tunisie

Publié le 5 Juin 2009

La pêche en Tunisie est une activité économique importante pour le pays dont le secteur primaire représente 13 % du PIB. D'ailleurs, le poisson est très présent dans la cuisine tunisienne (couscous au mérou), le Tunisien consommant onze kilos de poisson par an. C'est même une monoactivité pour certains espaces, comme l'archipel des îles Kerkennah.

 

Avec un littoral de 1 300 kilomètres, incluant l'île de Djerba et les Kerkennah, et un domaine maritime national de 80 000 km², correspondant à la partie du plateau continental limité par l'isobathe 200 mètres, la Tunisie possède des atouts naturels favorables à la pêche.

 

Le Festival du poulpe aux îles Kerkennah est une fête dédiée à la mer, sensibilise les insulaires et les festivaliers à l'importance de sauvegarder le patrimoine maritime plus que jamais sacré de l'archipel et à la nécessité de sa sauvegarde. Cela d'autant que les fonds marins sont de moins en moins riches, compte tenu de la pêche non organisée, de la pollution et autres causes ravageuses et destructrices.

 

Autres objectifs : l'animation tous azimuts des principaux villages de l'archipel dans un esprit «Sports pour tous» et «Art pour tous»; faire connaître Kerkenna et ses sites touristiques phares aux visiteurs afin d'impulser une certaine dynamique.

 

La notoriété d'une région se forge par ce dont elle se distingue par rapport aux autres régions. En matière de tourisme en Tunisie, cela compte beaucoup lorsqu'il s'agit d'enrichir et de faire connaître le produit local. Kerkennah a trouvé l'astuce en lançant le festival du poulpe : une manière comme une autre de faire en sorte que les produits locaux reprennent du service. C'est également une bouffée d'oxygène pour les habitants de l'archipel qui ont besoin de se ressourcer aux richesses de leur patrimoine. Avec de l'imagination et du savoir-faire, on peut faire revivre et enrichir le patrimoine, et il y a beaucoup à faire sur cet archipel aux spécificités et originalités qui ne manquent pas d'attrait.

 

Le festival des poulpes qui aurait du lieu normalement  avoir lieu au mois de mars 2009 a été reporté pour le mois de novembre. Cette décision à été prise puisque tous les gens se demandent comment on pourrait faire un festival de poulpes sans poulpes. Le mois de novembre à été choisi puisque c'est le mois qui coincide avec la saison de pêche des poulpes.

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Publié le 5 Juin 2009

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Le tourisme est une activité économique mais c’est aussi un phénomène social qui peut avoir des influences parfois dangereuses sur les sociétés. La machine du tourisme prend en compte la rentabilité et la nature de la demande du marché et oublie souvent de s’occupe des besoins des pays recevant les touristes. L’essentiel est la précision du marché et la préparation en conséquence des propositions et des produits adéquats à ses besoins. Et c’est ainsi que le paysage, le folklore populaire et l’histoire des pays du tiers monde sont devenus des marchandises soumises aux mêmes lois du marché et qu’ils sont devenus vendables et négociables et à des prix souvent bas.

La Tunisie est une destination prisée pour ceux qui optent pour des vacances réussies à petits prix.

Le tourisme est en effet un des secteurs clés de l’économie tunisienne. Néanmoins, la conjoncture économique et / ou le choix qu’a pris ce pays dans sa politique concernant le tourisme ont fait qu’elle est devenue prisonnière d’une image qui n’est pas toujours égale à la réalité. En effet, la carte du tourisme balnéaire, des circuits au Sahara, des méharées… ont vite laissé place à celle du tourisme de masse et la Tunisie a été malheureusement étiquetée comme une destination pas chère.

