victor jara

Publié le 20 Septembre 2021

J'veux te raconter, Kissinger, l'histoire d'un de mes amis
Son nom ne te dira rien, il était chanteur au Chili

Ça se passait dans un grand stade, on avait amené une table
Mon ami qui s'appelait Jara, fut amené tout près de là

On lui fit mettre la main gauche sur la table, et un officier
D'un seul coup avec une hache, les doigts de la gauche a tranchés

D'un autre coup, il sectionna, les doigts de la dextre et Jara
Tomba, tout son sang giclait, 6 000 prisonniers criaient

L'officier déposa la hache, il s'appelait peut-être Kissinger
Il piétina Victor Jara "chante" dit-il, "tu es moins fier"

Levant les mains vides des doigts, qui pinçaient hier la guitare
Jara se releva doucement "faisons plaisir au commandant"

Il entonna l'hymne de l'U-, de l'Unité Populaire
Repris par les 6 000 voix des prisonniers de cet enfer

Une rafale de mitraillette abattit alors mon ami
Celui qui a pointé son arme s'appelait peut-être Kissinger

Cette histoire que j'ai racontée, Kissinger, ne se passait pas
En 42 mais hier, en septembre 73

Lettre à Kissinger · Julos Beaucarne

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Publié dans #Julos Beaucarne, #1973, #Chili, #Víctor Jara, #Néolibéralisme, #Edwin Dimter Bianchi, #Henry Kissinger

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Publié le 8 Décembre 2020

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Publié dans #Preguntitas Sobre Dios, #Victor Jara, #Atahualpa Yupanqui, #1972

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Publié le 28 Avril 2017

Ábreme la puerta, blanca;
ábreme la puerta, niña.

Anónimo. Romance del enamorado y la muerte

Un sueño soñaba anoche,
soñito del alma mía,
soñaba con mis amores,
que en mis brazos los tenía.
Vi entrar señora muy blanca,
muy más que la nieve fría.
"¿Por dónde has entrado, amor?
¿Cómo has entrado, mi vida?
Las puertas están cerradas,
ventanas y celosías".
"No soy el amor, amante;
soy la muerte, Dios me envía".
"Ay, Muerte tan rigurosa,
déjame vivir un día".
"Un día no puede ser:
una hora tienes de vida".
Muy deprisa se cansaba,
más deprisa se vestía.
Ya se va para la calle
en donde su amor vivía.
"Ábreme la puerta, blanca,
ábreme la puerta, niña
".
"¿Cómo te podré yo abrir
si la ocasión no es venida?
Mi padre no fue a palacio,
mi madre no está dormida".
"Si no me abres esta noche,
ya no me abrirás, querida.
La Muerte me anda buscando,
junto a ti vida sería".
"Vete bajo mi ventana
donde labraba y cosía.
Te echaré cordón de seda
para que subas arriba,
y si el hilo no alcanzare
mis trenzas añadiría".
Se rompió el cordón de seda,
la Muerte que ahí venía:
"Vamos, el enamorado,
que la hora ya es cumplida".

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Rédigé par Last Night in Orient

Publié dans #Victor Jara, #Carnaval, #Chili, #Anaphore

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