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Publié le 23 Mars 2019

La représentation caricaturale de Juifs au nez crochu continue de hanter Alost et aura des répercussions jusqu’à la capitale colombienne.

L'Unesco se devait d'être vigilante et ferme quant aux dérives d'un festival classé au Patrimoine de l'humanité et qui en bafoue les valeurs élémentaires. Ce n'est de plus pas la première fois que ces chars racistes et antisémites défilaient dans ce festival.

Audrey Azoulay

Le bureau du Comité du patrimoine immatériel a inscrit ce sujet à l'ordre du jour de la prochaine session du Comité, du 9 au 14 décembre 2019 en Colombie. Ce carnaval, inscrit sur la liste du patrimoine depuis 2010, avait déjà fait l'objet d'une condamnation par l'Unesco en 2013, mais le retrait de la liste n'avait alors pas été étudié par le Comité de sauvegarde du patrimoine, organe intergouvernemental qui prend ses décisions de manière indépendante.

Le bureau du Comité du patrimoine immatériel a inscrit ce sujet à l'ordre du jour de la prochaine session du Comité, du 9 au 14 décembre 2019 en Colombie. Ce carnaval, inscrit sur la liste du patrimoine depuis 2010, avait déjà fait l'objet d'une condamnation par l'Unesco en 2013, mais le retrait de la liste n'avait alors pas été étudié par le Comité de sauvegarde du patrimoine, organe intergouvernemental qui prend ses décisions de manière indépendante.

La perte de reconnaissance signifierait un coup dur pour le carnaval et la ville, mais toutefois le carnaval d'Alost n'est pas impressionné par la menace de l'UNESCO. Selon les carnavalistes Nous ne pouvons pas être réduits au silence par l'UNESCO ou quoi que ce soit. La Commission européenne a également réagi qu'il est impensable de voir ces caricatures racistes dans les rues 74 ans après la Shoah. Il est évident que l'extrême-droite ne se sent en aucun cas menacée par ces moqueries. 

On assiste donc à un phénomène social qui peut s’exprimer sous des formes multiples dans tous les secteurs de la société et qui relègue des milliers de personnes à un rôle de citoyen de seconde zone.

Le racisme belge envers les Afro-descendants présent lors de ce carnaval est sans doute la moins médiatisé et trouverait selon des experts sa source dans l’entreprise coloniale belge d’autrefois.

A l’exposition universelle de 1958, la Belgique avait mis en place un zoo composé de congolais qui faisaient la joie des visiteurs.

Il faudrait peut-être rappeler les agressions racistes du Pukkelpop, d’Aarschot et le coup de gueule de Cécile Djunga, victime d’insultes...La Belgique ne dispose toujours pas de plan interfédéral de lutte contre le racisme, malgré ses engagements pris il y a 18 ans auprès de l’ONU. Lors d'une conférence organisée à Durban, en Afrique du Sud.

   

Unesco - Le retrait du carnaval d’Alost de la liste du patrimoine de l’humanité se discutera à Bogotá.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Carnaval, #Colombie, #Unesco, #Racisme, #Bogotá

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Publié le 16 Mars 2019

Le chaâbi (de l'arabe الشعبي) est un genre musical algérien, né à Alger au début du xxe siècle. Il dérive de la musique arabo-andalouse. Le hawzi est un autre genre musical qui découle de cette même musique. Les chants du chaâbi, portés par l’idiome algérois ou berbère, se nourrissent de poésies anciennes mais aussi de textes originaux très souvent actuels.

Cette première anthologie trilingue (arabe-français-kabyle) consacrée à la tradition algérienne de la poésie chantée privilégie deux genres, le Hawzi et le Cha'bi-melHûn. Le public découvrira des textes, jamais transcrits ni traduits, de poèmes chantés par des grands maîtres du Cha'bi-melHûn, la plupart originaires d'une même région de Kabylie. Le tout est accompagné de notes étymologiques, d'un index iconographique de motifs architecturaux et ornementaux de la culture berbéro-arabo-islamique de Bagdad à Grenade, et de tableaux synoptiques des sources historiques et culturelles de cette tradition.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Musiques algériennes, #Hawzi, #Chaâbi, #Rachid Aous, #Unesco

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Publié le 11 Mars 2019

Le patrimoine est l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que nous transmettons aux générations à venir.

La pollution par les plastiques a atteint un niveau record. Avec une production mondiale de plastique d’environ 300 millions de tonnes par an - et environ 9,1 milliards de tonnes produites à ce jour - 8 millions de tonnes sont déversées dans les océans chaque année. En raison de la nature de notre société, la moitié du plastique que nous utilisons est éliminé après avoir été utilisé une seule fois. Un sac en plastique, par exemple, a une durée de vie moyenne de 15 minutes mais peut rester dans l'océan jusqu'à 20 ans. D'autres plastiques ont besoin de centaines d'années pour se décomposer complètement.

À l'UNESCO, nous prenons cette question très au sérieux. Grâce à son réseau mondial de réserves de biosphère et à ses capacités en matière de sciences de la nature, d'éducation et de mobilisation de la jeunesse, l'UNESCO est en mesure de jouer un rôle substantiel dans la résolution du problème. L’Organisation a un mandat clair, en particulier dans le domaine des sciences de la nature et de l’éducation, dans la perspective de la Décennie de l’éducation pour le développement durable.

Il n’existe pas de «solution facile» pour améliorer la situation, sinon le problème aurait déjà été résolu. Les campagnes de nettoyage des écoles ne suffisent pas. Nous devons mobiliser les jeunes, sensibiliser l'opinion, renforcer l'éducation environnementale et passer à l'action. Nous devons impliquer les gouvernements pour adapter les politiques et les pratiques, et le secteur privé pour soutenir les actions entreprises par les professionnels pour nettoyer le gâchis. Dans les 152 réserves de biosphère de l'UNESCO, nous allons tester les meilleures pratiques de gestion des déchets et les changements de comportement, puis mettre en œuvre et répliquer les stratégies les plus efficaces au sein des communautés locales.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Unesco, #Environnement, #2019

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