Les touristes en Tunisie ont eux aussi évolués avec le temps. Partagés entre leurs voisins libyens et algériens, les touristes français, les allemands de l’ouest et les italiens, la Tunisie a assisté à l’arrivée de nouveaux clients comme les britanniques, les russes et les polonais. Cette tendance est toutefois très variable et n’est pas très bénéfique pour le tourisme tunisien qui a vu ses recettes diminuées et ce malgré les efforts fournis par les autorités tunisiennes dans l’investissement au niveau des infrastructures hôtelières, des loisirs, des services apportés, de la formation du personnel du tourisme…

En effet, cette bonne volonté touche aussi la présence des acteurs du tourisme sur internet et les efforts sont visibles mais sont loin d’égaler ceux de leurs voisins du Maroc. Les agences de voyages proposent des séjours à la carte, des packages tout compris, des excursions… à des prix très bas.

La beauté des plages de Tunisie, son climat et ses trésors historiques draînent des millions de touristes. Ces marchés sont d'autant plus prometteurs qu'ils enregistrent une progression respective de 8%, 7,3%, 56,5% et 18,3%. Le tourisme maghrébin est également en progression avec une hausse significative des marchés Libyen (+8,4%) et Algérien (+2,6%). provenant du monde entier. Quelque 7 millions de touristes ont visité ce pays en 2007. Pilier de l'économie nationale, le tourisme contribue pour 7% du Produit intérieur brut (PIB), représentant ainsi la principale source de revenus en devises, et emploie quelque 400,000 tunisiens. Si les résultats de l'ONTT reflètent la bonne santé du secteur touristique, la Tunisie ne capte pourtant qu'une infime partie des flux touristiques mondiaux (moins de 1%). De plus, le nombre de visiteurs européens (notamment allemands, britanniques, italiens, espagnols, portugais et maltais), cible traditionnelle du secteur touristique tunisien, tend à diminuer. Le pays se tourne donc vers une autre clientèle, misant ainsi sur les marchés en pleine expansion de l'Europe de l'Est et les marchés lointains comme les Etats-Unis, l'Australie,...

Par « folklorisation » nous entendons les procédés de sélection des particularismes culturels les plus visuels des minorités pour faire leur « promotion ». Cette démarche se définie comme un « instrument de domination dont la fonction est d’intégrer la différence ethnique en l’assimilant à des valeurs arbitrairement définies comme négatives » . Cette définition permet de désigner un certain regard porté sur les cultures minoritaires et qui se traduit par un processus de simplification et de vulgarisation des traditions culturelles propres à chaque groupe. Outre les médias, les supports de la « folklorisation » de l’altérité sont nombreux et constituent une sorte de paroxysme de la représentation culturelle. Ce sont les villages modèles pour touristes, les musées des nationalités, les spectacles folkloriques ou les parcs des nationalités, sortes de zoos ethniques vivants.

La question de la folklorisation des traditions et des croyances des peuples autochtones qui se trouvent confrontés au tourisme, même volontairement, présentent le cadre de notre article. En effet, sous couvert d’authenticité et de valorisation culturelle, on enferme ces populations dans des clichés et on dénature leurs cérémonies sacrées, contribuant ainsi au processus d’acculturation dénoncé. Ainsi, il semble que pour éviter ces dérapages, l’essentiel réside dans l’esprit dans lequel se construit et se déroule l’échange. Il peut devenir au contraire un temps fort de la rencontre s’il est fondé sur le respect et la volonté de comprendre.

Comment y arriver ?

Sept aéroports internationaux et huit ports desservent la Tunisie au reste du monde. Tunis, la capitale, est à 2 heures de vol de Paris et de Londres et à 45 minutes de Rome. Des vols quotidiens relient la Tunisie à, pratiquement, toutes les destinations européennes, africaines et moyen-orientales.

Formalités

Les Européens et les Américains ne sont pas soumis à l'obligation d'obtention d'un visa pour entrer en Tunisie. La Tunisie compte 800 hôtels qui totalisent 232.000 lits.

