une troisième contenant de l'eau ). Il choisit le lait puis le but.

Jibril ( paix et salut sur lui) dit alors :

« Louange à Allah qui t'a guidé vers la véritable nature originelle ( El Fitrah ). Si tu avais bu le vin ta communauté ( Oummah ) se serait égarée ».

Selon Ibn Al Qayim (RAA): Le Prophète ( paix, salut et bénédiction sur lui ) fit le voyage nocturne corps et âme, de la sainte mosquée ( La Mecque ) au temple sacré de Jérusalem monté sur Al Bouraq et en compagnie de Jibril (paix salut sur eux ). 

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Publié le 18 Mars 2009

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De l'amour chez les Arabes (par le peintre-miniaturiste, Al-Wâssiti de Baghdad, Xè siècle)

 

 

 

“Pour l'amour d'un chrétien”

 De bon matin, un faon gracieux me sert à boire.

 Sa voix est douce, propre à combler tous les vœux.

 Ses accroches cœurs sur ses tempes se cabrent.

 Toutes les séductions me guettent dans ses yeux.

 C'est un Persan chrétien, moulé dans sa tunique,

 qui laisse à découvert son cou plein de fraîcheur.

 Il est si élégant, d'une beauté unique,

 qu'on changerait de foi - sinon de Créateur -pour ses beaux yeux.

 Si je ne craignais pas, seigneur, d'être persécuté par un clerc tyranique,

 je me convertirais, en tout bien et tout honneur.

 Mais je sais bien qu'il n'est qu'un islam véridique....

Extraits de Abou NAWAS ( D.An 815), d'après son œuvre « Le vin, le vent, la vie »


L'islam, à l'instar des autres religions du  Livre, (expression islamique pour désigner les religions monothéistes qui ont précédé l'islam) considère l'homosexualité comme étant un péché contre l'ordre établi par Dieu. La charia condamne  par ailleurs fortement l'homosexualité dans toutes les écoles juridiques et prescrit la peine capitale comme sanction en cas de cette  pratique. Le judaïsme, le christianisme et l'islam, se sont structurées et, par-delà toutes les scissions (karaïsme, protestantisme, shi‘isme, etc.) que chacune a pu connaître, se sont confirmées dans leur unité au cours des longs siècles de leur histoire par le double effet, inspirateur et régulateur, d'un livre. Cet effet est particulièrement fort dans l'islam, puisque la langue elle-même, l'arabe coranique, y constitue une source et un facteur essentiels pour la vie religieuse et sociale. La fonction herméneutique - avec des instances, des critères et des modalités d'exécution qui sont différents selon telle ou telle religion, mais sont partout affirmés - est donc fondamentale dans l'expression historique et dans la justification rationnelle (théologie) des pratiques respectives.

Pour l'
Islam, fonctionnant sur le mode congrégationiste et institutionnel assez  proche de celui du judaïsme, la position risque d'être plus uniforme, en dépit des courants, dans la mesure où l'homosexualité est l'un des interdits de l'Islam.
 
A l'époque des Lumières, Avicenne (980-1063) préconisait les joies de l'amour comme remède aux maux psychiques et physiques. Il disait : « Lâche la bride aux jeunes pour les rapports sexuels, par eux ils éviteront des maux pernicieux ».


Le livre "Canon de la Médecine" du savant Avicenne (Xième siècle) servit de base à l'enseignement des facultés européennes jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Mais la plupart des commentateurs du Canon d'Avicenne qui la mentionne à plusieurs reprises en parlent peu. Un médecin du XVème siècle, est plus explicite. Selon lui, il faut amener les homosexuels à la tristesse par l'invective et le blâme, puis les torturer en les affamant, les fatiguer en les privant de sommeil, les jeter en prison, enfin les fouetter jusqu'au sang.

