urbanisme

Publié le 15 Août 2026

L'application de ces stratégies à des contextes urbains denses et contrastés, comme ceux de Bruxelles et de Molenbeek, démontre toute la complexité de révéler le potentiel d'un territoire tout en naviguant entre enjeux de renouvellement urbain et de cohésion sociale.

Mario Scolas

Révéler le potentiel et l’attractivité d’une ville ne relève pas du hasard : c’est le fruit d’une vision stratégique globale qui allie marketing territorial, dynamisme économique, valorisation du patrimoine et amélioration continue du cadre de vie. Alors que les territoires se livrent une concurrence accrue pour séduire habitants, entreprises et visiteurs, réinventer la ville de demain exige de savoir sublimer ses racines tout en embrassant la modernité.

Révéler le potentiel et l’attractivité d’une ville ne relève pas du hasard : c’est le fruit d’une vision stratégique globale qui allie marketing territorial, dynamisme économique, valorisation du patrimoine et amélioration continue du cadre de vie. Alors que les territoires se livrent une concurrence accrue pour séduire habitants, entreprises et visiteurs, réinventer la ville de demain exige de savoir sublimer ses racines tout en embrassant la modernité.

Révéler le potentiel et l’attractivité d’une ville ne relève pas du hasard : c’est le fruit d’une vision stratégique globale qui allie marketing territorial, dynamisme économique, valorisation du patrimoine et amélioration continue du cadre de vie. Pour qu’une commune se démarque, elle doit apprendre à se réinventer tout en capitalisant sur ses racines.

​Redéfinir l'identité et miser sur le marketing territorial

​La première étape de cette métamorphose réside dans la construction d'une identité forte et singulière. Chaque ville possède une histoire, un esprit ou un art de vivre qui lui est propre et qu'il s'agit de sublimer à travers une stratégie de marque de territoire claire. Le storytelling joue ici un rôle primordial : par le biais de campagnes visuelles percutantes sur les réseaux sociaux ou de supports de communication soignés, la commune doit réussir à séduire bien au-delà de ses frontières géographiques. Cette attractivité visuelle et narrative doit se prolonger sur le terrain, de la modernisation des entrées de ville jusqu'à la mise en place de parcours de découverte innovants, guidant le visiteur et l'habitant avec fluidité.

​Stimuler l'économie locale et attirer les talents

​Une ville attractive est avant tout une ville qui vit et qui offre des perspectives d'avenir. Pour dynamiser le tissu local, il est indispensable de soutenir les commerces de proximité, de favoriser l'installation d'artisans et de multiplier les initiatives originales comme les boutiques éphémères. Parallèlement, l'essor du télétravail et la quête d'un meilleur équilibre de vie par les citadins offrent une opportunité en or : en développant des espaces de coworking, des pépinières d'entreprises et en valorisant l'écosystème local, la commune devient une terre d'accueil privilégiée pour les entrepreneurs et les jeunes actifs. Enfin, l'encouragement des circuits courts et des initiatives écoresponsables ancre la ville dans les aspirations contemporaines de durabilité.

​Repenser l'urbanisme pour un cadre de vie d'exception

​Le charme d'une ville se mesure aussi à la qualité de son espace public. La végétalisation et la piétonnisation s'imposent aujourd'hui comme des leviers incontournables pour créer des îlots de fraîcheur, encourager les mobilités douces et rendre l'espace urbain plus respirant et convivial. Cette démarche s'accompagne nécessairement d'une politique ambitieuse de réhabilitation du patrimoine bâti, qu'il s'agisse de restaurer des monuments historiques ou de donner une seconde vie à des friches industrielles. Parce que l'attractivité repose sur la confiance, veiller à la propreté, à l'éclairage et à la sécurité de l'espace public demeure une condition sine qua non pour fidéliser les habitants et rassurer les investisseurs.

​Animer le territoire au rythme des saisons

​Une ville attractive ne s'endort jamais. Pour stimuler la vitalité locale, une programmation culturelle riche et diversifiée est essentielle, qu'il s'agisse de festivals, de spectacles de rue, d'expositions artistiques ou de marchés thématiques. Toutefois, cette animation ne peut se faire sans la complicité des habitants : impliquer la population à travers des budgets participatifs, des conseils de quartier ou des projets associatifs renforce considérablement le sentiment d'appartenance et la fierté locale. En combinant un tourisme de loisirs attractif, un tourisme vert et l'accueil d'événements professionnels, la ville s'affirme comme un pôle vivant, chaleureux et résolument tourné vers l'avenir.