Pour entrer en Tunisie, les voyageurs individuels de nationalité française, suisse, belge, luxembourgeoise, allemande, canadienne et américaine devront se munir d'un passeport valide, aucun visa n'étant exigé. La Tunisie leur accorde dès l'entrée un droit de séjour allant jusqu'à trois mois. Pour les autres citoyens, il est conseillé de s'informer auprès du consulat le plus proche. Étant donné que les conditions d'accès au pays peuvent être modifiées, il est prudent de les vérifier avant votre départ. Le passeport demeure le document de voyage le plus pratique, celui qui occasionne le moins de soucis. En règle générale, il est souhaitable que l'échéance de votre passeport excède d'au moins trois mois la date de votre départ. Notez également que, pour les séjours organisés, la carte d'identité française est tolérée.

Un passeport en cours de validité ou une carte de tourisme pourra vous être demandé lors de vos déplacements, notamment près des frontières algériennes ou libyennes. De plus, il est fortement recommandé de conserver une photocopie des pages principales de son passeport et d'en noter le numéro et la date d'émission. Dans l'éventualité où ce document serait perdu ou volé, il sera alors plus facile de le remplacer. Lorsqu'un tel incident survient, il faut s'adresser à l'ambassade ou au consulat de son pays pour faire émettre de nouveau un document équivalent.

Sécurité et recommandations pour que le voyage se déroule le mieux en Tunisie

Aucun pays au monde ne peut être considéré comme étant à l'abri du risque terroriste. Même si elle est relativement sûre, la Tunisie, plus particulièrement dans son contexte régional, n'échappe pas à cette règle.

Il est conseillé aux voyageurs de faire preuve de vigilance et de respecter avec une attention particulière les consignes de précaution et de prudence en outre nous recommandons:

  • se tenir à l'écart des rassemblements et des mouvements de foule,
  • adopter une attitude de réserve et de discrétion en matière vestimentaire et de comportement,
  • éviter les sorties dans les zones isolées. Les déplacements dans les zones frontalières entre l'Algérie et la Tunisie et les déplacements non accompagnés dans les zones désertiques sont formellement déconseillés.

Il convient de respecter quelques consignes de base :

  • veiller aux titres de voyage, argent, carte bancaire, billets d'avion ou de bateau. De préférence, conserver ces documents dans le coffre de l'hôtel et se déplacer avec des photocopies.
  • en cas de perte ou de vol, faire immédiatement une déclaration auprès du poste de police et demander assistance au Consulat Général de France à Tunis.
Fleur de bougainvillier devant la beauté du Golfe de Tunis, et en face Korbous, sous la lumière du soleil couchant. Sidi Bou Saïd, Tunisie.

Transport en Tunisie

Le réseau de chemin de fer est d'environ 2.000 km et couvre la quasi-totalité du territoire. Il relie la plupart des grandes villes du nord, Tunis, Bizerte, Beja et de la côte est: Sfax, Gabès. Les trains sont assez lents, mais cependant économiques et ponctuels. On peut se procurer différentes cartes de réduction allant de 25 à 50%. La société nationale de transports SNTRI et Transtour disposent d'autobus bus desservant les localités les plus reculées du pays. Les horaires des bus reliant Tunis aux grandes villes figurent dans les éditions des quotidiens Le Temps et La Presse.

Retraits d'argent

Grâce au nombre important de distributeurs de billets (DAB) acceptant les cartes étrangères (Visa, MasterCard, Cirrus, Maestro, Diner's Club, Amex) en Tunisie, vous êtes toujours à proximité de l'un d'eux.

Fraude, perte ou vol de votre carte de débit ou de crédit

Pendant votre séjour, vous avez perdu ou on vous a volé votre carte : Appelez immédiatement l'un des numéros suivants :

Centre d'opposition, d'autorisation et d'assistance 71 - 840 680 / 71 - 841 680

Où que vous soyez, vous pouvez joindre Visa ou MasterCard Global Service pour tous types de problèmes : • Carte perdue ou volée • Carte à remplacer d'urgence • Besoin urgent d'argent liquide • Recherche d'un distributeur de billets • Accès au solde de votre compte • Accès aux différents avantages de votre carte

Où trouver les offices de tourisme en Tunisie ?

