Publié le 19 Septembre 2026

La pauvreté infantile et juvénile en Belgique
La pauvreté infantile et juvénile en Belgique : analyse multidimensionnelle, dilemmes distributifs, arbitrages politiques et réalité vécue

En Belgique, un enfant sur sept vit dans une famille exposée à un risque de pauvreté, un enfant sur cinq à Bruxelles.

Ces chiffres, qui interpellent dès qu'on s'y attarde, m'ont poussé à creuser le sujet. Sur mon blog, j'ai voulu aller au-delà du simple constat statistique pour analyser en profondeur cette réalité alarmante, en examinant ses dimensions cachées, les choix politiques qui la régissent en cette année 2026, et surtout la détresse humaine qui se cache derrière les lignes de budget.

​Par Mario Scolas pour Last Night in Orient

​1. Vérification empirique et ancrage territorial de la précarité

​La proposition selon laquelle « en Belgique, un enfant sur sept vit dans une famille exposée à un risque de pauvreté, et un enfant sur cinq à Bruxelles » repose sur des bases empiriques solides, corroborées par les données statistiques récentes (notamment l’enquête EU-SILC de Statbel et les rapports d’organismes de veille sociale).

​Sur le plan national, le risque de pauvreté monétaire chez les mineurs et les jeunes adultes demeure structurellement élevé. À cette précarité financière s’ajoutent des indicateurs de privation matérielle et sociale qui se traduisent par des restrictions concrètes au quotidien. Des disparités territoriales marquées traversent par ailleurs le pays : si la Flandre affiche des taux de précarité plus modérés, la Wallonie et la Région de Bruxelles-Capitale concentrent les niveaux de vulnérabilité les plus aigus. À Bruxelles, les indicateurs de risque de pauvreté et d’exclusion sociale dépassent fréquemment le seuil d’un enfant sur cinq, confirmant l’acuité particulière du phénomène en milieu urbain dense.

​2. Une problématique multidimensionnelle et systémique : l'impact global sur les parcours d'études

​L’analyse de la précarité ne saurait se limiter à une approche purement monétaire ou se restreindre aux seuls jeunes enfants. Elle s’inscrit dans une trajectoire générationnelle continue qui fragilise l'ensemble des parcours d'apprentissage, qu'il s'agisse de l'enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Cette dynamique systémique se structure autour de plusieurs dimensions interconnectées :

  • La dimension résidentielle et matérielle : La tension chronique du marché locatif urbain expose les familles, mais aussi les étudiants et jeunes actifs, à l’insalubrité, à la suroccupation et à des charges financières disproportionnées. À cette précarité du logis s’ajoute la fracture numérique, devenue une barrière invisible mais redoutable : l'absence d'équipements informatiques performants ou d'une connexion internet stable pénalise lourdement les élèves, les adolescents et les étudiants dans leur scolarité, tout en complexifiant l'accès des parents aux démarches administratives en ligne (favorisant ainsi le non-recours aux droits).
  • L’impact direct sur les parcours scolaires et académiques :
    • Dans l'enseignement primaire et secondaire, les coûts indirects de la scolarité (achats de matériel, frais d'excursions, de photocopies ou de repas chauds) pèsent lourdement sur les budgets des ménages. Cette réalité accentue le décrochage larvé, la peur du regard des autres lors des activités payantes et prive les enfants d'un cadre d'étude serein à domicile.
    • Dans l'enseignement supérieur (hautes écoles et universités), la précarité prend une forme nouvelle mais tout aussi destructrice. L’envolée des prix des kots (logements étudiants), du coût des syllabus, des frais d'inscription et des transports met en péril l'accès et le maintien dans les études. Nombreux sont les jeunes qui doivent cumuler des jobs étudiants intensifs au détriment direct de leur réussite académique, ou qui renoncent par crainte de l'endettement.
  • La dimension sanitaire : Les restrictions budgétaires des ménages et des étudiants en autonomie précaire se répercutent directement sur la santé, affectant l'accès aux soins préventifs, au soutien psychologique et à une alimentation saine et régulière.
  • La dimension intersectionnelle et genrée (la monoparentalité) : La pauvreté est profondément sexuée. Elle touche massivement les familles monoparentales, dirigées pour l'écrasante majorité par des mères seules. Les inégalités salariales structurelles, le temps partiel contraint et les difficultés de recouvrement des pensions alimentaires placent ces foyers en première ligne, exposant directement les enfants et les jeunes à des ruptures de parcours de vie.

