tehuantepec

Publié le 24 Mars 2018

"La Sandunga" (aussi orthographié "La Zandunga") est une valse traditionnelle mexicaine et l'hymne officieux de l'isthme de Tehuantepec, dans l'état d'Oaxaca. Il s'inspire du style de musique jota espagnol et contient également des éléments amérindiens et métis. Sandunga est un mot rarement utilisé dans la langue espagnole qui peut être traduit de diverses façons, y compris; grâce, élégance, charme, esprit et célébration. On pense que la mélodie de la chanson est originaire d'Andalousie et elle a été réarrangée par le musicien zapotèque Andres Gutierrez (dont le nom est Ndre Sa'a dans la langue zapotèque). Au Mexique, les danses dérivées des zapateados hispaniques sont la sandunga, proche de la valse. "La Sandunga" sont les quatre pièces musicales qui identifient l'état d'Oaxaca au niveau national. et international. Cette Sandunga, chanson populaire chantée à la dernière exposition de Frida parle d'amour, de larmes, et de cœur endolori. 

Sandunga, sandunga mamá

Por dios

Sandunga no seas ingrata

Mamá de mi corazón

Hay! sandunga, sandunga

Mamá por dios

Sandunga no seas ingrata

Mamá de mi corazón

Antenoche fui a tu casa

Tres golpes le di al candado

Tu no sirves para amores

Tienes el sueño pesado

Sandunga, sandunga mamá

Por dios

Sandunga no seas ingrata

Mamá de mi corazón

Me ofreciste acompañarme

Desde la iglesia a mi choza

Pero como no llegabas

Tuve que venirme sola

Hay! sandunga, sandunga

Mamá por dios

Sandunga no seas ingrata

Mamá de mi corazón

A orillas del papaloapa

Me estaba bañando ayer

Pasaste por las orillas

Y no me quisiste ver

Hay! sandunga, sandunga

Mamá por dios

Sandunga no seas ingrata

Mamá de mi corazón.

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Alondra de la Parra, #La Sandunga, #Máximo Ramón Ortiz, #Tehuantepec

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Publié le 10 Décembre 2017

Avant l’arrivée des Européens, au XVIe siècle, les Zapotèques ont édifié l’une des civilisations les plus évoluées d’Amérique centrale, région qui englobe le Mexique, le Guatemala, le Belize, le Honduras, le Salvador,le Nicaragua. La civilisation zapotèque était une civilisation amérindienne précolombienne qui s’est épanouie dans la vallée d’Oaxaca au sud de la Mésoamérique et qui a développé une société de structure matriarcale.

Les Zapotèques forment toujours actuellement une ethnie mexicaine. Plus de quatre cent mille personnes parlent encore cette langue. L'ancien président mexicain Benito Juárez, qui a lutté contre les Français et contre l'empereur Maximilien était un Zapotèque. Ils demeurent attachés a leur mode de vie traditionnel, tournés vers l'agriculture et parfois l'artisanat, qui s'est développé avec l'arrivée des touristes. Mais leur vie reste dure dans ce sud rural. Le mythe de la Llorona a inspiré de nombreuses artistes et écrivaines postmodernes hispano-américaines, qui ont converti cette Femme qui pleure mexicaine en une icône identitaire plus positive que dans la tradition orale classique. 

Les Zapotèques parlaient neuf langues différentes. Les langues zapotèques appartiennent à la famille linguistiques des langues oto-mangues, une ancienne famille de langues méso-américaines. Vers 1500 av. J.-C., les langues oto-mangues ont commencé à évoluer. Les langues Mangues se sont probablement séparées d'abord, puis les langues oto-pames et la divergence des langues mixtèques et des langues zapotèques est survenue plus tard. Le groupe zapotèque comprend les langues zapotèques et les langues étroitement liées, les langues chatinos. Les langues zapotèques sont parlées dans la partie sud-ouest de l'État de Oaxaca.

Les langues zapotèques appartiennent à l'union linguistique mésoaméricaine, une zone de convergence linguistique formée pendant des millénaires par l'interaction entre les peuples amérindiens. Certaines caractéristiques communes des langues de la famille sont :

  • l'usage d'une troisième personne pour désigner une divinité, un bébé, un animal, un objet inanimé, etc.
  • une distinction entre « nous » exclusif et inclusif, selon que première personne du pluriel inclut ou exclut celui qui parle
  • une fréquente sous-spécificité des distinctions entre le singulier et le pluriel.

Le zapotèque est une langue à tons, ce qui signifie que le sens d'un mot est souvent déterminé par la hauteur de la voix. Ces tonalités sont essentielles pour comprendre le sens de mots différents. Le terme technique est tonèmes. La langue zapotèque possède plusieurs tonèmes, dans certains d’entre eux il existe 4 tons; haut, bas, montant et descendant, et dans d’autres il y en a trois; bas, montant et descendant.

 

La traduction en langue náhuatl est indiquée ci-dessous en décalage après chaque vers en castillan.

Yo soy como el chile verde, Llorona, picante pero sabroso
Ne quemin chili celictzin chocani, cogoctzin pero huelictzin.

Todos me dicen el negro, Llorona, negro pero cariñoso
Nochti nechlilbia tlilictzin chocani, tlilictzin pero te tlazohtla.

¡Ay de mi! Llorona, Llorona, Llorona de ayer y hoy.
¡Hay no chocani! Chocani chocani yen yalla iuan axcan.

Ayer maravilla fui, Llorona y ahora ni sombra soy.
Yalla cualtzin onicatca chocani, axcan nion ni tlecauilotl.

Salías del templo un día, Llorona cuando al pasar yo te vi.
Semi itech teopan tiguistibitz chocani, ihcuac onimitzitta otipanoa.

Hermoso huipil llevabas, Llorona que la Virgen te creí.
Cualtzin mo tzotzoltzin tiquentiuitz chocani, oniguihto ti tonantzin

¡Ay de mi llorona! Llorona de azul celeste.
¡Ay no chocani! Chocani xihuitic quen ilhuicac.

Aunque me cueste la vida, Llorona no dejaré de quererte.
Masqui no nemiliz nicpoloz chocani, saicsemi ni mitztlasohtlaz.

 

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #La Llorona, #zapotèque, #Tehuantepec

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