Tunisian National Tourism Office (ONTT) (http://www.tourismtunisia.com) 1, Avenue Mohamed V 1001 Tunis Tunisia Tel: (+216-1) 341 077 Fax : (+216-1) 350 997 Email : ontt@Email.ati.tn

  • Bizerte
  • Carthage
  • Djerba
  • Dougga
  • Douz
  • Eljem
  • Gabès
  • Gafsa
  • Hammamet
  • Kairouan
  • Ksours
  • Mahdia
  • Matmata
  • Monastir
  • Nabeul
  • Nefta
  • Sfax
  • Sidi Bou Said
  • Sousse
  • South
  • Tabarka
  • Tozeur
  • Tunis
  • Zarzis

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Bibliographie

- BOUCHARD Serge, « La folklorisation » ; Conférence parue dans la revue « Culture Contact Info », n°1, Septembre 2006, culturecontact@free.fr.
- GERVAIS Lavoie, « Identité ethnique et folklorisation : le cas des Mongols de Chine ; Anthropologie et Sociétés », 1986, p-p: 57-74.
- « Alhayet ethakafia » ; Dossier du numéro 182 sur le patrimoine, Avril 2007, p-p : 29-45. (texte arabe)
- SETHOM Hafedh, « Le tourisme en Tunisie », édition Cérès, Tunis, 1994. (texte arabe)
- BERGAOUI Mohamed, « Tourisme et voyage en Tunisie », imprimerie Simpact, Tunis, 1996.
- La grande Encyclopédie, Volume 15, librairie Larousse, Paris, 1976.
- LANQUAR.R, « Sociologie du tourisme et des voyages », édition PUF, collection « Que sais-je ? », Paris, 1985.
- AISNER.P et PLIIS.C, « La ruée vers le soleil, le tourisme à destination du tiers-monde », édition L’harmattan, Paris, 1986.

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Liens externes

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Publié le 30 Mai 2009


"Dans la mer, vis-à-vis de Sfax, est une île nommée Kerkina, 

 qui occupe le centre d'El Caslr

(mer peu profonde).

Elle est située à dix millesde Sfax,

dans cette mer morte et peu profonde

dont la surface n'est jamais agitée". El Bekri

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La Méditerranée occidentale est souvent représentée comme le lieu des scènes privilégiées pour les héros de la mythologie des Grecs. Ainsi entend- t-on via Homère qu'Ulysse a rencontré la déesse Circé à Qerqeneh, l'actuelle Kerkennah. Quand Ulysse et ses compagnons abordent l'île, vingt-deux d'entre eux, menés par Euryloque, se laissent attirer jusqu'au palais par une voix harmonieuse. La magicienne les accueille et leur offre un cycéon, breuvage composé de gruau d'orge, de miel et de lait caillé. Dès qu'ils ont bu, elle les transforme d'un coup de baguette en pourceaux. Ulysse, sur les conseils d'Hermès, mélangea à son breuvage une plante magique et ainsi, se fit aimer de Circé et obtint qu'elle redonne à ses amis leur forme humaine.

 


Les Kerkennah (قرقنة), parfois orthographié Kerkenna ou Kerkena, formant un archipel de la mer Méditerranée situé à une vingtaine de kilomètres au large de Sfax en Tunisie.

Administrativement, cet archipel constitue une délégation rattachée au gouvernorat de Sfax, composée de dix imadas, mais aussi une municipalité. L'archipel offre un paysage très agréable aux potentialités naturelles riches et variées.