​3. Le dilemme des politiques publiques : universalisme versus ciblage

​Face à ces défis multidimensionnels, la conception des transferts sociaux oscille traditionnellement entre deux modèles de justice distributive :

  • Le modèle universel, qui garantit des aides inconditionnelles à l’ensemble des ménages et des étudiants (allocations familiales, bourses d'études élargies), protège la cohésion sociale et éradique le phénomène du non-recours aux droits, mais se heurte à des contraintes budgétaires strictes.
  • Le modèle ciblé, qui concentre les ressources sur les publics les plus vulnérables, maximise l’efficacité allocative à budget constant, mais comporte des risques d’effets de seuil (les « pièges à pauvreté ») et de stigmatisation.
  • L’universalisme proportionné, souvent prôné par les experts en politiques publiques, cherche à articuler un socle universel de base et des compléments modulés selon les revenus, offrant ainsi une alternative plus équilibrée.

​4. L’inflexion politique en 2026 : les arbitrages de la coalition « Arizona », le rôle des CPAS et la fracture sémantique

​En cette année 2026, l’examen de cette architecture redistributive s’inscrit pleinement dans le contexte des choix budgétaires et socio-économiques du gouvernement fédéral dit « Arizona ». Alors que les mesures d’envergure de cette coalition se déploient, la trajectoire politique choisie suscite de vifs débats et des alertes répétées de la part des réseaux de lutte contre la pauvreté et du secteur associatif :

  • La primauté de l’activation par l’emploi : La stratégie gouvernementale mise fortement sur l’incitation et l’obligation de retour à l’emploi, combinée à des restrictions progressives de certaines allocations. Les critiques soulignent toutefois qu’en 2026, cette approche pénalise sévèrement les personnes éloignées du marché du travail, les jeunes diplômés ou sortant du système scolaire, les travailleurs à temps partiel et les familles monoparentales.
  • Le durcissement des conditions d’accès et la saturation des CPAS : Les réformes touchant les statuts de cohabitation ou les critères d’octroi des minima sociaux continuent d’être analysées par les travailleurs sociaux comme des facteurs de risque accrus de basculement dans la précarité. En bout de course, les Centres Publics d'Action Sociale (CPAS) font face à une saturation chronique de leurs files d'attente — englobant désormais une proportion croissante d'étudiants en détresse —, peinant à absorber l'urgence sociale.
  • La posture sémantique et le ton des formations libérales : Les prises de position de certains représentants politiques, notamment issus du Mouvement Réformateur (MR), sont fréquemment épinglées par les acteurs sociaux pour leur ton perçu comme péremptoire ou empreint d’une forme de condescendance. L’insistance récurrente sur le mérite individuel, la lutte contre la prétendue « paresse » ou la focalisation sur la fraude sociale tendent, selon les critiques, à culpabiliser les ménages précaires et les jeunes, tout en niant les déterminants structurels de la pauvreté.
  • La tension entre rigueur budgétaire et investissement social : Soumis à des impératifs stricts d’assainissement des finances publiques et de respect des trajectoires budgétaires européennes, les arbitrages de l’Arizona restreignent les marges de manœuvre nécessaires pour financer des politiques structurelles d’envergure en faveur de la jeunesse et de l'enseignement, en dépit des engagements européens liés à la Garantie européenne pour l'enfance.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Pauvreté, #Belgique, #Actualités, #2006

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Publié le 19 Septembre 2026

​Le bullerengue : traditions, rythmes et héritage afro-colombien

​Le bullerengue s'affirme comme un genre musical et chorégraphique majeur de la côte caribéenne de la Colombie, profondément enraciné dans l'histoire des communautés issues du marronnage et des anciens palenques. Porté par une forte composante scénographique et traditionnelle, il s'inscrit au cœur de l'identité culturelle des descendants de populations africaines, trouvant dans les espaces communautaires et les festivals des vecteurs essentiels de préservation.

