chocolat

Publié le 27 Décembre 2020

Le chocolat. Une fierté belge au goût amer.

Le chocolat belge est apprécié de tous, mais sa production a un côté sombre: le travail des esclaves et des enfants dans les plantations de cacao, ainsi que la destruction de la forêt tropicale. Cette matière première est produite dans des conditions plus que douteuses.

En Côte d'Ivoire, ce côté trouble de la production de cacao et de chocolat est particulièrement évident. De nombreuses personnes, y compris des enfants, viennent du Burkina Faso pour fuir la sécheresse et la famine. En Côte d'Ivoire, ils cherchent du travail, souvent seuls, sans leur famille, dans l'une des nombreuses plantations de cacao. Les conditions de travail sont rudes: machettes tranchantes, charges très lourdes, herbicides toxiques et manque de vêtements de protection.

90% de la forêt tropicale de Côte d'Ivoire a déjà été détruite. Tout cela se produit au vu des grandes sociétés internationales de cacao et de l'industrie du chocolat, telles que Nestlé, Cargill ou Ferrero. En 2001, les entreprises ont accepté de mettre fin au travail des enfants, à l'absence de salaire minimum et à la destruction de la jungle. Mais vingt ans plus tard, aucun de ces objectifs n'a été mis en œuvre. Ce rapport émouvant offre un aperçu de l'autre côté de l'industrie du chocolat et de ses produits de luxe sucrés.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Chocolat, #Cacao, #Esclavage, #Nestlé, #Cargill, #Ferrero, #Environnement, #Côte d'Ivoire, #chocolat belge

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Publié le 15 Décembre 2020

Le Codex Nuttall (également connu sous le nom de Tonindeye ou Codex Zouche-Nuttall ) est un manuscrit pictural préhispanique , appartenant à la culture mixtèque. Il n'y a pas de données sur la manière dont le codex mexicain est sorti. Il fut probablement envoyé en Espagne au XVIe siècle, peu de temps après la fin de la conquête des peuples mixtèques en 1522. Il fut identifié pour la première fois en 1854 au couvent dominicain de San Marcos à Florence.

Rois mixtèques buvant du chocolat. Le British Museum a acquis le codex en 1912 et en a obtenu la possession définitive en 1917 lorsque le dernier propriétaire de la collection est décédé. Il est enregistré sous la signature Add. MS 39671.

Rois mixtèques buvant du chocolat. Le British Museum a acquis le codex en 1912 et en a obtenu la possession définitive en 1917 lorsque le dernier propriétaire de la collection est décédé. Il est enregistré sous la signature Add. MS 39671.

Codex Nuttall, représentation de deux rois de la culture mixtèque partageant une boisson chocolatée.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Codex Nuttal, #Chocolat, #Nahuatl

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Publié le 20 Septembre 2020

Les langues autochtones d'Amérique font partie des langues les plus méconnues, que cela soit en France ou à l’international.

Glyphes mayas en stuc
Glyphes mayas en stuc

Glyphes mayas en stuc

Lorsque deux entités culturelles se trouvent en contact, se nouent des échanges d’idées, d’informations, de produits et souvent d'éléments de vocabulaire. Le rôle de l'emprunt linguistique comme processus d'enrichissement des langues demeure incontestable; il est considéré comme tel surtout lorsque ce phénomène ne touche que superficiellement les structures de la langue d'arrivée. On peut admettre que les emprunts viennent généralement combler un vide pour désigner de nouvelles réalités. Cet emprunt devient dans ce cas non seulement légitime, mais une nécessité. Les langues autochtones d'Amérique ont donné davantage de mots au français que les langues africaines, soit environ 140 termes. La plupart d'entre eux ont été effectués aux XVIe et XVIIe siècles, alors que l'Espagne formait un empire. Ces emprunts décrivent des réalités espagnoles ou des découvertes liées au Nouveau Monde. Cependant, ce n'est pas le français qui a emprunté directement la plupart de ces mots; ceux-ci sont passés par l'anglais (algonquin et inuktitut), le portugais ou l'espagnol (tupi-guarani, quechua et caraïbe) avant d'arriver au français. Pour les langues autochtones parlées en Amérique du Sud, il est normal que le français ait emprunté des mots déjà utilisés par les locuteurs espagnols et portugais, puisque la France a eu que très peu de contact avec les natifs du Sud de ce continent. 