Kerkennah vécut sous protectorat français à la fin du XIXème siècle,  jusqu'à l'indépendance de la Tunisie 1956. Le destin de l'archipel est indissociable de celui de la Tunisie. Terre d'Histoire, terre d'exilés politiques, de courtisanes bannies - mais également siège d'un monastère chrétien -, Kerkennah servit de refuge temporaire à Hannibal et, deux millénaires plus tard, à Habib Bourguiba en mars 1945. Cet archipel fut parfois qualifié de paradis. 

 


Il est découpé en six îles dont deux sont peuplées : Gharbi - aussi appelé Mellita du nom du village d'origine berbère qu'elle abrite - et Chergui ou Grande Kerkennah. Chergui signifie l'orientale en langue arabe. Elle a une forme grossièrement triangulaire avec une base de 20 kilomètres, entre le pont al-Kantara et le village d'El Attaya, et une hauteur de 8 kilomètres. Sa superficie est d'environ 110 km². On peut lui associer 5 îlots inhabités dont le principal est Gremdi. C'est aussi la plus peuplée des deux îles. Concentrant 11 des 13 villages de l'archipel des Kerkennah dont le chef-lieu Remla situé en son centre. Les villages sont concentrés à l'ouest le long de la route qui traverse l'île tandis que l'est est surtout occupé par des lagunes. C'est sur Chergui qu'est implantée la petite zone hôtelière de Sidi Fredj.

Le périmètre de l'archipel dépasse 160 kilomètres. Elles sont reliées entre elles par une chaussée d'une longueur de 600 mètres existant dès l'époque romaine. L'unique route asphaltée, qui traverse l'archipel entre Sidi Youssef à l'extrémité ouest et El Attaya à l'extrémité est, mesure 35 kilomètres.

Ces îles (180 km2), très planes, s'élèvent à peine au-dessus du niveau du golfe de Gabès. Soumises à un climat très venteux et sec (200 mm de pluie par an), pauvres en eaux de nappe, recouvertes d'encroûtements calcaires stériles ou de sols sablonneux médiocres, elles restent vouées à une petite arboriculture (oliviers, figuiers, vigne), dans des champs clôturés par des murettes de pierres ou des levées de terre (tabias).

Ces deux îles habitées sont entourées de plusieurs îlots rocheux et reliées entre elles par une chaussée romaine sur laquelle a été édifiée le pont d'El Kantara. Ces terres, très plates, plantées de palmiers, comptent une douzaine de villages dont le plus grand est Remla qui se trouve être aussi la capitale. La population est constituée d'agriculteurs et de pêcheurs.

Mellita est la première Ile que l'on découvre en arrivant de Sfax; de forme triangulaire et couverte par une vaste palmeraie, elle ne compte qu'un seul village, une digue, "El Kantara", construite sur l'emplacement d'un pont romain, la relieà la grande Ile, Kerkennah. Cette dernière possède des côtes rectilignes à l'est, et très découpées à l'ouest, une végétation beaucoup plus variée que celle de Mellita, et elle comprend onze villages. 

Au nord de Kerkennah, cinq Ilots inhabités et d'inégale importance servent surtout de pâturages aux chameaux, moutons et brebis.

Ce sont :

  • El Gremdi
  • Er-Roumadiah
  • Sefnou
  • Er-Rekadiah(ou Er-Remadiah)
  • Ech-Chermadiah.

Villages
  • Abbassia
  • Ouled Ezzeddine
  • Ouled Kacem
  • Ouled Yaneg
  • Chergui
  • El-Attaya
  • El-Jouaber
  • Kellabine
  • Kraten
  • Mellita (d'origine berbère)
  • Ouled Bou Ali
  • Remla
  • Sidi Fredj
  • Sidi Youssef
  • krayab (innajat)