Renaissance Urbaine : Comment révéler le potentiel et l'attractivité de votre ville

Appliquer ces principes à une réalité comme celle de Bruxelles et de ses communes, en particulier Molenbeek, illustre concrètement comment un territoire se transforme, relève ses défis d'attractivité et gère ses paradoxes urbains.

​1. Le renouveau du Canal : Entre marketing territorial et pression immobilière

​À Bruxelles, et tout particulièrement le long du canal traversant Molenbeek, la stratégie de transformation urbaine s’est appuyée sur un véritable storytelling paysager. Le « Plan Canal » a repositionné ces anciennes friches industrielles en espaces à fort potentiel récréatif et résidentiel.

  • ​Le défi : Vendre une « plus-value » esthétique et moderne attire les promoteurs, mais crée une tension directe avec les réalités locales (risques de gentrification agressive, flambée des prix et sur-densification d'une population déjà précaire).
  • ​La réponse d'attractivité : Réussir l’équilibre implique de concilier cette attractivité architecturale avec le maintien du tissu social, par exemple en préservant des espaces productifs et des logements accessibles.
​2. La culture et la co-création comme moteurs d'image (L'exemple de Molenbeek)

​L'attractivité d’un territoire ne passe plus seulement par de grands projets de béton, mais par l'énergie de ses habitants et sa vie culturelle. La démarche de candidature collective comme Molenbeek for Brussels 2030 a mis en lumière une autre facette de la commune : celle de la solidarité, de la créativité et de la diversité européenne.

  • ​Le levier : Même sans remporter le titre final, ce type de dynamique insuffle un vent durable d'attractivité. Il démontre que l'implication des acteurs locaux, des artistes, des travailleurs sociaux et des commerçants est un formidable outil de marketing territorial participatif.
​3. Redynamiser l'économie de proximité et les espaces mixtes

​À l'échelle de la Région bruxelloise, l'attractivité économique s'appuie sur des structures d’accompagnement ciblées (comme hub.brussels ou citydev.brussels) pour réinventer les quartiers commerçants.

  • ​L'introduction des Zones d'Entreprises en Milieu Urbain (ZEMU) illustre la volonté de mélanger les fonctions (logements et activités productives) pour éviter les quartiers-dortoirs et stimuler l'économie circulaire locale.
  • ​Dans des communes denses, l'enjeu est d'aider les commerces de quartier à se digitaliser, à verdir leurs pratiques et à maintenir un espace public propre et accueillant malgré les flux touristiques et les chantiers.

Bibliographie sélective et exhaustive sur l'attractivité et le marketing urbain

​Ouvrages de référence sur le Marketing Territorial et le Branding
  • ​Chamard, C. (2014). Le marketing territorial : comment développer l'attractivité et l'hospitalité des territoires ? De Boeck Supérieur.
  • ​Gollain, V. (2017). Réussir sa démarche de marketing territorial : Méthode, techniques et bonnes pratiques. Territorial Éditions.
  • ​Kavaratzis, M. (2004). From city marketing to city branding: Towards a theoretical framework for developing city brands. Place Branding, 1(1), 58–73.
  • ​Meyronin, B. (2012). Le marketing territorial : Enjeux pour le développement, l'attractivité et le rayonnement des territoires. Vuibert.
  • ​Noisette, P., & Vallérugo, F. (1996 / 2018). Le marketing des villes : Un défi pour le développement stratégique. Éditions d'Organisation / Les Éditions de l'Aube.
  • ​Thébault, M. (2025). Repenser l'attractivité des territoires : Vers un marketing territorial plus sensible. Territorial Éditions.
​Urbanisme, Attractivité et Cadre de vie
  • ​Cusin, F., & Damon, J. (2010). Les villes face aux défis de l'attractivité : Classements, enjeux et stratégies urbaines. Futuribles, (367), 25–45.
  • ​Florida, R. (2002). The Rise of the Creative Class, and How It Is Transforming Leisure, Community and Everyday Life. Basic Books.
  • ​Gollain, V., Aldhuy, J., & Nadou, F. (2021). L'aménagement économique des territoires. CNER Éditions.
​Articles et Revues Académiques
  • ​Houllier-Guibert, C.-É. (2019). L'attractivité comme objectif stratégique des collectivités territoriales. Revue d'Économie Régionale & Urbaine, (1), 153–175.
  • ​Pecqueur, B. (2003). La construction d'une offre territoriale attractive et durable. Recherches sociographiques / Presses de l'Université du Québec, 35–50.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Molenbeek, #Urbanisme