​Fondements et dynamiques de transmission

​Les institutions communautaires, à l'instar des casas de la cultura situées notamment dans les régions d'Urabá et de Montes de María, jouent un rôle déterminant dans la sauvegarde de ce patrimoine. Elles offrent des lieux dédiés à la répétition, à l'enseignement et à la représentation, permettant d'intégrer durablement le genre au tissu social local.

​Soutenues par des municipalités et diverses organisations, ces structures s'appuient sur des événements d'envergure — tels que le Festival Nacional del Bullerengue de Puerto Escondido (fondé en 1988), les rassemblements de Necoclí et de Marialabaja, ou encore le Festival de Bunde et de Bullerengue à Darién (Panama). Lors de ces manifestations, des artistes aguerris et des figures emblématiques transmettent les savoir-faire rythmiques, vocaux et dansés aux jeunes générations, luttant activement contre l'érosion culturelle par le biais d'une éducation ethnique structurée.

​Les voix, les artistes et l'inclusivité LGBTQI+

​La pérennité de cette tradition repose sur ses interprètes, qu'il s'agisse des cantadoras ou des cantaores (chanteurs et chanteuses) et des maîtres tambours qui incarnent la mémoire vivante de la communauté. Si le genre a longtemps été associé de manière prépondérante aux matriarches — à l'instar de figures historiques telles que Petrona Martínez ou Eulalia González Bello —, les recherches ethnomusicologiques et les scènes contemporaines mettent également en lumière des voix masculines essentielles. Des artistes et interprètes d'exception tels que Mathieu Ruz Lubo, aux côtés de percussionnistes et compositeurs dévoués comme Eulalio Meléndez et Calixto Salgado, perpétuent cet art vocal en solo et en chœur. Historiquement ancré dans des pratiques partagées entre les hommes (pêcheurs ou travailleurs des champs) et les femmes, le répertoire intègre pleinement ces voix et ces frappes d'hommes qui enrichissent le dialogue polyphonique.

​Au-delà de son héritage ancestral, le bullerengue s'inscrit également dans les dynamiques contemporaines d'inclusivité et de reconnaissance des identités LGBTQI+. Dans ces espaces de transmission et de fête, la danse et la musique offrent une tribune où les codes genrés traditionnels se trouvent réinterprétés. En s'appropriant ces expressions artistiques, les membres des communautés LGBTQI+ afro-descendantes font des festivals non seulement des lieux de sauvegarde mémorielle, mais aussi de véritables espaces de résistance intersectionnelle, où l'art populaire devient un vecteur d'émancipation et de visibilité.

​Variantes et structures musicales

​Le répertoire du bullerengue se distingue par la diversité de ses expressions formelles, traditionnellement classées selon leurs cadences et leurs ambiances :

  1. Le bullerengue sentao (ou asentao) : caractérisé par un tempo modéré (généralement compris entre 70 et 100 pulsations par minute), il privilégie une atmosphère introspective ou mélancolique, portée par le dialogue organique du tambour alegre.
  2. La chalupa : d'un mouvement plus vif (entre 112 et 132 pulsations par minute), elle insuffle un registre résolument festif, enjoué et dynamique.
  3. Le fandango de lengua : représentant l'expression la plus rapide et exubérante du répertoire (mesure composée à 6/8, entre 120 et 160 pulsations par minute), il met en exergue l'agilité discursive des interprètes et l'énergie collective de la danse.