De même, Malek Chebel, anthropologue et psychanalyste affirme que : « l'homosexualité est une pratique arabo-bédouine plus que proprement islamique. Elle est vigoureusement condamnée par les textes sacrés, Coran et hadith compris, et abhorrée par la sunna ».  Il a par ailleurs forgé une expression assez juste, « homosensualité », pour désigner : « une attitude des Orientaux en général et des Arabes en particulier, qui consiste, en l'absence de partenaire de l'autre sexe, à reporter sur leurs pairs l'excédent de sensualité qu'ils n'arrivent pas à écouler autrement ».

Anthropologue et spécialiste de l'Islam, Malek Chebel a écrit plusieurs ouvrages consacrés au corps, à la sexualité et à l'homosexualité dans l'Islam. Il est, depuis plusieurs années, l'un des protagonistes et des farouches partisans d'une interprétation du Coran qui voudraient tenir compte de l'évolution du monde. Mais seul Allah peut les expliquer.

 



A l'appui de quoi, il cite Abou Nouwas (762-812) célébrant des thèmes bachiques et amoureux :

« J'ai quitté les filles pour les garçons/et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire»



Ibn 'Abbâs a dit : "On doit croire aux versets ambigus, mais il ne faut pas régler sur eux sa conduite".

Le verset (III, 6) blâme donc ceux qui s'attachent aux versets ambigus, les interprètent ou leur donnent un sens qu'ils n'ont pas dans la langue arabe de la Révélation. Il les appelle "déviés" (Ahl zaygh" - c'est-à-dire gens qui se détournent de la vérité-, infidèles (kâfir), hérétiques (zindîq) innovateurs (ahl al-bida) ignorants. Il précise que ces gens ont pour mobile le désir de créer de l'agitation et de la confusion dans les rangs des croyants. Or Dieu précise (dans le verset en question) qu'il s'est réservé l'exclusive interprétation des versets ambigus. Nul autre que Lui ne sait ce qu'ils signifient : "Dieu seul peut les expliquer".

De nombreux experts qui traitent de la question (imams, chercheurs, activistes) et des musulmans LGBT (sigle de « Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people ») tentent de réconcilier ces deux identités apparemment contradictoires : islam et homosexualité, en revenant aux valeurs premières de l'islam.

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L'orientation sexuelle n'est pas selon moi une question centrale dans l'islam et l'homosexualité a toujours existé avant, pendant et après Mahomet. De plus, il y avait une pratique du viol masculin à l'époque pour punir les adversaires, on parle encore des 'personnes n'ayant pas de désir sexuel envers les femmes' dans le Coran. Le sexe est certainement vu comme un concept hétérosexuel mais il ne faut pas oublier qu'une religion s'adresse à la majorité des personnes pour les convaincre. Tout acte sexuel non-conforme à l'époque du Prophète est châtié car il existe des conséquences néfastes sur la société (problème de légitimité des enfants, d'héritage, de pouvoir,...), comme l'homosexualité n'entraîne aucune conséquence alors c'est une attitude licite selon la législation religieuse.

Les homosexuels dans notre société actuelle doivent être respectés, et leur choix doivent l'être tout autant. Respectés, non encouragés.

Je ne peux être en accord avec ce qu'ils font, mais je respecte ce qu'ils sont.

Je suis musulman, musulmane, et je peux connaître, des homosexuels, je peux travailler avec eux, partager des luttes avec eux.

Leur vie sexuelle les regarde, et chacun doit respecter, les choix d'autrui, tant qu'on ne les lui impose pas.

Nous savons qu'à l'intérieur de la communauté musulmane, des femmes et des hommes se sentent attirés par une personne du même sexe, et c'est une épreuve, ils le vivent parfois au cœurs d'une infinie souffrance, ou parfois plus assumée.

Nous devons dialoguer avec eux, ne pas les condamner, mais les comprendre, leur expliquer.

Le fait de ne pas partager, les opinions et les actions, des homosexuels, quand à leur sexualité, ne m'empêche pas de respecter ce qu'ils sont.

C'est d'ailleurs ce que chacun d'entre nous doit attendre, de ses semblables, le respect, de l'être, même s'il existe un désaccord, sur la croyance et le comportement.

