Publié le 9 Octobre 2026

Noé Preszow: ¿Quién le teme al negro, amarillo y rojo?

​Por Mario Scolas — 9 de octubre de 2026

 

​Lanzada hoy mismo, esta canción golpea justo donde duele. Mientras los adoquines resuenan con la ira de una juventud estudiantil reprimida por una policía desatada, y el panorama político —bajo la batuta del Mouvement Réformateur— le abre de par en par las puertas a los fascismos, Noé Preszow asesta un golpe maestro y salvador. Su nuevo sencillo, Noir Jaune Rouge, pone la piel de gallina desde la primera escucha. No es un himno condescendiente: es un panfleto político, poético y visceral.

​Arrebatar la bandera a los cínicos

​El «negro, amarillo y rojo», Preszow se niega a cedérselo a los nacionalistas de pacotilla y a los aprendices de brujo de la derecha dura. Bajo su pluma, estos colores abandonan las tribunas y los estrados políticos para recuperar el asfalto: el de las aceras compartidas, el sudor de las luchas y la rabia colectiva.

​Frente al cinismo del Mouvement Réformateur, que banaliza la intolerancia, y frente a los derroteros autoritarios de un Estado que aterroriza a sus manifestantes, el artista erige un baluarte. Lo grita alto y claro: nuestra identidad no es un corsé de seguridad, es un espacio de resistencia. Cuando la policía carga contra estudiantes que solo exigen el derecho a vivir y estudiar dignamente, esta canción se convierte en el arma poética indispensable.

​Una urgencia impulsada por la escritura y el ritmo

​Musicalmente, este tema huye de la pesadez de los estribillos predecibles para abrazar una forma de urgencia orgánica. Entre la claridad de una melodía pop directa y las inflexiones nerviosas de un fraseo con acentos de recitado poético, Preszow se dirige directamente al oyente. El tema dosifica sus efectos: comienza planteando un escenario íntimo y vulnerable antes de amplificar el espacio sonoro hacia estribillos amplios y unificadores. Es esta progresión, que oscila entre la confidencia y el grito de unión, la que insufla el deseo de plantarse juntos y confiere al texto toda su fuerza de impacto.

​Por qué hay que escucharla en bucle desde hoy

​Ya basta de estribillos aseptizados y de tibieza ambiental. Noir Jaune Rouge es una advertencia frontal contra las componendas que conducen al peor de los escenarios. Es un llamamiento urgente a organizarse colectivamente contra los fascismos rampantes y los pequeños tejemanejes de cariz autoritario.

​Una cachetada militante, para escuchar a todo volumen y hacer temblar los cimientos.

​En pocas palabras: Noé Preszow

​Cantautor y músico nacido en Bruselas el 13 de septiembre de 1994, Noé Preszow se ha consolidado en pocos años como una de las voces más singulares y contundentes de la escena francófona actual. Revelado al gran público en 2020 con su emblemático tema À nous, cultiva un estilo a caballo entre un pop orgánico y la energía cruda del rock, al servicio de letras descarnadas, poéticas y profundamente arraigadas en la realidad social.

​Respaldado por un fraseo habitado y una escritura directa, se posiciona como un observador lúcido y comprometido de nuestra época, reacio a las componendas y abanderado de las aspiraciones de una generación en busca de sentido, justicia y libertades. Con su álbum Ici Noé, refrenda esta exigencia artística aunando lo íntimo y lo político.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Noé Preszow, #Belgique, #Mouvement Réformateur, #Antifascisme, #2006

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Publié le 9 Octobre 2026

Noé Preszow : Qui a peur du noir jaune rouge ?

​Par Mario Scolas — 9 octobre 2026

 

​Sortie aujourd'hui, cette chanson frappe là où ça fait mal. Alors que les pavés résonnent de la colère d'une jeunesse étudiante matraquée par une répression policière décomplexée, et que le paysage politique — sous la coupe du Mouvement Réformateur — ouvre grand la porte aux fascismes, Noé Preszow balance un uppercut salvateur. Son nouveau morceau, Noir Jaune Rouge, donne la chair de poule dès la première écoute. Ce n'est pas un hymne consensuel : c'est un brûlot politique, poétique et viscéral.

​Arracher le drapeau aux cyniques

​Le « noir, jaune, rouge », Preszow refuse de le laisser aux nationalistes de pacotille et aux apprentis sorciers de la droite dure. Sous sa plume, ces couleurs quittent les estrades politiciennes pour retrouver le bitume : celui des trottoirs partagés, de la sueur des luttes et de la rage collective.

​Face au cynisme du Mouvement Réformateur qui banalise l'intolérance et aux dérives autoritaires d'un État qui terrorise ses manifestants, l'artiste dresse un rempart. Il le crie haut et fort : notre identité n'est pas un carcan sécuritaire, c'est un espace de résistance. Quand la police charge des étudiants qui n'exigent que le droit de vivre et d'étudier dignement, cette chanson devient l'arme poétique indispensable.

​Une urgence portée par l'écriture et le rythme

​Musicalement, ce titre évite la lourdeur des rengaines démonstratives pour épouser une forme d'urgence organique. Entre la clarté d'une mélodie pop frontale et les inflexions nerveuses d'un phrasé aux accents de « parlé-chanté », Preszow s'adresse directement à l'auditeur. Le morceau ménage ses effets : il commence par poser un décor intime et vulnérable avant d'amplifier l'espace sonore vers des refrains amples et fédérateurs. C'est cette montée en puissance, oscillant entre la confidence et le cri de ralliement, qui insuffle l'envie de se dresser ensemble et confère au texte toute sa force de frappe.