​En conjuguant la ferveur des rassemblements festifs, la mémoire des grands interprètes, l'ouverture aux minorités de genre et la rigueur de la transmission orale, le bullerengue demeure un témoignage vivant de la résilience afro-descendante.

​Références bibliographiques (Norme ISO 690)

​Pour illustrer l'interprétation vocale au sein de cette tradition, vous pouvez écouter ce portrait de Mathieu Ruz Lubo.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Bullerengue, #Musique colombienne

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Publié le 19 Septembre 2026

La théorie de la banane : quand le populisme de Trump prend les électeurs pour des poires

Par Mario Scolas, Last Night in Orient — 19 septembre 2026

​Parfois, l’économie mondiale a besoin de visionnaires. Des charlatans capables de pulvériser des siècles de théories complexes d'un simple revers de main, juste pour flatter le dernier rang d'un meeting surchauffé. Prenez Donald Trump. Pourquoi s'embêter avec des notions aussi ennuyeuses que le coût d'opportunité, la chaîne d'approvisionnement ou l'utilité marginale quand on peut résumer le commerce international à une fable de cours préparatoire ?

​Sa sortie sur les bras de fer commerciaux résume à elle seule le personnage :

« Si nous achetons 2 milliards de dollars de bananes au Brésil, en réalité nous perdons 2 milliards de dollars. Donc si nous arrêtons de manger des bananes, nous économiserions 2 milliards de dollars. »

 

​Brillant, n'est-ce pas ? À ce rythme-là, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Si les États-Unis arrêtent de se nourrir, de se vêtir, de se loger et de respirer, la prospérité sera totale et le PIB atteindra des sommets de néant. Heureusement que le ridicule ne tue pas, car l'économie américaine y aurait déjà laissé sa peau. Mais derrière cette blague de potache se cache un poison bien plus grave : le cynisme politique d'un populisme qui prend les citoyens pour des imbéciles.

​Une escroquerie intellectuelle : quand dépenser devient un « vol »

​Pour comprendre l'ampleur du scandale, il faut disséquer ce raisonnement de foire. Selon l'ancien président, envoyer de l'argent à l'étranger pour acheter des marchandises revient à jeter cet argent par les fenêtres.

​C’est un mensonge éhonté : un échange commercial n’est pas un vol, c'est une transaction volontaire à double sens.

Lorsque les États-Unis achètent pour 2 milliards de dollars de bananes au Brésil, l'argent ne s'évapore pas dans un trou noir. En échange, des tonnes de fruits nourrissent les familles, remplissent les étals des supermarchés et font tourner toute une chaîne logistique qui crée des emplois.

​Affirmer qu'on « perd » 2 milliards de dollars, c'est soutenir que lorsque vous achetez votre pain à la boulangerie, vous jetez votre argent par la fenêtre — en oubliant commodément que vous repartez avec de quoi vous nourrir. Trump ne fait pas de l'économie : il pratique l'art du bouc émissaire à bas coût.

​Pourquoi la foule applaudit-elle au désastre ?

​Le plus effrayant n'est pas la stupidité de la phrase, c'est de voir des foules entières l'acclamer. Pourquoi un tel naufrage intellectuel fait-il mouche ?

  1. La démagogie de la simplification : Face à un monde globalisé complexe et anxiogène, le populiste vend du prêt-à-penser. En ramenant le commerce d'une superpuissance à la gestion d'une épicerie de quartier, il flatte l'auditeur en lui donnant l'illusion illusoire de tout comprendre.
  2. Le nationalisme de pacotille : L'argent qui part à l'étranger est systématiquement dépeint comme volé à la nation. On désigne un coupable extérieur, on agite le drapeau, et on soude une tribu derrière un chef prétendument fort.
  3. Le mépris des faits et des experts : En piétinant le travail des économistes qualifiés de « hors-sol », l'orateur envoie un signal toxique : « Je dis tout haut ce que les élites vous cachent ». On n'applaudit pas la pertinence d'une mesure (qui est économiquement suicidaire), mais l'audace du mensonge.
​Une obsession de longue date : du Brésil aux guerres douanières

​Cette sortie fruitière n’est pas un simple dérapage : c'est la marque de fabrique d'un homme politique enfermé dans ses obsessions depuis des décennies.

