sens du rythme

Publié le 29 Janvier 2011

Nombreuses sont les personnes qui établissent des théories un peu farfelues qui tendent à affirmer que les Africains auraient le rythme dans la peau. Sur quoi peuvent-il se baser pour affirmer cela ?
Pour se justifier, ils établissent parfois des rapprochements douteux par rapport à l’audition intra-utérine des pulsations cardiaques maternelles, mais tiennent-ils comptent que les pulsations du cœur sont réputées arythmiques d’un point de vue musical et l’audition est quasiment anéanti par le liquide amniotique. Ce liquide amortit les chocs extérieurs et atténue très efficacement les bruits, ce qui de toute évidence exclurait des influences sonores extérieures prédominantes.
Une autre théorie fait état au son de la marche, percussion interne transmise à travers les os depuis nos premiers pas, et qui nous donnerait cette impression de « sens du rythme ». Pourtant, si l’exemple de la marche est un bon outil pédagogique pour apprécier le caractère universel du « sens du rythme », il ne peut cependant tout expliquer !

Chacun de nous connait dans son environnement proche et ce toute culture confondue, des personnes qui affirment n’avoir aucun sens du rythme, et il y en existe autant en Afrique que partout ailleurs dans le monde. Ce sentiment est une réalité de blocage intellectuel plutôt qu'une  réalité physique.

Il faut ainsi se débarrasser des préjugés qui disent des lieux communs du style: « Les Africains ont le rythme dans la peau », et dire plutôt que: « Le rythme est une donnée culturelle majeure de la musique africaine ».

Ayant à première vue une dimension flatteuse, cette idée reçue pourrait également créer des préjugés non fondés.

 

Comment et pourquoi les musiciens classiques ressentent le rythme différemment ?

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Préjugés culturels, #sens du rythme, #Musique africaine

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