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Publié le 11 Janvier 2021

C'était un immeuble de luxe dans la colonie Roma de Mexico, aujourd'hui il semble hanté. Cet immeuble était proposé comme une copropriété «de luxe» qui aurait tous les services de base, en plus d'occuper une place privilégiée dans la vie quotidienne de la capitale mexicaine. Sa façade effondrée continue de susciter la curiosité de tous les passants dans l'îlot où elle se trouve.

Insurgentes 300, également connu sous son nom officiel d'origine, Condominio Insurgentes, ou sous le nom d'Edificio de la Canada, est un immeuble commercial et résidentiel de 17 étages, maintenant partiellement habité et en mauvais état sur l'Avenida de los Insurgentes 300, Colonia Roma, Mexico. Cette construction comprend le bloc formé par les rues de Querétaro, Zacatecas, Medellín et Insurgentes Sur.

L'architecte de ce géant de béton était Mario Pani, qui a promu le fonctionnalisme et le style international dans ses œuvres, ainsi que les idées de Le Corbusier au Mexique. Son héritage comprend 136 projets dans lesquels il s'est attaqué à tous les types.

La colonia est d'abord un quartier habité par les classes supérieures, sous le Porfiriat, au début du XXe siècle. Dans les années 1940, il se transforme peu à peu en quartier des classes moyennes, ce qui s'accentue après le tremblement de terre de Mexico en 1985. Depuis les années 2000, la zone connaît une gentrification croissante

Aujourd'hui, le bâtiment est une sorte de ruine semi-fonctionnelle: les ascenseurs ont cessé de fonctionner.

 

Cet immeuble reçoit ses premiers habitants en 1958, il est l'un des premiers immeubles mixte en copropriété de grande hauteur au Mexique, avec une banque et un héliport. Le rez-de-chaussée a toujours été destiné à un usage commercial et continue de l'être encore aujourd'hui. Il y avait des bureaux de grands avocats et le logement de plusieurs acteurs mexicains comme Mauricio Garcés. L'immeuble portait autrefois d'immenses lettres de «CANADA», l'une des publicités les plus spectaculaires de la ville de Mexico. Le plus impressionnant à propos du bâtiment est la vue depuis sa terrasse sur le toit. Vous pouvez presque tout voir, de la tour latino-américaine, du château de Chapultepec, de La Feria, de la cime des arbres de divers parcs, de l'Avenida de los Insurgentes et aussi de la couche de pollution. 

Le tremblement de terre de Mexico de 1985 a largement endommagé la colonia Roma, en particulier les immeubles commerciaux et d'appartements plus récents. Depuis lors, des efforts ont été déployés pour conserver le patrimoine architectural du quartier et restaurer son ancien prestige, avec un certain succès.

En 1995, l'ancien procureur général et magistrat du district fédéral Abraham Antonio Polo Uscanga a été assassiné dans son bureau au neuvième étage du condominium Insurgentes. Les versions suggèrent que le magistrat était sur le point de révéler ou détenait des informations importantes sur un réseau de corruption entre le gouvernement mexicain et la compagnie de transport Ruta 100.

En 2006, le plasticien Ramiro Chávez a profité du démontage des énormes lettres de «CANADA» et il a monté une exposition avec eux au Musée Carrillo Gil.

Après le tremblement de terre de 2012, les habitants du bâtiment sont expulsés et est fermé par la protection civile du district fédéral mexicain a ordonné l'évacuation complète du bâtiment.

Depuis octobre 2013, des travaux de rénovation et de renforcement sont en cours mais on ignore s'ils sont suffisants pour permettre la réouverture du bâtiment.

 

La construction a commencé en 1956 et en mai 1958, elle a été ouverte au public.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Insurgentes 300, #Urbex, #Mexico, #Mario Pani, #architecture, #Mexique, #Colonia Roma, #1958, #Mauricio Garcés, #Urbanisme

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