Bien que nous ayons de grandes réserves, sur le mariage homosexuel, ou sur l'adoption d'enfants, par des couples homosexuels, nous n'hésiterons pas à lutter contre les discours et les mesures, homophobes, dont les homosexuels pourraient être les victimes, et de nous engager avec eux, dans les causes communes, et nobles.

Lorsque le musulman, la musulmane sont face à un homosexuel, leur discours doit être celui-ci :  Je ne suis pas d'accord avec ce que vous faîtes, mais je respecte qui vous êtes. Vous pouvez être musulman, Vous êtes musulmans, quel serait le droit à moi, de vous juger ? .Etre musulman est entre vous et Dieu .

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Abdellah Taïa : écrivain marocain

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Ihsane Jarfi - R.I.P.

Liens utiles

1. Jeûner souvent, car cela galvanise la foi, préserve la chasteté, et dissipe les pensées malsaines.
2. Manger et boire modérément, car les excès culinaires stimulent le désir sexuel.
3. Se tenir à l'écart de tout ce qui pourrait s'avérer être sexuellement stimulant, comme les photos ou films érotiques, les chansons mettant en scène des activités sexuelles.
4. Se faire des amis bons et vertueux.
5. S'occuper l'esprit en effectuant des actes d'adoration.
6. S'investir dans des activités sociales de sorte à se changer les idées et à garder l'esprit occupé.
7. Contempler des beautés naturelles comme des fleurs et des paysages pittoresques, qui évidemment ne sont pas stimulantes sexuellement.

 
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La première publication gay du monde arabe et en langue arabe est marocaine et obtient un énorme succès auprès de ses lecteurs. Pas moins d'un million de visiteur dans les semaines de son lancement officiel.  Ce projet est comme une bouffée d’oxygène pour une communauté stigmatisée et criminalisée, le magazine Mithly est loin de faire l'unanimité qui est devenu la nouvelle bête noire des homophobes et islamistes.
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Mithly est un jeu de mot en arabe qui veut dire à la fois « comme moi » et « homo » - et son but est la lutte contre le climat de stigmatisation  que vit  la communauté LGBT marocaine. 

Dans ce gay-magazine, pas question de trouver photos pornographiques ou érotiques mais de découvrir des informations pratiques, des actualités people et des témoignages de coming-out, un article sur la journée mondiale de la femme, voire encore un essai littéraire de l'écrivain  Abdellah Taïa qui affirme son homosexualité à travers ses récits autobiographiques  et une réponse à la polémique islamiste entourant la venue d’Elton John au Maroc. Deux cent copies ont été distribuées sous le manteau à Rabat en avril 2010. Le dossier du mois de mai était consacré au suicide extrêmement élevé dans la communauté homosexuelle au Maroc, selon l’association kif-kif. Adresse de contact : editor@mithly.net

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Sexion d'Assaut, un groupe de rap racaille tient des propos homophobes

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Halim Corto interprète son titre contre l'homophobie "Juste par amour"

