transe

Publié le 8 Mai 2020

Au Moyen Âge, le village rural de Molenbeek-Saint-Jean fournissait Bruxelles en produits agricoles. Il est pendant des siècles un lieu de pèlerinage dû à la présence d'une source de sainte Gertrude de Nivelles considérée comme miraculeuse. Son caractère demeure essentiellement rural jusqu'au xviiie siècle. Autour de l’église Saint-Jean-Baptiste se développe la tradition d’un pèlerinage spécial de ceux qui souffrent d’épilepsie. La musique au son des cornemuse les faisaient revivre, en régénérant les esprits des croyants.

Molenbeek et Bruegel sont inextricablement liés. Voici un tableau de Pierre Bruegel le Jeune (datant de 1592) illustre cette scène d’une procession de danseurs accompagnés de joueurs de cornemuse, portant les malades afin qu’ils évitent de mettre les pieds sur le pont enjambant la Senne et se dirigeant vers l’église Saint-Jean-Baptiste

Molenbeek et Bruegel sont inextricablement liés. Voici un tableau de Pierre Bruegel le Jeune (datant de 1592) illustre cette scène d’une procession de danseurs accompagnés de joueurs de cornemuse, portant les malades afin qu’ils évitent de mettre les pieds sur le pont enjambant la Senne et se dirigeant vers l’église Saint-Jean-Baptiste

Les peuples indigènes belges de cette époque nous enseignaient une façon de vivre différente, et les rituels servaient de pouvoir de transe libératoire aux patients atteints de certaines formes de dépressions et d'hystérie. Dès lors, où finit la cure, où commence la fête ? Le fait de faire appel au surnaturel pour demander de l'assistance était une pratique courante chez les païens et se rencontre encore de nos jours dans les religions du Livre.

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La paroisse de Molenbeek n’était à l’époque qu’un village agricole posé entre le ruisseau et les moulins. Le saint patron était Jean le Baptiste qui y était invoqué de très longue date contre l’épilepsie, les vertiges, les spasmes, les convulsions, la furie de la danse ou Danse de Saint-Guy, la grêle ainsi que les maladies de l’enfance, et pour la protection des femmes enceintes. Mais nulle part ailleurs que dans cette commune on pouvait assister à des rituels de transe assez impressionnants pour provoquer un choc émotionnel susceptible d’avoir eu un effet curatif sur certains troubles psychogènes, hystériques, épileptiformes ou choréiformes.

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Publié le 11 Avril 2019

Les Kariri-Xocó font partie de ce peuples brésilien qui vit à Porto Real do Colégio (AL), dans la vallée de São Francisco. Les références à Xocó (ou Ciocó) remontent au XVIIIe siècle. Ce groupe a conservé son indianité par le maintien du rituel d'Ouricuri (rituel religieux secret). Outre le rituel, les Indiens contribuent au maintien de la tradition de la danse et de transe toré.

L'héritage culturel des Indiens dans la culture brésilienne se rencontre dans les noms des lieux géographiques, la langue, la musique. Cet héritage reste largement sous-estimé encore aujourd'hui, comme faisant part d'une culture dominée.
L'héritage culturel des Indiens dans la culture brésilienne se rencontre dans les noms des lieux géographiques, la langue, la musique. Cet héritage reste largement sous-estimé encore aujourd'hui, comme faisant part d'une culture dominée.

L'héritage culturel des Indiens dans la culture brésilienne se rencontre dans les noms des lieux géographiques, la langue, la musique. Cet héritage reste largement sous-estimé encore aujourd'hui, comme faisant part d'une culture dominée.

Les peuples indigènes nous enseignent une façon de vivre différente. Le rituel des Ouricuri donne un sens à la terre, à la famille, à l'identité, au leadership, en tant que principe organisateur. Il structure la vie perceptible à travers l'ordination du sacré, du mystérieux, de l'intangible. Ils peignent leurs corps, confectionnent des coiffes en plumes, des jupes de feuilles. Ils jouent de la flûte et emploient leurs paumes comme instruments. Ils chantent des histoires sur la nature dans leur langue qui, pour eux, est synonyme de force et de résistance.

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La plupart des peuples autochtones du Brésil ont vu leur territoire réduit au minimum après des invasions, des expulsions et des usurpations successives aux mains du gouvernement, d'entreprises forestières, de ranchs de bétail et de grandes plantations. De nombreuses communautés ont été décimées. 

Xokó, Karirí-Xokó, Xukuru-Kariri sont tous des descendants des groupes autochtones qui habitaient auparavant le nord-est du Brésil. Il n'est pas clair s'ils parlaient 3 langues différentes ou une seule (Crevels 2007). Seuls quelques mots de leur langue d’origine ont été préservés, notamment dans les domaines de l’organisation des rites sacrés et de la préparation des plantes comme la Jurema, plante dont on extrait la racine, préparée ensuite par des pajés et des caciques, les principaux chefs de ce peuple.

La peinture corporelle de cette tribu fait partie intégrale de l’être humain. Dotées de fonctions sociales et magico-religieuses, les peintures rappellent sont porteuses d’un langage éthique et esthétique propre à ce groupe. Être indien à Porto Real do Colégio signifie être un fils du village et connaître très tôt le secret de Ouricuri.

Leur vie quotidienne est très similaire à celle des populations rurales à faible revenu qui vendent leur main-d’œuvre dans les différentes activités agro-élevage de la région.

 

Les Kariri-Xocó du Brésil
Les Kariri-Xocó du Brésil
Les Kariri-Xocó du Brésil
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Publié dans #Kariri Xocó, #Brésil, #religion, #Transe, #Documents

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Publié le 2 Mars 2017

Les anciens gnaoua [terme qui renvoie tout à la fois à une musique du Maroc et à une confrérie musulmane fondée par des anciens esclaves

Les anciens gnaoua [terme qui renvoie tout à la fois à une musique du Maroc et à une confrérie musulmane fondée par des anciens esclaves

L’existence et l’ancrage au Maroc des communautés Gnaoui issues de l’esclavage et de la traite négrière ont donné naissance à des interactions culturelles multiples, diverses et réciproques qui ont marqué des pans entiers des cultures marocaines arabes et berbères. L’art musical des Gnaoua s’inscrit aussi dans un contexte inter confrérique et Marocain où la musique joue un rôle important dans les célébrations rituelles. 

Références Bibliographiques

Les Gnaoua du Maroc. Itinéraires initiatiques, transe et possession, Abdelhafid Chlyeh, La Pensée sauvage, 1999, 158 p., 120 F.

 

Morocco: The Everlasting Belief in Saints and Spirits

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Rédigé par Last Night in Orient

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