Yucatec Maya - Dresden Codex, ca. 11–12th century, Chichen Itza

 

Plantes
acajou (1578, du tupi). Deux arbres portent ce nom, dont l'étymologie est assez confuse
ananas (1544, du tupi-guarani (a)naná, passé par le portugais) ; on remarquera que c'est le mot utilisé aussi en hindî alors que les colonisateurs anglais ont leur pineapple
avocat (1684, du nahuatl aguacatl par l’espagnol avocado)
caoutchouc (1736, quechua)
cacao (1532, du nahuatl cacahuatl par l’espagnol)
cacahuète (1801 du nahuatl tlacacahuatl par l’espagnol)
cajou (1842, du tupi cajù); dérive d’acajou autre nom de l’anacardier, arbre dont il est le fruit
catalpa (1771, d’une langue de Caroline du Sud via l’anglais)

chocolat (1598, du nahuatl xocolâtl, par l’espagnol)


coca (1568, de l’aymara par l’espagnol)
copal (1762, du nahuatl copalli par l’espagnol)
goyave (1835, de l’arawak guayaba par l’espagnol)
haricot (1628, du nahuatl ayacotl)
maïs (1568 de l’arawak mahiz, via l’espagnol)
manioc (1555, du tupi manioch)
nopal (1835, du nahuatl nopalli par l’espagnol)
palétuvier (1643, altération d'appariturier lui même altération inexpliquée du tupi aparahiwa)
papaye (1579 probablement d'une langue caribe via l’espagnol)

patate (pomme de terre) (1582, de l’arawak batata par l’espagnol, entre autres, plusieurs formes s’étant croisées). La pomme de terre est originaire de la cordillère des Andes (Pérou), dans le Sud-Ouest de l’Amérique du Sud où son utilisation remonte à environ 8 000 ans.


pécan (de l’algonquin)
peyotl (1880 du nahuatl via l’espagnol)
quinquina (1653, du quichua kinakina par l’espagnol quinaquina)
quinoa (1816, du quichua, kinoa ou kenua)
rocou (1614, du tupi, urucú)
sapote (1666, du nahuatl tzapotl via l’espagnol zapote)
séquoia (du nom du cherokee Sequoyah inventeur de l'alphabet cherokee)
simarouba, simaruba (1762, du caribe)
tabac (1694 d’un mot taino tabacu via l’espagnol tabaco)
tapioca (1651, du tupi-guarani tupy ca ou tipioca, par le portugais) ; mot identique dans plusieurs langues amérindiennes

La tomate est l'un des nombreux produits horticoles américains dont les noms ont été empruntés par les langues européennes


tonka (1816, d’une langue amérindienne )
yucca (1568, du taïno yuca par l’espagnol)
 

Animaux
agami (1664, du caribe)
alpaga (1932 probablement de l’aymara allpaca par l’espagnol alpaca/o)
ara (1558, du tupi arara ou du guarani araraca)
agouti (1578, du tupi acuti ou du guarani aguti)
cabiai (1741, du tupi capiigouare)
cacaoui, cf. Harelde kakawi (1672, de l’algonquin) qui veut dire vieille squaw ; en anglais Oldsquaw.
caïman (1588, probablement d’origine caribe par l’espagnol caymán)
caouanne (1643, probablement d'origine caribe par l’espagnol couana)
carcajou (1710, du micmac, Kwi'kwa'ju ou du montagnais karkaju])
caribou (1834, du micmac kálibu, xalibú)
coati (1558, du tupi)

cobaye (1820, probablement du tupi sabúya par le portugais cobaya)


condor (1663, du quichua kuntur par l’espagnol)
cougar (1788, du tupi susuarana par le brésilien cuguacuara(h))
guanaco(1598, du quichua huanacu par l’espagnol)
guano ( du quichua wanu par l’espagnol)
iguane (1658, de l’arawak ou du taino)
jabiru (1754 du tupi-guarani)
jacamar (1760 probablement du tupi-guarani)
jaguar (1761, du tupi jaguara ou januare)
kamichi (1835, du caribe kamityi)
kinkajou (1776], peut être issu du croisement du montagnais karka[ju] et de l’algonquin (langue) gwing-[waage]