  • ​Dès la fin des années 1980, face au Japon, il thématisait déjà sa haine viscérale du déficit commercial.
  • ​Durant son premier mandat (2017-2021), il a traduit cette lubie en actes en déclenchant des guerres douanières absurdes qui ont lourdement pesé sur le pouvoir d'achat des classes populaires.
  • ​Plus récemment, sa rhétorique n’a pas varié d'un iota : il continue de promettre monts et merveilles en faisant croire qu'en s'isolant du reste du monde, le pays va magiquement « s'enrichir ».
​La réalité du protectionnisme : l'appauvrissement programmé

​Si l'on appliquait la logique du « zéro banane » à l'échelle de toute l'économie, le réveil serait brutal pour les ménages :

  • L'explosion du coût de la vie : Interdire ou taxer massivement ce qu'on ne produit pas sur son sol ne crée pas de richesse ; cela prive les citoyens de biens indispensables et fait flamber les prix.
  • Le retour de bâton des flux monétaires : Les dollars versés au Brésil ne disparaissent pas de la surface de la terre. Ils reviennent aux États-Unis sous forme d'investissements et d'achats de technologies ou de services américains. S'isoler, c'est scier la branche sur laquelle l'économie prospère.
​Conclusion : Refuser la politique du mensonge

​Prétendre qu'un pays s'enrichit en s'interdisant de consommer, c'est confondre une grande puissance avec un État en faillite autoproclamée.

​À force de faire croire aux électeurs que chaque importation est un hold-up, le protectionnisme de Trump propose un remède pire que le mal : détruire le pouvoir d'achat pour nourrir une mise en scène électorale. Ce type de rhétorique ne fait pas que prêter à rire sur les réseaux sociaux ; il gangrène durablement le débat public. Il est grand temps de dénoncer cette imposture avant que l'économie réelle ne finisse par payer, pour de bon, l'addition de ces délires en roue libre.

​Ces sources permettent de crédibiliser l'argumentation de fond en montrant ce que dit la recherche en économie internationale.

​Bibliographie académique (Économie internationale et barrières/normes)
  • BLIND, Knut, 2004. The Economics of Standards: Theory, Evidence, Policy. Cheltenham : Edward Elgar Publishing. (Un ouvrage incontournable en économie universitaire qui analyse le rôle des normes, des réglementations et leur impact réel sur les flux commerciaux et les marchés).
  • CLOUGHERTY, Joseph A. et GRAJEK, Michał, 2008. International standards and international trade: Empirical evidence from ISO 9000 diffusion. Journal of International Business Studies, vol. 39, n° 7, p. 1188–1203. (Une étude empirique rigoureuse qui examine comment la diffusion des normes de qualité modifie les échanges et démonte l'idée d'un commerce international vu comme un simple jeu à somme nulle).
  • SWANN, G. Peter M., 2010. The Economics of Standardization: An Overview. Manchester : Innovative Economy. (Analyse claire des effets des normes sur l'innovation, la variété des produits et l'ouverture des marchés, utile pour contrer les visions autarciques).
  • KRUGMAN, Paul R., OBSTFELD, Maurice et MELITZ, Marc J., 2018. Économie internationale. 11e éd. Montreuil : Pearson. (La référence universitaire absolue par des prix Nobel d'économie pour comprendre pourquoi les déficits commerciaux ne sont pas des « pertes d'argent » au sens comptable et pourquoi le protectionnisme appauvrit structurellement les nations).

 

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #États-Unis, #Donald Trump, #2006

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