​Pourquoi il faut l'écouter en boucle dès aujourd'hui

​On en a assez des refrains aseptisés et de la tiédeur ambiante. Noir Jaune Rouge est une mise en garde frontale contre les compromissions qui mènent au pire. C'est un appel urgent à se dresser, ensemble, contre les fascismes rampants et les petits arrangements sécuritaires.

​Une claque militante, à écouter à fond pour faire trembler les murs.

​En quelques mots : Noé Preszow

​Auteur-compositeur-interprète et musicien né à Bruxelles le 13 septembre 1994, Noé Preszow s'est imposé en quelques années comme l'une des voix les plus singulières et percutantes de la scène francophone actuelle. Révélé au grand public en 2020 avec son titre phare À nous, il cultive un style à la croisée d'une pop organique et de l'énergie brute du rock, au service de textes écorchés, poétiques et profondément ancrés dans le réel.

​Porté par un phrasé habité et une écriture frontale, il se positionne en observateur lucide et engagé de notre époque, refusant les compromissions et chantant les aspirations d'une génération en quête de sens, de justice et de libertés. Avec son album Ici Noé, il confirme cette exigence artistique en mariant l'intime et le politique.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Noé Preszow, #Chanson française, #Belgique, #Antifascisme, #2006

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Publié le 8 Octobre 2026

Sécurité à la Foire de Liège : quand l'État de droit cède face à la dérive autoritaire

Sécurité à la Foire de Liège : quand l'État de droit cède face à la dérive autoritaire

​À la Foire d'octobre de Liège, un message affiché par les forains interpelle autant qu'il inquiète : "Nous restons ouverts ! Les forains assurent votre sécurité". Si l'on peut comprendre, sur un plan purement humain, l'angoisse de travailleurs soucieux de protéger leur gagne-pain face aux tensions récentes, la portée politique et institutionnelle d'une telle initiative est, quant à elle, alarmante.

​De prime abord, l'observateur non averti pourrait y voir un réflexe rassurant de prise en charge citoyenne. Mais pour un démocrate attaché à l'État de droit belge, un tel affichage constitue une rupture inacceptable.

​L'effritement du monopole de la force publique

​En Belgique, le maintien de l'ordre et la sécurité publique relèvent exclusivement des autorités administratives légitimes et de la police intégrée. Lorsque des acteurs économiques s'arrogent le droit de proclamer qu'ils se substituent à ces instances, les signaux envoyés sont lourds de péril :

  • ​L'aveu tacite d'une défaillance institutionnelle : Suggérer que les pouvoirs publics ne peuvent plus garantir la sécurité des personnes et des biens alimente un climat de défiance généralisée envers l'autorité de l'État.
  • ​Le vide juridique et l'arbitraire : Contrairement aux forces de l'ordre, strictement encadrées par la loi et comptables de leurs actes devant la justice, des services d'ordre autoproclamés n'offrent aucune garantie légale, ouvrant dangereusement la porte à la justice de rue.
  • ​La criminalisation de la jeunesse : Entretenir ce flou sécuritaire jette un soupçon global sur la jeunesse et les contestataires, amalgamant des adolescents et des lycéens à de simples fauteurs de troubles.
​Vers une inquiétante autodéfense corporatiste et violente

​Ce malaise profond vis-à-vis de l'autorité publique en Belgique frôle dangereusement des méthodes et des imaginaires propres à l'extrême droite. En instrumentalisant le sentiment d'insécurité pour légitimer une protection par la force brute, on assiste à l'émergence d'une logique de milice corporatiste.

​Sur le terrain, cette dérive a dépassé la simple posture de communication pour franchir une ligne rouge intolérable. Loin du rôle régulateur de la police, certains forains ont basculé dans des actes d'une violence inouïe : des signalements et des faits documentés font état d'usages d'armes par destination, de tirs inadmissibles de carabines à plomb ou de coups assénés au visage d'étudiants et de jeunes à coups de barres métalliques. Substituer la justice expéditive de la milice à la régulation publique conduit inévitablement à cette escalade barbare où des professionnels font régner leur loi au mépris de toute intégrité physique.

​Un appel clair à la jeunesse

​La gravité de la situation impose une lucidité absolue. Face à ce climat de tension et au mépris affiché de l'intégrité de la jeunesse, la prudence la plus élémentaire commande de s'abstenir de fréquenter cette foire. C'est pourquoi il est urgent de lancer un avertissement clair aux jeunes, aux lycéens et aux étudiants : ne vous rendez pas à la Foire de Liège tant que ces conditions régneront.

​L'espace public ne doit jamais devenir une arène de violence où la loi du plus fort et l'autodéfense supplantent l'État de droit.

​Et vous, en tant que citoyen, mettriez-vous les pieds dans un espace public où la sécurité est sous-traitée à des intérêts privés et où l'on répond à des tensions par des tirs de carabine ou des barres de fer?  Les autorités communales et la police de Liège mesurent-elles le signal désastreux envoyé par cette tolérance de fait ? Exprimez-vous dans les commentaires.

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Rédigé par Last Night in Orient - LNO ©

Publié dans #Liège, #Enseignement, #extrême-droite

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