socialisme

Publié le 11 Septembre 2026

Hacia un presupuesto de justicia y de futuro: el rigor frente a la austeridad
Hacia un presupuesto de justicia y de futuro: el rigor frente a la austeridad

​Por Mario Scolas — Last Night in Orient (11 de septiembre de 2026)

​Conciliar el rigor y la justicia, sí. ✅

Condenar a los ciudadanos al empobrecimiento en nombre de una supuesta austeridad, no. ❌

​El debate presupuestario que hoy se impone en Bélgica no puede resolverse en una alternativa estéril entre la bancarrota y la asfixia social. Sin embargo, es el dogma de la austeridad el que prevalece a través de las orientaciones promovidas por el Mouvement Réformateur. Al golpear directamente el poder adquisitivo, estas decisiones políticas erosionan los cimientos mismos de nuestro cuerpo social: las familias, las clases medias, los autónomos y las pequeñas y medianas empresas. Con todo, la dialéctica económica no tolera ninguna aproximación: mermar las rentas equivale a secar el consumo y, in fine, paralizar el conjunto del aparato productivo.

​La dignidad sustraída a los arbitrajes contables

​En el centro de esta política yace una falta moral fundamental. Una pensión no es ni una liberalidad concedida por el Estado ni una mera variable de ajuste que deba manipularse al capricho de las coyunturas. Es la consagración de un derecho adquirido al término de una vida de esfuerzo, constituyendo para muchos el último baluarte frente a la precariedad. Atentar contra ella, o hacer recaer el saneamiento de las cuentas públicas sobre las espaldas exclusivas de los trabajadores, los pensionistas y los hogares, entraña una doble aberración: ética y política.

​El callejón sin salida de una gestión miope

​Un presupuesto digno de tal nombre no se reduce a un recorte ciego del gasto público bajo el pretexto del rigor. Debilitar la renta del trabajo es gripar el motor mismo de la actividad económica. La historia económica demuestra, por el contrario, que la dinamización de los ingresos reales constituye la verdadera palanca de la reactivación. A título ilustrativo, revitalizar el poder adquisitivo —mediante una revalorización salarial como un incremento de cien euros mensuales— engendra dinámicas virtuosas en cascada, susceptibles de procurar cerca de cuatro mil millones de euros en ingresos para el Estado a través del estímulo del consumo y de una mayor producción.

​Edificar el futuro antes que administrar el declive

​La verdadera responsabilidad política no consiste en administrar el declive, sino en trazar un rumbo. Exige inversiones decididas allí donde germina el valor perdurable: en la calidad del empleo, la inventiva tecnológica, el tejido empresarial y la solidez de nuestros servicios públicos.

​En un momento en que las opciones presupuestarias comprometen a la colectividad, el gobierno y sus partidarios deben responder a esta cuestión esencial: ¿persistirán en sacrificar la cohesión social en el altar de una contabilidad miope, o elegirán por fin reconciliar la eficiencia económica con la justicia?

​Pues es únicamente mediante esta alianza consustancial entre el progreso social y la prosperidad duradera como nuestro país reencontrará su destino. La historia juzgará a quienes hayan confundido el rigor con la regresión.

​Bibliografía (Norma ISO 690)
  1. ​PERELMAN, Chaïm y OLBRECHTS-TYTECA, Lucie. Tratado de la argumentación: la nueva retórica. Traducido por Julia Sevilla Muñoz. Madrid: Gredos, 1989. 854 p. ISBN 978-84-249-1384-7.
  2. ​INSTITUT ÉMILE VANDERVELDE. Les finances de l'Arizona. Entre déficit doublé et efforts imaginaires. Bruselas: IEV, julio de 2026. Nota de análisis.
  3. ​INSTITUT ÉMILE VANDERVELDE. Pensions : une réforme de trahisons. Bruselas: IEV, notas y análisis.
  4. ​INSTITUT ÉMILE VANDERVELDE. Et si on vous mentait sur l'origine du déficit public belge ? Bruselas: IEV, presupuesto y economía.
  5. ​KEYNES, John Maynard. Teoría general de la ocupación, el interés y el dinero. Traducido por Eduardo Hornedo. Madrid: Fondo de Cultura Económica, 2014. ISBN 978-607-16-1936-5.
  6. ​BLANCHARD, Olivier y LEIGH, Daniel. Growth forecast errors and fiscal multipliers. Washington: International Monetary Fund, 2013. IMF Working Paper, WP/13/1.

​#presupuesto #bélgica #economía #empleo #poderadquisitivo #pensiones

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Politique belge, #Logique et argumentation, #Mouvement Réformateur, #Socialisme

Repost0

Publié le 4 Septembre 2026

Salvador Allende : L'espérance brisée, la mémoire vive

​Par Mario Scolas

​Le 4 septembre 1970, l’histoire politique mondiale basculait dans l’inouï. Par la voie souveraine des urnes et la force du suffrage universel, Salvador Allende, médecin de formation et militant socialiste indéfectible, accédait à la magistrature suprême du Chili. Porté par l'Unité populaire, il devenait le premier dirigeant marxiste de l’histoire à accéder démocratiquement au pouvoir. Sa victoire ne fut pas seulement un triomphe électoral ; elle incarna l’immense espérance d’une émancipation pacifique, la promesse qu'une transformation radicale de la société et l'abolition des injustices structurelles pouvaient s'accomplir sans renier les principes républicains.