Références
  • ALDRICH, Robert. (2002). Colonialism and homosexuality. New York - Londres : Routeledge, 436 p.
  • CHEBEL, Malek. (2003) [1995, 1988]. L’esprit du Sérail : Mythes et pratiques sexuels au Maghreb. Paris : Payot et Rivages, 281 p.
  • CRUZ-MALAVE, Arnaldo. MANALANSAN IV, Martin F. (dir.). (2001). Queer globalizations ; citizenships and the afterlife of colonialism. New York : New York University Press, 274 p.
  • D’EMILIO, John. (1997). Capitalism and Gay Identity. In LANCASTER, Roger N. DI LEONARDO, Micaela (dir.). The Gender sexuality reader. New York - Londres : Routeledge, p. 169-179.
  • ERIBON, Didier (dir.). (2003). Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes. Paris : Larousse, 544 p.
  • GREENBERG, David F. (1997). Transformations of Homosexuality Based Classifications. In LANCASTER, Roger N. DI LEONARDO, Micaela (dir.). The Gender sexuality reader. New York - Londres : Routeledge, p. 179-193.
  • HAYES, Jarrod. (2000). Queer Nations. Marginal Sexualities in the Maghreb. Chicago - Londres : The University of Chicago Press, 307 p.
  • HAWLEY, John C. (dir.). (2001). Postcolonial queer ; theoretical intersections, New York : South University of New York Press, 334 p.
  • MURRAY, Stephen O. ROSCOE, Will (dir.). (1997). Islamic homosexualities ; culture, history and literature. New York : New York University Press, 331 p.
  • SCHMITT, Arno. SOFER, Jehoeda (dir.). (1992). Sexuality and eroticism among males in Moslem societies. New York : Harrington Park Press, 201 p.
  • SERHANE, Abdelhak. (2000) [1996]. L’Amour circoncis. Paris : Paris-Méditerranée (coll. Documents-Témoignages), 240 p.
  • TIN, Louis-Georges (dir.). (2003). Dictionnaire de l’Homophobie. Paris : Presses Universitaires de France, 451 p. Voir les chapitres « Islam », « Maghreb », « Hétérosexisme ».

Périodiques
  • COURTRAY, F. (1998). La loi du silence : de l’homosexualité en milieu urbain au Maroc. Gradhiva, vol. 23, p. 109-119.
  • GROTTI, Laetitia. DAIF, Maria (2004). Etre homo au Maroc. Tel Quel, mars-avril, n°120.
  • MAUVEL, Maurice. (1979). Cultures en contact : remarques épistémologiques à propos de l’immigration maghrébine. Pluriel-Débat, vol. 20, p. 63-68.
  • SCHIBIKH, Stéphane (dir.). (2005). Wesh City, juillet-novembre, n°1-3, Paris : Studio Presse.
  • ZERAOUI, Fouad (dir.). (2004-2005). Baby Boy, novembre-novembre, n°1-17, Paris : Kelma Group.

TRAVAUX UNIVERSITAIRES ET RAPPORTS

BARRAUD, Sébastien. (2005). Etre un homme homosexuel et d’origine maghrébine à Paris et en région parisienne : stratégies psychosociales, identités intersectionnelles et modernité. Mémoire de DEA interdisciplinaire en migrations et relations interethniques, sous la direction de François VOURC’H, Université Paris VII - D. Diderot, Paris.

HAMEL, Christelle. (2003). L’intrication des rapports sociaux de sexe, de « race », d’âge et de classe : ses effets sur la gestion des risques d’infection par le VIH chez les français descendants de migrants du Maghreb. Thèse de doctorat d’anthropologie sociale et d’ethnologie, sous la direction de Marie-Elisabeth HANDMAN, EHESS, Paris.
 
HAMZIC, Vanya. (2005). Queer Muslims : Time of Itjihad (or Coming Out to Creator). Philadelphia : Meeting of American Academy of Religion.

MONHEIM, Monique. (2004). Destin de l’homosexualité masculine maghrébine : entre unions « imposées », prostitution et mort sociale ? Bruxelles : Rapport au C.A.W. Mozaïek Adzon.

 
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ROMANS, FILMS ET ARTICLES DE PRESSE
  • DJELLAD, Djallil. (2000). Cet Arabe qui t'excite. Paris : Balland (coll. Rayon), 186 p.
  • LANGE, Rémi. (2003). Tarik El Hob. Le Chemin de l’Amour. Film, Eklipse Video, 70 min.
  • RACHID O. (1995). L’enfant ébloui. Paris : Gallimard. Du même auteur : Plusieurs vies (1996), Chocolat chaud (1998), Ce qui reste (2003).
  • VALOIS, Philippe. (2005). Un parfum nommé Saïd. Film.
  • ZERAOUI, Fouad. (1997-2005). Articles de presse : reportages, interviews, débats. Sur l’Internet : http://www.kelma.org/PAGES/DOCUMENTS/dossiers.php.

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