Les Kerkéniens vivent surtout de la mer : cueillette des éponges, capture des poulpes, piégeage du poisson dans les nasses traditionnelles en palme (cherfias), installées sur les hauts-fonds qui entourent l'archipel. La pêche qui se pratique sur un mode extensif et selon des traditions séculaires. Si ces îles possèdent, avec 2 000 embarcations, les deux-tiers de la flotte de pêche du gouvernorat de Sfax, les volumes pêchés représentent moins d'un douzième du total régional. Dans les champs, les femmes, font pousser l'orge, l'olivier, la vigne, le figuier et surtout le palmier qui donne des dattes de qualité moyenne (contrairement aux dattes de Tafilalet) et également l'excellent vin de palme. L'arbre donne surtout la matière première d'un artisanat de paniers, nasses, claies... nécessaires aux pêcheries et à la pêche.

La pêche

Les îles Kerkenna constituent un milieu insulaire qui présente des caractéristiques biologiques extrêmement rares (relief barrière de Posidonies,) et une exceptionnelle richesse écologique. Cette richesse jointe aux pratiques traditionnelles locales originales , exploitants ces spécificités biologiques (pêcheries traditionnelles) font de cet archipel une zone de haute valeur patrimoniale que l'on devrait protéger en priorité.

Les activités économiques principales de l'archipel est principalement la pêche qui se pratique sur un mode extensif et selon des traditions séculaires. Si ces îles possèdent, avec 2 000 embarcations, les deux-tiers de la flotte de pêche du gouvernorat de Sfax, les volumes pêchés représentent moins d'un douzième du total régional. Dans les champs, les femmes, font pousser l'orge, l'olivier, la vigne, le figuier et surtout le palmier qui donne des dattes de qualité moyenne (contrairement aux dattes de Tafilalet) et également l'excellent vin de palme. L'arbre donne surtout la matière première d'un artisanat de paniers, nasses, claies… nécessaires aux pêcheries et à la pêche.

La "charfya" est une méthode très particulière qu'utilise des pécheurs à Kerkennah, qui consiste d'implanter des parties de palmiers, de façon à créer des chemins dans la mer.. qui vont suivre ces chemins? Et bien les poissons. et où mènent ces chemins?...et bien ils mènent à des chambres de la mort: où entrent les poissons et y restent prisonniers. La caractéristique de cette méthode, c'est que les poissons restent prisonniers dans l'eau (donc bien frais) jusqu'à l'arrivée du pêcheur.

La pêche au Poulpe

Le caractère du poulpe impose une technique de pêche qui lui est adaptée. L’animal aime, en effet, se cacher, être en retrait et squatter des récipients.

Pour ce faire, les pêcheurs étalent des gargoulettes appelées karour (bouteille) qui prennent la forme d’une jarre légèrement trouée des deux côtés, l’espace de faire passer la corde et les relier les unes aux autres.

La pêche peut se pratiquer également par le biais de blocs de pierre rectangulaires d’une trentaine de centimètres, troués d’un côté.

Une fois à l’intérieur des récipients, le pêcheur se déplace à pied dans une eau non profonde pour ramasser à la main les poulpes pris au piège.

Autre curiosité, à Kerkennah : Les pêcheurs à Kerkennah se comportent comme les propriétaires terriens en ce sens que la mer est divisée en zones et compartiments que les pêcheurs héritent de pères en fils et dans lesquelles ils opèrent sans déborder sauf accord contraire. Il est donc possible à un habitant d'être propriétaire de fonds marin.

Les pêcheurs disposent de deux techniques pour tuer l’animal dans le dessein d’éviter qu’il ne glisse du bateau : le tabasser avec un bâton au niveau de la tête ou bien le mordre au niveau du point central du visage.

Les petits poulpes doivent être remis en liberté jusqu'à maturité et ce sont les plus grands qui sont vendus sur la marché pouvant atteindre le prix de 80 dinars en fonction du poids.

 

Les eaux au large des Kerkennah font partie d'une important champ de prospection gazière dit « champ Cercina » exploité par la société British Gas.