​L’audace réformatrice face aux privilèges

​À la tête de l'État, l'administration d'Allende engagea une politique d'une ambition inouïe, plaçant l'intérêt général et la souveraineté nationale au cœur de son action :

  • ​La nationalisation du cuivre, artère vitale de l'économie chilienne, soustraite au monopole tutélaire des multinationales nord-américaines.
  • ​Une ambitieuse réforme agraire, conçue pour arracher la paysannerie à la misère séculaire et redistribuer les terres arables.
  • ​La démocratisation de l'accès aux droits fondamentaux, matérialisée par la gratuité de la santé et de l'éducation, ainsi qu'une revalorisation substantielle du pouvoir d'achat des classes populaires.
​La tragédie d'une utopie cernée

​Cette ambition émancipatrice se heurta pourtant, quasi instantanément, à la coalition implacable des intérêts oligarchiques intérieurs et des impératifs de la Guerre froide. Pris en étau, le Chili subit l'asphyxie méthodique orchestrée par Washington. L'administration américaine et la CIA, résolues à « faire crier l'économie » chilienne, financèrent le sabotage industriel, attisèrent la subversion et préparèrent le terrain au funeste coup d'État du 11 septembre 1973.

​L'hommage à une dignité intemporelle

​Rendre hommage à Salvador Allende, c'est saluer la stature d'un homme d'État qui fit le choix de la loyauté absolue envers son peuple, refusant la compromission et l'exil. Sa fin tragique au palais de la Moneda, assiégé et bombardé, a scellé son destin dans le marbre de l'universel.

​Au-delà des ruines d'une démocratie étouffée par la violence, Allende nous a légué bien plus qu'un combat politique : une boussole éthique. Ses ultimes paroles, vibrantes d'un espoir tragique et prophétique, continuent d'arpenter le temps :

​« Quoi qu'il arrive, sachez que, tôt ou tard, s'ouvriront de nouveau les grandes avenues par où passera l'homme libre, pour construire une société meilleure. »

 

​Son nom demeure ainsi le phare indélébile de ceux qui croient encore que la justice sociale et la liberté marchent d'un même pas.

Salvador Allende : L'espérance brisée, la mémoire vive

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Salvador Allende, #Chili, #Socialisme

Repost0

Publié le 14 Août 2026

Pour ses partisans, le plus bel hommage à Fidel Castro ne réside pas dans la pierre, mais dans la perpétuation de son œuvre : la défense indéfectible des conquêtes sociales, la résistance face à l'impérialisme et le rayonnement de la solidarité internationale. Cet article explore comment Cuba continue de faire vivre cet héritage révolutionnaire.

Mario Scolas

Dans le cadre du dialogue des cultures, cet héritage dépasse les frontières de l'île pour s'inscrire dans un échange universel fondé sur la solidarité, l'éducation et la dignité des peuples. Il rappelle que la construction d'un monde plus juste passe par le partage des savoirs, la coopération internationale et le respect de la souveraineté de chaque nation.

Dans le cadre du dialogue des cultures, cet héritage dépasse les frontières de l'île pour s'inscrire dans un échange universel fondé sur la solidarité, l'éducation et la dignité des peuples. Il rappelle que la construction d'un monde plus juste passe par le partage des savoirs, la coopération internationale et le respect de la souveraineté de chaque nation.

Pour ses partisans, qui voient en lui un héros de la décolonisation, le « Père de la patrie » et le symbole de la dignité retrouvée face à l'impérialisme, le plus bel hommage à Fidel Castro consisterait à perpétuer et à enrichir son œuvre révolutionnaire à travers des actions concrètes :

​1. La défense indéfectible des conquêtes sociales
  • ​La sanctuarisation de la santé et de l'éducation : Garantir la gratuité absolue, l'excellence et l'universalité des services de santé et du système éducatif, considérés comme les joyaux de la Révolution.
  • ​Le refus des inégalités capitalistes : L'engagement constant pour une société égalitaire où l'accès aux droits fondamentaux ne dépend pas de la richesse personnelle, mais de la solidarité collective.
​2. L'affirmation de la souveraineté et de la résistance
  • ​La résistance face au blocus : Maintenir une posture ferme et inébranlable contre le blocus économique, commercial et financier des États-Unis, en démontrant que le peuple cubain reste maître de son destin.
  • ​La fidélité aux idéaux anti-impérialistes : Cultiver l'esprit de l'indépendance nationale et la fierté d'une nation insulaire qui a su tenir tête aux superpuissances du XXe siècle.
​3. Le rayonnement de l'internationalisme médical et solidaire
  • ​L'amplification des brigades de santé : Poursuivre et étendre l'envoi de médecins, d'infirmiers et d'éducateurs cubains à travers le monde (comme la fameuse brigade Henry Reeve), incarnant la solidarité concrète entre les peuples du Sud.
  • ​Le soutien aux luttes émancipatrices : Maintenir une diplomatie axée sur l'aide aux pays en développement et le respect de l'autodétermination des nations.

Dans le cadre du dialogue des cultures, cet héritage dépasse les frontières de l'île pour s'inscrire dans un échange universel fondé sur la solidarité, l'éducation et la dignité des peuples. Il rappelle que la construction d'un monde plus juste passe par le partage des savoirs, la coopération internationale et le respect de la souveraineté de chaque nation, témoignant ainsi de la vitalité d'une mémoire qui continue de nourrir les ponts entre les civilisations.

Mario Scolas

Voir les commentaires

Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Fidel Castro, #Cuba, #Socialisme

Repost1