lama (1637, du quichua par l’espagnol llama)


lamantin (1640, peut être ajout de l'article féminin la au mot galibi manati)
margay (1765, du tupi-guarani maracaja ou mbaragaya)
nandou (1817, du tupi-guarani par l’espagnol)
ocelot (1640, du nahuatl ocêlôtl, qui désigne proprement le jaguar et non l'ocelot, passé par l’espagnol)
opossum (du powhatan aposoum, opassom (aˑpassem), du proto-
paca (1622, du tupi pak)
pécari (1698, du caribe begare)
puma (1633, du quichua puma, par l’espagnol).
sapajou,sajou (1654, du tupi)
sarigue (1763, du tupi sarigué par le portugais sarigue(i)a)
sconse (1904, de l’algonquin shi-gaw par l'anglais skunks )
tamandua (1640, du tupi par le portugais)
tamanoir (1756, du caribe tamanoa)
tamarin (1664, probablement du tupi)
tapir (1741, du tupi tapira)
tatou (1553, du tupi tat)
toucan (1557, du tupi tucano)
vigogne (1640, du quichua vikuña par l’espagnol vicuña)
wapiti (1860, de l’algonquin par l'anglais).

Divers
anorak (1906, emprunté à l'inuktitut)
barbecue (1723, de l’arawak, par l'anglais, lui-même le tenant de l’espagnol ou directement par l’espagnol, deux formes s'étant croisées)
boucan, boucaner, boucanier (1578, du tupi mokaém); Le sens « bruit, débauche » vient de bouc.
cacique (1545, de l’arawak par l’espagnol et l'italien)
cannibale (1515, de l’arawak caniba par l’italien et le latin moderne, le tenant de l’espagnol)

canoë, canot (1888 du taino par l’espagnol canoa)


carbet (1614, du tupi que les colons français ont apporté aux indiens caraïbes des Petites Antilles)
curare (1758, du caribe urari par l’espagnol)
gaucho (1826, du quechua par l’espagnol d’Argentine)
guacamole de l’espagnol guacamole, dérivé du nahuatl āhuacamolli (« sauce à l’avocat »).
guano (1598, de l’aymara et du quichua wanu via l’espagnol)
hamac (1659, du taino de Haïti par l’espagnol hamaca' et l'italien)
igloo (1927, transcription anglaise d'un mot inuktitut)
kayak (1851, emprunté à l’inuktitut)
manitou (1627, de l’algonquin)
mescaline (1934 dérivation en -ine de l’espagnol mescal emprunté au nahuatl mexcalli)
mocassin (mot algonquin mekezen)
ouragan (1640, du taino hurakán par l’espagnol huracán); Le mot anglais hurricane est de la même origine.
pampa (1716 de l’aymara et du quichua via l’espagnol)
papoose, petit enfant  (de l’algonquin papoos)
parka (1761 de l’inuit repris en 1932 par l’Anglais américain)
pemmican (1836, de l’algonquin ( du cree pimü ?) par l'anglais )
pirogue (1638 du caribe piraugue par l’espagnol piragua)
poncho (1716 par l’espagnol qui l'a emprunté une langue non identifiée)
pow-wow (probablement du nagarransett powwaw désignant le chaman)
sachem (1784, mot algonquin)
savane (1529, du taino de Haïti par l’espagnol çabana)
squaw (1688, de l’algonquin par l’anglais d’Amérique)
tipi (1928, de la langue dakota par l’anglais d’Amérique tepee)
toboggan (1890, emprunté à l’algonquin du Canada par l’anglais d’Amérique)
tomahawk ((1707) tomahauk. Du powhatan [2] tamahaac « hache de guerre », via l’anglais. Du proto-algonquin *temaHikani, composé de *temaH- « couper » et du suffixe *-kani « instrument pour », soit «instrument pour couper ».
totem (1833) probablement de l’algonquin par l’anglais d’Amérique)
wigwam (1688, de l’algonquin wikiwam par l’anglais d’Amérique)

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