Musique à Kerkennah

Kerkennah est un point de jonction entre le ciel, la terre et la mer, entre le monde arabe et l'Europe. Le trio Kerkennah exprime une identité faite de racines et d'ouverture culturelle en puisant, dans le jazz et la musique arabe, liberté d'improvisation [...]. La troupe folklorique de Kerkennah composée de quatre musiciens et chanteurs, habillés en tenue traditionnelle blanche et rouge, se produit lors des cérémonies, notamment de mariages. Ils présentent une chorégraphie de groupe et pratiquent l'élégie (medh) dans le cadre de chansons du terroir. La troupe a remporté de nombreuses récompenses et surtout gagné un belle popularité. Les instruments sont le T'bal, la Zokra et la derbouka. Leur costume se distingue par la jupe blanche à larges plis.

Havre de paix, de liberté et de tolérance, les femmes ne portent pas de voiles mais des chapeaux de pailles et des costumes aux couleurs vives.


 

Les îles Kerkennah possèdent leurs propres écoles.

Artistes

  • Cheb Wissem est un chanteur de raï originaire de El-Attaya (Kerkennah)
  • Sami Chelly est un DJ réputé qui à les mêmes origines !
Festivals

Photo de Michel Giliberti

Tourisme à Kerkennah

 musée du Patrimoine insulaire de Kerkennah montrant des tissus traditionnels des îles Kerkennah.

 

On peut s'y rendre en empruntant le bateau qui fait la navette plusieurs fois par jours en été. La capitale est Remla située à environ 16 kilomètres du port de Sidi Youssef (au centre de kerkennah). Sidi Youssef abrite aussi un port de pêche où stationnent des embarcations à voile - et de plus en plus à moteur - pratiquant une pêche artisanale. Quelques services ont été aménagés tels un commerce de glace pour la conservation du poisson frais, des marchands de poissons ainsi que des commerces de restauration comme un restaurant en activité durant la saison touristique.

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Au bout d'une mer de jade très calme, un rideau de palmiers vous accueille : les Iles Kerkennah. Un charme infini vous envahit à peine débarqués; sous un ciel d'un bleu soutenu une forêt de palmiers sauvages dont les palmes se balancent mollement au soleil. Une île heureuse et lointaine qui ignore le monde, aux plages de sable d'or à l'ombre des palmiers. Un calme immense que l'appel à la prière de l'imam rend plus intense. Palmeraies sauvages, sables ondulants, une mer claire et limpide constituent, depuis toujours, des composantes essentielles du paysage qui a su préserver son identité et son originalité depuis des générations. Les îles Kerkennah, situées à seulement une heure de bateau de Sfax, sont un havre de Paix inespéré après le brouhaha de Sfax :  Nombreux sont ceux qui prétendent que c'est le genre d'endroit qu'on  ne voudrait  jamais quitter et pourtant , il n'y a rien à visiter, pas de paysages extraordinaires, mais surtout un charme indéfinissable, comme si la vie passait au ralenti, une impression de bien-être qui n'existe plus, même dans l'imaginaire de nos pays où le stress est omniprésent...Avec ses plages de sable fin bordées arborés de palmiers, l'eau bleue turquoise de la mer fait inévitablement penser aux îles de la Mer des Caraïbes. L'île est certainement une oasis de calme. Et comme on dit souvent "Dans l'Oasis il n'y a rien mais tu ne manques de rien !" Sa beauté est discrète et apaisante. Il y a dans l'atmosphère comme une douce conjugaison des éléments qui nous conduit à cet état de détente et de décrispation si nécessaire aujourd'hui à notre équilibre d'hommes surmenés et angoissés par la vie moderne des grandes villes.

 

Pendant la période estivale, distiguons deux types de touristes:

  • Les Kerkenniens qui vivent dans les grandes villes tunisiennes ou à l'étranger qui viennent passer leur vacances en familles. L'île n'est heureusement pas encore la proie du tourisme de masse mais son charme et l'accueil en font que le séjour du voyagera restera un souvenir inoubliable !
  • Les occidentaux et en particulier les Français, Anglais et Italiens occupent les 8 hôtels de tourisme de l'île.

Pendant cette saison touristique, le nombre de personnes qui résident sur les îles passent de 15000 à plus de 120000 personnes et il est donc conseillé d'y séjourner en moyenne saison, c'est à dire en avril-mai, où la température est plus douce mais tout aussi agréable.

Religion

La religion est l'islam, le saint patron de l'archipel est Sidi Ali Khanfir, originaire de Khénifra au Maroc. Il existe également 25 marabouts correspondant à des tombeaux de saints qui apparaissent en partie dans la toponymie locale : Sidi Youssef, Sidi Fredj,...

 

Bibliographie

  • Abdesslem Ben Hamida, « Migrations et modernité dans les îles Kerkennah », Cahiers de la Méditerranée [En ligne], vol. 68 | 2004, mis en ligne le 30 avril 2006, Consulté le 02 juin 2009. URL : http://cdlm.revues.org/index583.html
  • Thomas d’Uxkull, Dossier : Les Iles tunisiennes, In Magasine “ILes” (Lausanne -Suisse), N° 38, Mars 1995, p.21.
  • Louis (André), Les Iles Kerkena, Imprimerie Bascone Muscat, Tunis 1963, Tome I, « Les Travaux »
  • Louis (André), Les provisions de bouche d’une maison kerkennienne, In « Comptes rendus et Communications du 70e congrès de l’Association française pour l’Avancement des Sciences », Tunis 9-16 Mai 1951, Fascicule III, p.52.
  • El Bekri, L'Afrique septentrionale, traduit de l'arabe par Mac Giirin de S lane,
  • Jean Despois : "Les Iles Kerkena et leur bancs", étude géographique parue dans La Revue Tunisienne, 1937.


Voir aussi

 

Kerkennah has a lengthy, but simple history. The natives of Tunisia and Kerkennah originally settled there, but during the spread of the Roman Empire, Kerkennah was used as a port and look-out point by the Romans, to keep note of off-shore activity. However, after the collapse of the Roman Empire, Kerkennah reverted to the natives. To this day, Kerkennah has been relatively untouched by modernization, and remains beautiful in its natural state.

The islands are warm and dry, with strong prevailing winds. This is mainly due to its positioning in the Gulf of Gabes, with strong sea winds (Gharbi), carried over the mainland, making them hot and dry. What little water vapour there is, is lost over cooler Tunisia first. This causes the general ecology of the island to mainly consist of tall xerophytic (and often halophytic) flora, such as palms and saltbushes.

The land is arid, as if desertification was imminent. Agriculture, therefore, is not a key industry of Kerkennah, the islanders rely more on a self-sufficient basis, such as owning chickens and goats for their own personal consumption. Fishing, including a lot of octopus fishing, is also a key industry of Kerkennah, where it is exported to mainland Tunisia and other nearby countries.

Relative to the mainland and as a result of the lack of tourist attracting "endless" sandy beaches, tourism is limited in Kerkennah. Many mainland Tunisians spend their holidays in Kerkennah, and many more affluent Tunisians often build private second homes on the island. The Kerkennians have a negative view of road building on their island; apart from the main roads linking the port and main towns, there are only dirt tracks, which is how they desire it to stay. This causes a far from homogeneous appearance. There are some British and German tourists, but German tourism declined after a severe storm hit Kerkennah one year. Such storms are rare for Kerkennah, but temperatures remain high, with a minimum of 15°C and often reaching 48°C.

The town East of Remla, Abassya, hosts a private historical museum showing traditional custumes, fishing techniques and a skeleton of a whale. It's opened every day from 9 AM till 6 PM, and located on the main road. Their phone number is 74.481.188, the entrance fee is 3 dinar a person.

 

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